‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 104 sur 312 · Voir Migne, Palrologie latine, t. CV · texte numérisé non relu

Voir Migne, Palrologie latine, t. CV

3. C'est lui-même qui nous apprend ce détail dans le Prologue d'un de ses autres ouvrages : De ordine antiphonarii, Migne, /. c.,p. 1243.

4. Préface du de ecclesiasticis officiis. Il ne trouva point d*antiphonaire à Rome, mais eut le bonheur d'en découvrir un à Tabbaye de Corbie. Il interrogea aussi à Rome Tarchidiacre Théodore.

5. Tous ces faits connus par l'écrit de Florus dans Mansi, XIV, col. 663-

6. Ibid. Sancto et venerabili concilio apud Theodinis villam habito.

7. La lettre est rééditée dans les Epistolse karolini œvi, III, 267. Cf. Mansi, XIV, 663.

8. Idcirco enim ad vos, o Domini et patres beatissimi, qui et dignitatis culmine et fidei sinceritate et Dei timoré et scientiae probitate praecellistis. et Lugdunensi ecclesiae quidem familiarlus obstricti estis, querelam hanc credidi deferendam. Epistolœ, III, 267-268.

l'archevêque de METZ DROGON 127

dénonciation, Amalaire fut traduit devant un concile à Quierzy, en septembre 838. On lui demanda où il avait trouvé ces doctrines et il répondit avec orgueil : <c Dans mon esprit ^ » Elles n'en furent pas moins condamnées, et Amalaire parait s*étre soumis ^. Drogon, ce semble, a pris part à la réimion de Quierzy, sans pourtant prendre la défense de Tancien clerc messin; Tarchichapelain ne devait point aimer qu'on ébranlât le principe d'autorité.

Une autre controverse qui éclata en ce moment dans la chrétienté se rapportait aux chorévêques. Les chorévéques qui avaient le droit de consacrer les églises et les saintes huiles et de distribuer le sacrement de la confirmation étaient d'utiles auxiliaires de Tévéque, surtout dans les diocèses très étendus et aux époques où la maladie ou toute autre cause empêchait le prélat en titre de remplir lui-même les fonctions de son ministère ^. Il parait bien que chaque chorévêque avait sous ses ordres une partie déterminée de l'évêché ^. Les chorévêques existaient surtout en Allemagne et dans les régions de l'est de la Gaule. Un chorévêque de Trêves, Thégan, devint Thistorien de Louis le Pieux ; et, au nord du diocèse de Strasbourg, un autre, Lantfried, déployait une grande activité ^. A Metz, Drogon dut avoir recours à ces aides, alors que les affaires de l'Etat le retenaient à la cour^ Aussi se déclara-t-il hautement partisan de cette institution; mais celle-ci était alors battue en brèche par quelques-uns de ses confrères : beaucoup de chorévêques ne cherchaient-ils pas à s affranchir de la tutelle épiscopale? et les capitulaires et les canons de concile durent les rappeler à l'obéissance ^. Des prélats de la Gaule occidentale allèrent même plus loin ; ils affectaient

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