Stella venusta micat, Dro«^nis maxima cura
£cclesise spécimen, Stella venusta micat.
Ibid,, m, p. 185.
lUrCHEVÊQUE de METZ DROGON 139
nombreux disciples. On raconte même que le jeune Pépin, petitfils de Louis le Pieux, celui-là qui sera dépouillé plus tard de rhëritage paternel, devait venir sur les bords de la Moselle pour sHnitier aux arts libéraux * . Quelques élèves ^le Técole messine sont devenus célèbres ; nous avons déjà nommé Amalaire de Francon. Il faut ajouter à ces noms celui d'Âldric. Tout jeune, il avait été recommandé au palais à Gharlemagne, puis à Louis ; il s*était rendu ensuite aux écoles de Metz *. L'évêque Gundulf le sacra clerc ; Drogon Téleva à la prêtrise ^, le nomma chef des chantres et lui confia la direction des écoles ^. Peu après, il lui donna la dignité de primicier de son église. Un peu plus tard, Fempereur Louis le désigna comme son confesseur et Tappela en 832 au siège du Mans ^. Nous n avons pas à parler ici des nombreux écrits qu'Aldric a répandus dans le monde; il semble à peu près prouvé aujourd'hui que c'est sous ses yeux qu'a été rédigée la fameuse collection des fausses décrétales ^. Nous mentionnerons encore parmi les élèves de Metz Advence, qui fut un des disciples préférés de Drogon et qui devait lui succéder sur son siège '.
1. Regtnon, Chronicon^ année 853, éd. Kurze, p. 75. « Fuit vero iste Pippinus filius Pippini, (ilii Ludowici imperatoris, de quo fcrunt quod eum pater, dum adhuc puerilis esset œtatiSf voluerit ad clericatus officium proinovere ac Drogon i episcopo Mettensi, avunculo videlicet suo, commendare erudiendum liberalibussimul et ecclesiasticis disciplinis. » Avunculus doit se prendre ici dans le sens de grand-oncle. Tout le récit a du reste un caractère légendaire.
2. Te nutrix igitur Mettis suscepit alendum. Carmina Cenomanensia dans Poetœ sévi Carolini, II, 625.