‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 115 sur 312 · Sacratur Domino, benedicitur atquc sacerdos · texte numérisé non relu

Sacratur Domino, benedicitur atquc sacerdos

Drogonis manibus prœsulis egregii.

/</. , ibid,, p. 631. Cf. Gesta Aldrici dans Pertz, Scriptores^ XV, 309.

4. Senior cantor sublimatur. In scolis, in quibus vero jam magister erat constitutus, sapienter multos et innumerabilcs in artibus erudiens. Videns igitur eum domnus Drogo... multos doctores et magistros nobiles fecisse... Gesta Aldrici, l, c.

5. A ce propos, Drogon écrit à Tarchevôque de Tours Laudromne de consacrer Aldric. Migne, Patrologie latine, CXV, col. 91.

6. Simson, Die Enstehung der Pseudo-Isidorischen Dekretalen, Julien Havet, Œuvres.

1, Lettre de Charles le Chauve au pape Nicolas !■•■ (Dom Bouquet, VII, 553). Drogo... eumdem vencrabilem Adventium nutrivit, et domestica familia ri ta te habuit.

Ce n'est pas seulement les lettres qui étaient cultivées à Metz ; la cité renfermait une excellente école de chant ecclésiastique. Déjà Pépin le Bref avait fait des tentatives pour introduire dans toutes les églises de * France le chant romain et il avait été secondé par le pape Etienne II, lors du voyage de celui-ci en France ^ L'archevêque Ghrodegang avait imposé ce chant à son clergé ^. Plus tard, Charlemagne veilla à ce que le chant fût toujours exécuté avec correction et dignité 3; et nul doute qu'à Metz on ne suivît ses ordres avec plus de ponctualité qu'ailleurs. La légende s'est emparée de ce fait et la embelli. On raconta d'abord que Charles demanda au pape Hadrien l^^ des chanteurs experts, que celui-ci lui dépécha Théodore et Benoît, que le premier s'établit à Metz, le second k Soissons et que les clercs de Gaule et d'Allemagne vinrent de toutes parts s'initier aux vrais principes dans ces deux cités *. Puis le moine de Saint-Gall confondit tous les faits. Il rapporte que le pape Etienne II envoya en France douze clercs pour y enseigner le chant ; mais qu*à dessein ces clercs l'enseignèrent mal et altérèrent la pure tradition, pour que l'église romaine possédât seule une bonne école et continuât d'exciter la jalousie des barbares. Charlemagne averti se serait plaint au pape Léon III, et celui-ci aurait conseillé à l'empereur d'envoyer des disciples à Rome. Deux clçrcs francs apprirent de la sorte la vraie méthode dans la ville éternelle et revinrent en Gaule. L'un d'eux, sur la demande de Drogon, s'établit à Metz et fît le succès de son école ^. Il y a ici une série d'invraisemblances et d'anachronismes. Nous relevons au moins cet aveu que le chant grégorien s'est appelé longtemps le chant messin ^. Nous savons d'ailleurs que Drogon s'intéres-

1. Libri Carolini, I, 6, dans Jaffé, Bibliotheca rerum germanicaram^ VI, 223. Walahfrid Strabo, De ecclesiasticaruni rerum exordiis et incrementis^ c. 25 dans Migne, Patrologie latine, CXIV, 957.

2. Paul Diacre, Gesta episcoporum Metlensium dans Pertz, Scriptores, II,

3. Admonith generalisj 789, c. 60 (Boretius, I, 61). Epistola generalis, 786-800, Boretius, I, p. 80. Kinhard, VUa Karoli, 60. « Psallendi disciplinam dilip^entissime emendavit. »

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