On y remarque le c. 50 du tome III de Burchard
2. Sur ce sermon, voir Tétude de dom Germain Morin, Revue Bénédictiney IX (1892), p. 99, et la note ajoutée à mon mémoire : Un groupe de recueils canoniques inédits du X^ siècle^ dans les Annales de l'Université de Grenoble, XI (1899), p. 394.
3. Sermo S. Johannis Os Aurei, ammonentis peccatores ad penitentiam converti. Cum universus mundus conclusus esset... in secula seculorum. Amen. »
4. C*est, sous une forme un peu plus brève, Ténumération des douze modes de rémission des péchés qui se trouve dans la préface du Pénitentiel dit de Cumméan ; cf. \Vasserschleben, die Bussordnungen der abenlândischen Kirche^ p. 461.
tant que, d après un prétendu canon de Chalcédoine, le mariage qui s'est formé par échange de serments ou tout au moins de consentements, sans constitution de dot et sans formalités légales doit être considéré comme indissoluble après que les époux ont vécu maritalement pendant Tan et jour ^ Faisons encore remarquer qu'au cours du livre XX est insérée la lettre fameuse écrite par saint Léon IX pour réprimer l'avidité de certains moines '.
2** Le 33® chapitre du livre II s'ouvre ainsi : « Ex dictis Gelasii
pape et Siricii pape. Post penitudinem vasa viciorum. » Or
ce texte qui appartient au pape Sirice (ch. 14 de sa lettre à Eumerius de Tarragone) figure dans la collection en 74 titres (n** 140) et dans le recueil d'Anselme de Lucques (VU, 18). 11 faut remarquer que dans ce dernier recueil, notre texte suit immédiatement un texte de Gélase. C'est de ce rapprochement entre un fragment de Gélase et un fragment de Sirice qu est née très vraisemblablement l'inscription étrange qui, dans notre collection, attribue à la fois le fragment Post penitudinem à Sirice et à Gélase. Si l'on admet cette explication, il en résulte forcément que la collection du Vatican. 1350 est postérieure à Anselme de Lucques, c'est-à-dire qu'elle ne saurait être antérieure aux dernières années du xi* siècle.
3® La collection proprement dite s'arrêtant au feuillet S2, les derniers feuillets du manuscrit (33 à 59) sont remplis d'une foule de textes canoniques ou juridiques, disposés sans ordre. J'y remarque un fragment du Digeste « In libr. Pandectarum ; In sponsalibus consensus eorum. ...» (7, § 1, Digeste 3, XXIII, I). Enfin on trouve, au fol. 57 la série de canons du II® concile de Latran tenu en 1139, placés sous ce titre : Apostolici Innocenta Décréta,
J'en ai dit assez, je crois, pour faire connaître cet extrait italien, d'ailleurs assez peu original, du Décret de Burchard, qui remonte sans doute à la première moitié du xu® siècle.
1. <( Si quis sacramento vel alio legis divine vinculo fcminam in conjugium sortitus fuerit, qiianquam dos atque juxta ritum seculi legalia instrumenta ahsint, tamen si diem et annum maritali afTectione eam habuerit, post ut legitimam tcncat neque ab ca separari posse sancta Calcidonensis jubet synodus. »