Ou IV« concile de Carthage (Hispana
2. Les fragments les plus récents datent du pontificat d'Urbain II (i088- 1099) et notamment de 1093 et de 1095.
3. Cette collection est contenue dans le manuscrit de Troyes, n» 246. On la retrouve aussi en partie, dans le Vatic. Palat. 584. Il y en a plusieurs manuscrits en Allemagne.
dont le compilateur a emprunté de très nombreux textes ^ Eniin il me sera possible, je Tespère, de démontrer bientôt que les textes tirés de Burchard tiennent une large place dans le XI* livre, consacré à la Pénitence, du recueil d'Anselme de Lucques.
Je n'ai traité que des collections où les emprunts à Burchard sont considérables. Cette énumération ne finirait plus, s'il fallait indiquer toutes les collections du xi*^ siècle et du commencement du xn*^ qui, pour une raison ou pour une autre, sont tributaires de Burchard ^, Dans tout l'Occident, c'est au Décret de l'évêque de Worms que se sont adressés les canonistes en quête de textes. Cette vogue du Décret n'a diminué que lorsqu'à paru le Panormia d'Yves de Chartres : elle n'a cessé que par l'effet de l'immense succès du recueil de Gratien, où d'ailleurs avaient trouvé place beaucoup des textes recueillis par Burchard de Worms ^. Le but de la présente étude sera atteint si elle contribue à démontrer qu'entre les Fausses Décrétâtes et les collections de la Réforme Grégorienne, c'est le Décret de Burchard qui joue le rôle le plus considérable dans l'histoire des collections canoniques.
Paul FOURNIER.
1. Ainsi la collection de Tarragone, étudiée dans un mémoire publié dans les Mélanges Julien Havet ; la collection de Farfa, étudiée dans un mémoire imprimé en i894 dans VArchivio délia R. Societa Bomana di Storia patria, et une foule d^autres collections inédites italiennes ou françaises.
2. Schmitz, die Bussbûcher und das Kanonische Bussverfahren (Dûsseldorf, 1898), p. 480 et s.
3. Gratien a-t-il puisé directement dans la collection de Burchard ou n*at-il connu le Décret de l'évoque de Worms qu'à travers d'autres collections ? C'est une question à laquelle M. Friedberg, le savant éditeur du Décret de Gratien, déclare, dans ses Prolégomènes, ne pouvoir répondre, d'une manière certaine (Corpus juris canonici, I, col. XLV).