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la vérité le titre de comte, mais ils ont des privilèges analogues ; ainsi ceax de Frattina ^, les Spilimbergo ^, les possesseurs du château de Forgaria 3, les seigneurs de Sacile, dont les droits passèrent plus tard à la commune urbaine ^ ; de même aussi Cavolano est désigné en 1262 comme un comté ^. Par suite de cette évolution ^ plutôt italienne il ne restait réellement plus de champ d'action à Tavoué d'Aquilée, mais, en même temps, la domination directe du patriarche se trouvait également restreinte. Ce furent les luttes avec les Camino, avec Eccelin de Romano, avec Trévise qui déterminèrent, au xm* siècle, les patriarches à restaurer leur puissance, mais rependant des 28 « gastaldies » énumérées dans le Lucifer ecclesiœ Aquilegiensis ^, composé en 1386, il ny on a guère qu*un tiers qui appartienne à la rive droite du Tagliamento.
Si les comtes de Goritz n'étaient pas des avoués trop puissants, c'étaient néanmoins des avoués très avides. On sait comment dans cette fonction les titulaires s'efforçaient d'augmenter leurs attributions légales en profitant des circonstances et en exploitant sans scrupule les moyens d'action temporels. A la suite de la répétition de semblables empiétements on en vint, en Tannée 1202, à fixer les attributions légales de Tavoué dans les limites où elles étaient en 1182 ^. Des déclarations faites à cette occasion nous pouvons inférer que les patriarches, en faisant la collation de l'avouerie aux Goritz, eurent toute liberté; en effet les prestations et redevances qui appartiennent à l'avoué du chef du Frioul ne sont pas très élevées ; elles ne frappent pas le domaine seigneurial du patriarche, ni celui de ses vassaux et de ses « ministériaux ».
1. BiANCHi, Arc/i.21 n° 41. Du texte même du diplôme inséré dans la Collezione Blanchi, à la bibliothèque de la ville d'Udine, il résulte que, aux termes de l'investiture de i 172 « cum ampla concessione Popponis patrûirch!^'^* Ils avaient le droit de haute justice dans tous leurs châteaux et domaines.