BiANCHiy Doeumenti I
l'adbunistration du î^rioul 31$
ou de non liberté*, de constitution communale ^, de redevances seigneuriales ^, Dans quelques-uns de ces cas, il s'agit d'appels. Mais nous trouvons en même temps cette juridiction s'exerçant au criminel. Il faut nous rappeler que déjà d'après Tenquète de 1202 les famuli ecclesiaCy par conséquent aussi les <( minis* teriaux », étaient, pour les causes criminelles, soumis à la juridiction du patriarche lui-même ; et plus les barons entrèrent dans la « ministérialité », plus cette cour aulique dut apparaître comme le tribunal de droit commun de la noblesse. Tous les vassaux du patriarche paraissent être soumis à cette juridiction. En 1260, les barons et comtes de Prata, propfer graves offensas et énormes iniurias par eux commises au préjudice du patriarche, en prenant parti pour Eccelin de Romano, avaient été bannis, cum iudicamento curiae^ — non pas de la cour des fiefs, mais bien du parlement — ; per laudum curiae le patriarche est autorisé à les gracier, au cas où ils donneraient satisfaction ^. En 1296, le patriarche ordonne en cour aulique la saisie des possessions des seigneurs de Monteregale, pour brigandage •'> ; en 1 327, un seigneur de Varmo est cité devant cette juridiction pourvoi de grand chemin ® ; en 1332, les seigneurs de Prampero sont cités pour le même motifs. En 1331, le patriarche en sa cour prononce le bannissement à vie contre les fauteurs d'un conflit sanglant entre les habitants d'Aquilée et les serviteurs du chapitre^; en 1292, il condamne un espion à la prison perpétuelle ^; en 1310, Philippu* cius de Cividale donne à son procureur pouvoir de le défendre, devant le patriarche ou devant un autre juge, de Faccusation de trahison*^.
1. Otium Forijulii IX, 246 (1227); Bianghi, Documenii I, 339, 421, 455 (1319-1321).