‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 209 sur 312 · BiANCHi, Arch, 26, n · texte numérisé non relu

BiANCHi, Arch, 26, n

10. Copie dans la collection Bianchi à la Bibliothèque de la ville d'Udine [Indice n» 1060).

316 E. VON OTTENTHAL

Cette cour étend aussi son ressort sur tout le Frîoul, sur toutes les classes de la population. Elle est aussi une cour criminelle, dans le sens, strict du mot, et possède dans ce but un président spécial, séculier, qui est de même Tagent d'exécution, le maréchal. Le Lucifer dit* : Officialis generalis gerens vic€9 patriarchales in criminalibus est marschallus^. En dehors du soin de la sécurité des routes, il a notamment à connaitre de tous les crimes dans les lieux où il n'y a pas d'autorité locale et aussi lors que les autorités locales ne remplissent pas leur devoir. Les mêmes attributions lui sont aussi reconnues dans le statut du patriarche Marquard de 1366 ^. Et il avait les fonctions déjuge criminel supérieur dès avant cette époque : en 1338, il poursuit .Mathieu de Manzano, pour meurtre de sa femme ^ ; en 1339, il juge à Qvidale des faits de brigandage, de viol, de blessure ayant occasionné la mort ^ ; en 1341, il poursuit les seigneurs de Castello pour brigandage ^ ; en 1342, il fait prononcer pour meurtre et brigandage le bannam perpetuum capitis ^. Ces exemples ne remontent pas, il est vrai, avant le temps du patriarche Bertrand, mais la fonction elle-même est plus ancienne. Déjà en 1264, il est fait mention de Jacobus n\arschalcus ipsius {patriarchae) de cubia {se. curia) ^; en 1309, de Raynaldus de Pelicianis marischalcus ^; en 1319, de Spinalbus de Casara de Padua^ mareschalcus patriarchae et eius curiae *^. Tous ne sont pas de la noblesse du Frioul ; c'est ce qui prouve le mieux le fait qu'ils sont de vrais fonctionnaires. Et si sous le patriarche Berthold Odoricus de Ronchono^^, qui n'appartient pas à la famille des

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