‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 212 sur 312 · io, 26, u^ oiO · texte numérisé non relu

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l'administration du frioul 319

de la perte d*unpied Tindividu coupable de rupture de ban ^ Un brigand est livré en 1311 au « gastald » de Gemona ; en 1319, une affaire de brigandage est jugée devant lui^; en 1325, le podestat d*Aquilée juge une affaire de meurtre et vol ^; en 1330, un condamné à mort est livré ^u « gastald » de Carnia pour être exécuté ^ — et l'on pourrait aisément multiplier ces exemples.

Pour le patriarche, s'il était important que ses agents locaux eussent ainsi une compétence générale dans les cas civils et criminels, en sorte que Tappel de leurs jugements allât à sa cour aulique ^, il ne Tétait pas moins qu'il conservât toute liberté de pourvoir à ces emplois, d'autant plus que les « gastalds », étaient aussi les agents de perception de ses rentes. Si les « gastalds, » sans aucun doute, furent pris d*abord comme on vient de le remarquer, parmi les « ministériaux », il en résultait, d'après l'usage général, que leur fonction n'était pas héréditaire. Je n'ai du moins rencontré aucun cas de « gastaldie » donnée en fief ou conservée d'une autre manière dans la même famille. On ne relève que des exemples d'engagement ^. Nous savons qu'à Trente, dès le commencement du xui** siècle, la durée de la fonction dépendait du bon plaisir de Févêque et qu'elle ne passait aucunement pour viagère ^. C'est aussi le cas dans le Frioul, du moins à l'époque pour laquelle nous sommes plus exactement renseignés. Si nous y trouvons encore, au commencement, une durée de dix ans et plus ^, nous rencontrons dès 1274 la nomination d'un podestat de Portogruaro seulement pour l'année courante ^. Puis, c'est la garde de Sténo, en 1289, qui est conférée pour deux ans, avec les revenus du territoires^. Depuis 1291 enfin, on peut considérer

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