‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 24 sur 312 · La perception du cens apostolique en Allemagne, ex · texte numérisé non relu

La perception du cens apostolique en Allemagne, ex

[Revue Numismatique, 4® série, t. III, p. 532-535).

Comptes rendus critiques dans la Revue historique, le Bulletin Critique, la Revue de Vhistoire des Religions.

LES ÉVÉGHÉS DE GALABRE'

Le Bnittium, au temps de saint Grégoire le Grand, comptait une douzaine de sièges épiscopaux. Huit d^entre eux correspondaient à des municipalités du temps de Tempire : à Textrémité de la péninsule, ceux de Regium Iulium (Reggio) et de Locri { LfOcres, Gerace) ; près de l'isthme entre T Aspromonte et la Sila, ceux de Vibo Valentia (Monteleone, Mileto), de Tempsa Nicastro) et de Scyllaceu/n (Squillace) ; sur la mer Ionienne, au-dessous de la Sila, celui de Croto (Crotone); enfm dans la vallée du Crati, en haut, celui de Consenlia (Cosenza), au bas, celui de TAiim (Rossano). Ces évêchés, qui existent encore^, paraissent avoir été plus anciens que les autres.

Au temps de saint Grégoire on trouve un évéque à Tauriana, station de la voie Popillia, sur la mer Tyrrhénienne, à quelques lieues de Reggio ; un autre à Nicoteray dans un domaine agricole ou massa, un peu plus loin sur la même côte. Il est aussi

i. Le sujet traité ici a été Tobjet d'études fort intéressantes de la part de M. G. Minasi, chanoine de Reggio, dans son livre intitulé Lechiese di Calabritt^ Naples, 1896, et de M. Jules Gay, dans un article de la Revue d'histoireet de liltéralure religieuses, T. V, p. 233.

â. Avec quelques transformations, comme il sera expliqué par la suite.

MéUngeê Paui Fabre. i

2 L. DL'CIIESNË

question d'un évéque de Carina, localité inconnue maintenant, mais qui devait se trouver aux environs de Re^gio, et d'une ecclesia Myriensis, ou Mericnsis, de site également indéterminé. Cette dernière église ne semble pas avoir survécu à l'invasion lombarde. Au temps de saint Grégoire, en 594 et 397 ^, elle était (' désolée ». On n'en retrouve plus aucune trace par la suite.

Le Bruttium est rarement mentionné dans les anciens documents chrétiens. Les apôtres Pierre et Paul et bien d'autres personnages de la primitive église franchirent, en venant d'Orient, le détroit sur lequel est assise la ville de Reggio. Le navire qui porta saint Paul de Syracuse à Pouzzoles s'y arrêta un jour durant -, Quant à des particularités sur la date des premières chrétientés organisées dans le Bruttium et sur les plus anciens évêques, il est inutile d'en demander à l'histoire. La légende elle-même est muette.

Le plus ancien document relatif aux églises 'de ce pays est une lettre ^ du pape Innocent (402-417), adressée à deux évêques du Bruttium, Maxim us et Severus, pour leur déclarer que les prêtres qui ont eu des enfants après leur ordination doivent être déposés. Le pape s'étonne d'être obligé de rappeler la loi ecclésiastique. Les sièges des deux évêques ne sont pas indiqués.

Au concile de Rome de 465 figura un évêque de Squillace, appelé Gaudentius. Jean, évêque de Vibo, assista, sous le pape Symmaque, au concile de 499 ; à celui de 501, on trouve Hilaire, évêque de Tempsa. C'est tout ce que nous fournissent les conciles romains antérieurs à saint Grégoire.

Los lettres des papes sont plus instructives. Une décrétale de Gélase fut expédiée en 494 aux évêques de Lucanie, du Bruttium et de Sicile. Le pape y rappelle divers points de législation ecclésiastique'*. Peu après, la situation de l'église de Squillace lui causa les plus graves sollicitudes. Deux évêques y furent assassinés l'un après l'autre. Parmi les complices du premier assassin figurait un certain Célestin, qui fut excommunié

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