‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 25 sur 312 · Act. XXVIII · texte numérisé non relu

Act. XXVIII

LES ÉVÈCHÉS DE CALAimE 3

pour un an, par le synode romain *, peine assez légère, à moins que la complicité n*ait été bien faible.

Deux ans plus tard, en 496, nouveau meurtre d'évêque, dans la même ville. Les circonstances sont inconnues. On sait seulement que, dans cette affaire, la conduite de Tarchidiacre Asellus laissa beaucoup à désirer. Au lieu de sauvegarder Téglise et Tévêché, il laissa se produire une bagarre dans laquelle périt le principal témoin, Thomme de confiance du prélat assassiné. De cette façon il devint impossible de découvrir les complices et Ton ne put évaluer le patrimoine de Téglise, d^autant plus que le registre de l'évêque avait été lacéré. Asellus, au lieu d'écrire au pape jK)ur lui apprendre la mort de Tévéque, s'était empressé de se faire élèvera la place de celui-ci. Gela se ordonna à Tévêque de Vibo, Jean, de destituer en son nom cet archidiacre ; puis il donna commission à Tévêque Jean ainsi qu*à son collègue Maioricu», probablement Tévêque de Tempsa, delà gouverner comme une de leurs paroisses^.

Il est possible que ces troubles aient eu, au moins en partie, leurs causes dans le changement de régime politique que l'Italie traversait alors. Un certain Félix, à la famille duquel s'intéressait Tévêque de Vibo, était à Rome l'objet de poursuites pour forfaiture et concussion ^. Il se réfugia dans la basilica barbarorum^. Le pape permit de Ten extraire, après lui avoir promis qu'on ne sévirait pas contre lui s'il réussissait, comme il s'en faisait fort, à prouver son innocence. Il n'y parvint pas et fut obligé de s'avouer coupable. On le mit en prison. Sa femme et sa fille se transportèrent k Rome. De tout cela, Gélase informa l'évêque de Vibo, avec lequel il parait avoir eu des relations assez suivies.

I. Peut-être celui du il mars 494, où fut promulguée la décrétalc. La condamnation est de 494 ou 495. La lettre J. 708, où il est question de cette affaire, ne dît pas que Tévêque assassiné fût celui de Squillace ; mais la conjecture de Thîel ( Epp. BR. PP., t. I, p. 452, note 1) à ce propos est assez vraisemblable. La lettre est adressée Cassiodoro (var. Philippo et C^ssiodoro). Il est fort possible que ce Cassiodore soit le père de Tillustre sénateur, qui gouverna vers ce temps la province de Lucanie et Bruttium. Du reste les Cassiodore étaient la famille la plus influente de Squillace.

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