Arch. nat., JJ
des Historiens de France l'ont démontré depuis longtemps^, ce hors-d'œuvre n'est que la transcription presque intégrale d'un petit volume de la Bibliothèque nationale, le manuscrit latin 10.932.
Or Tun des registres aujourd'hui en déficit est ainsi décrit par le trésorier des Chartes de Charles V, Gérard de Montaigu, dans l'inventaire où il a donné aux registres le classement qui leur a été conservé jusqu'à nos jours:
Dkcimus sBPTiMus continet plura feuda et servicia débita régi '.
Ce sont là précisément les matières contenues dans le manuscrit latin 10.932. De plus, dans une des premières rédactions de son inventaire où Montaigu donnait quelques détails sur l'apparence extérieure des registres, celui qui nous occupe, alors classé le XLl®, était dit tenais ^ ; or le manuscrit latin 10.932 est bien mince puisqu'il ne se compose que de 3i feuillets. Mais voici un fait qui ne laisse plus de place à aucun doute : il existe aux Archives un vaste répertoire alphabétique des matières contenues dans le Trésor des Chartes, répertoire que la tradition fait remonter à 1420 ^. En dépouillant ce répertoire, j'ai relevé une quinzaine de renvois au registre XVll, et ces renvois se sont tous trouvés concorder avec le recueil qui nous occupe. L'identité de ce manuscrit avec le registre XVll de Gérard de Montaigu est donc un fait certain.
Je ne sais comment il est sorti du Trésor des Chartes où il figurait encore au xvn® siècle, lors du récolement de Dupuy. Au siècle suivant, il avait déjà disparu et sa place était occupée par un fragment de répertoire alphabétique des matières du Trésor, dont Joly de Fleury fit faire deux analyses conservées à la Bibliothèque nationale sous les n^' 7274 et 7275 du fonds français ^.