Historiens de France^ t. XXI II, p
thèse parait être bien fondé 2 et M. Léopold Delisle Va adoptée dans VInveniaire des manuscrits latins ^ en mettant le manuscrit latin 10932 sous le nom du garde du Trésor des Chartes. Quant à la première, elle peut être contestée.
Les éditeurs des Historiens de France avaient relevé le nom de Felisius parmi ceux des Notarii curiœ en 1316; j'ajouterai que ce personnage s'appelait Félix Coulon, qu'il fut chantre de Saint-Rieul de Senlis ^ et qu'il est certainement l'auteur d'un autre recueil coté JJ 1^^ aux Archives nationales, recueil dans lequel il s'est nommé deux fois et qui fut, lui aussi, l'une des sources du registre de Pierre d'Étampes 3. Mais tandis que l'écriture de ce recueilrappelle celle des deux notes du ms. latin 10932, l'écriture du corps de ce dernier manuscrit est absolument différente. Il est vrai qu'on ne doit pas plus y reconnaître l'écriture de Pierre d'E lampes dont nous avons un spécimen dans le brouillon de sa préface surchargé et raturé ^. Mais ce fait n'empêche nullement de croire que le recueil en question ait été exécuté sous sa direction, et il est, en tout cas, certain que le garde des Chartes a pris soin de donner lui-même les instructions nécessaires lorsqu'il s'est agi de l'insérer dans son registre : on en voit la preuve dans les mots Non scribatur inscrits au commencement, et usque hic inscrits à la fin ^ de la liste des provinces ecclésiastiques et des bailliages de France, liste qui, comme on le sait, n'a pas été reproduite dans le registre de Pierre d'Etampes ; ces mots, où l'N initial est surtout caractéristique, me paraissent écrits de la même main que le brouillon de préface dont il vient d'être question.
H. -François Delaborde.