L. DELISLE
Glose. II entent par maison communité domestique avecques les appartenances.
Texte. Et comme ainsi soit que de chascune chose la nature est trouvée par cognoissance en ses .'parties très petites, semblablement est il de maison.
Glose. Quar de chascune chose qui est composée, la congnoissance de ses parties la fait congnoistre, et donques convient il congnoistre les parties de maison, et pour ce dit il après :
Texte. Etdecedisoit un appelle Esyodus que en maison convient que le seigneur soit premièrement, et la femme et lebeufquiare la terre, et ceste chose, c'est assavoir le beuf, est premièrement pour grâce et afin d'avoir nourrissement, et l'autre chose, c'est la femme, est pour grâce des enfans.
Glose. Pour les concevoir et nourrir. Et, si comme il appert ou premier chapitre de Politiques, le beuf qui are est es povres gens en lieu de ministre ou de cerf. Et donques ces trois parties sont nécessaires a maison quelconque, tant soit petite ou povre, c'est' assavoir le seigneur et sa femme, et qui les serve.
.Quar se aucune de ces trois .choses defTailloit en un hostel, ce ne seroit pas maison complètement et proprement selon la première institucion naturele, maiz seroit maison imparfaite ou
mondaines, sont partie de maison, c'est a dire communité domestique, avec les autres circonstances pertinens a yconomie. Or est ainsi que de chascune chose mondaine la nature et naissance est trouvée et congneue en ces parties très petites, et ainsi est il des parties de maison ; car de chascune chose composée et faitte de diverses parties, la cognoissance de ces parties fait icelles congnoistre, et convient doncques congnoitre les parties de la maison.
Et pour ce disoit Esiodus, ung philosophe grec, que en maison bien ordonnée convient estre aucun homme seigneur, et la femme et le beuf, ou autre beste qui are la terre, qui rende fruiz convenables a vie humaine, et de toutes autres bestes le beuf est convenable a maison pour finable cause d'avoir par son labeur neccessaire en commun nourrissement. Et la femme est la maison pour finale (sic) grâce et cause d'avoir enfans, qui hereditent et succèdent au père et à la mère et aux possessions de la maison. La mère aussi est pour concevoir et nourrir ses enfans.
Ces trois parties doncques sont neccessaires a maison quelconque, c'est assavoir le seigneur et sa femme et le beuf, qui largement signifie chascun servant de maison. Et se aucune de ces trois choses faillent en la maison, lors pas ne seroit maison propre ne
diminule, et comme chose mutilée et tronchée.
UVRB II
Ci commence le secont livre de Yconomique, ouquel il détermine en especial et plus complètement de communicacion nupcial ou de mariage, et contient viii chapitres.
acomplie, selon la première et naturelle institucion, mais seroit maison imparfaitte et diminuée.
Cy fine le premier livre d'Yconomiques.
LIVRB II
Et commence le second livre qui contient vni chappitres.
En cestui second livre de Yconomiques Aristote especialement détermine et plus complètement de communicacion nupciale, c'est a dire mariage, et contient cestui livre vni particuliers chappitres.