FIN DU DERNIER CHAPITRE
Pour conclure toutes les choses dessus dictes, nous disons que convenable chose est que le mary et la femme considèrent ^ en propre et en commun pour et envers les choses domestiques, desquelles les aucunes sont propres * au mary, comme negociacions, c'est à dire marchandises et fortes euvres de corps, et aucunes sont propres a la femme, comme est la nourriture des enfans et Tadressement des utencilles de la maison ; et aucunes choses sont communes au mary et a la femme, comme sont la gar^e et la distribucion des biens de la maison. Il convient doncques que le mary et la femme considèrent en propre et en commun, justement, envers tous, tant les Dieux comme les hommes, en obéissant aux lois divines et humaines, et en rendant a chascun sa propre chose.
Et appartient aussi, que, tandis que Tomme vit, il tousjours considère et pense moult en son courage a soy justement maintenir envers sa femme, ses enfans et ses parens, afin qu'il attribue et face a chascun telz honneurs et prouflit