NOMS GERMANIQUES
Audo.
Audovariu$.
Austrovaldus.
Becco.
Berulfus.
Chramnulfus.
Conda.
Eborinus.
Gaiso.
Garacharius.
Gundegiselus.
Gundovaldus.
Leudasies.
Macco.
Maracharius.
Nantinus.
OUo.
Slcharius.
Sigoaldus.
Theodulfus.
Waddo.
Wado.
Willacharius.
Werpinus * .
I. Dans ce classement il y avait quelques noms douteux que j*ai tous attribués à la Hsle germanique pour n'appuver mes conclusions que sur des données irréfragables. Ce sont : 1* Becco (FOrstemann, Aitdeuisches Namenbitch, ï, col. 256, 25*.) — 2° Leudasten, dont le suffixe, selon Foerstemann, o. c, I, col., 491, d'accord avec J. Grimm, Geschichte der deuischen Sprache^ p. 541, serait identique avec le vieux suffixe germanique gast qu'on retrouve dans des noms célèbres comme Arbogast et dans ceux des prudhommes de la loi salique : Widogast, Wisogast, Salegast et Aregast, ainsi que plusieurs autres. Et de fait nous trouvons dans les noms mérovingiens la forme Arbogast adoucie en Arboast. D autre part, le radical Leud de Leudasfes est lui-même un vocable germanique. Mais est-il certain que LeonastiSy nom d'un archidiacre de Tours I Grégoire de Tours, H. F., V, 6.), Vidastis, nom d'un particulier de Tours dont les relations de parenté sont romanes, et qui porte le
Et voici dans quelles proportions ils se répartissent sur les trois royaumes.
Otmle» à noms latins Conilcs à noms germaniques
Aquitaine 21 16
Burgondie 6 0
France 3 8
ir "24"
Mais quel est le rapport de ces noms à la nationalité de ceux qui les portent ?
Je me suis expliqué au long, sur cette question, dans mon étude intitulée : La France et les Francs dans la langue politique du moyen àge^, et je puis me borner à rappeler ici les conclusions de ce travail.
1. Avant l'époque d'Auguste, on doit considérer comme Germain quiconque porte un nom germanique, et comme Romain quiconque porte un nom romain.
2. A partir de l'époque d'Auguste, il faut cesser de conclure du nom à la nationalité en ce qui concerne les porteurs de noms romains. S'il reste vrai que quiconque porte un nom germanique doit être pris pour un Germain, nous constatons que beaucoup de Germains, en particulier ceux qui prennent du service dans les armées impériales, cachent sous un nom romain leur origine barbare '^.
3. Vers le commencement du iv*' siècle, cette prédilection des l)arbares pour les noms romains vient à s'affaiblir. Ils semblent
surnom d\4 vus (Grégoire de Tours, //. F., VI, i3 et VII, 3.), Leubasteê^ Dom d'un abbé du diocèse de Tours (Grégoire de Tours, //. F., IV, il.), yina»ti8y nom d'un aveugle venu à Tours de regione sua pour implorer sa ^térison au tombeau de saint Martin (Grégoire de Tours, Virt, Martin., II. 23) soient des noms composés avec le siiûxe f/aat altéré dès cette époque en — aj/? Le nom du père de Leudastes, que Grégoire, //. F., V, 48. appelle Leuchadius (Leocadius) et qui est un serf, est dans tous les cas un nom romain, et cela suffit pour nous autoriser à afllrmer son origine romaine, au moins du côté paternel. — 3° Macco, V. Foerstemann, o. c, I, col. 884, sous mag-. — 4° Ollo, V. Foerstemann, o. c, I, col. 181, sous ao/-. — 5» Naniinus.y. Foerstemann, o. c, 1, col. 949-952.