‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 56 sur 312 · Calabria illuêtrata, t. 1, p · texte numérisé non relu

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par le titre de leurs Actes. Je le crois incapable d'avoir pris au sérieux l'étrange histoire que nous résumerons tantôt.

Il existe trois textes relativement anciens de la Passion des quatre martyrs, deux grecs et un latin. Tous les trois sont inédits, — et dignes de Tétre. Mais nous sommes bien obligé d'indiquer les rapports de ces trois versions d'une même légende.

Nous avons en premier lieu le texte grec, qui commence par ces mots : 'Ev tqCç xaipotç 'Avtwvicu tsO ^xiùAta^ li^t Bi(i)Yixèç îte^aç Twv xpi^iavwv. Une copie faite à Rome, au xvii*' siècle, ex codice pontificio Alexandri VII ^ se trouve à la bibliothèque des BoUandistes. Le manuscrit d'Alexandre VII n'est pas difficile à retrouver. C^est un ménologe de la bibliothèque Chigi, coté R. VI. 39 ; nous en avons publié ailleurs la description ^ .

Un second texte grec débute ainsi : 'AvtwvCou Tf^î T(i)[ji.xf(ov ipx^ç TO 9x^xTpcv ^epcçépovToç. On peut le lire dans une assez mauvaise copie conservée à la bibliothèque royale de Bruxelles, parmi les papiers des anciens Bollandistes ^. Cette copie a été faite sur un manuscrit de S^-Sauveur de Messine, qui est probablement le n® 29 de la bibliothèque de l'Université, dans lequel nous avons trouvé le même texte.

La Passion latine, Temporibus Antonini imperatoris Romani saevissima christianorum persecutionc longe lateque exorta est précédée d'un prologue du traducteur, dont il sera parlé plus loin. La bibliothèque des Bollandistes en garde une copie ex vetusto ms, Sanctorum Passionario Neapolitani monasterii Sanctae Mariae Montis Oliveti, Elle nous a été envovée de Naples, comme l'atteste une note du P, Papebroch, le 18 septembre 1638, par le P. Antoine Beatillo, un des correspondants les plus assidus de nos prédécesseurs, au xvii® siècle.

C'est sur la première Passion grecque qu'a été faite la traduction, et c'est également de ce texte que dépend la seconde Passion grecque.

Cette dernière est une véritable « métaphrase » reproduisant généralement, avec assez de fidélité mais en d'autres termes, le récit de la première Passion. Disons tout de suite que l'exis-

1. Catalogua codd. hagiographicorum graecorum bibUothecae Chisianae de Urbe (Analecta Bollanoiana, t. XVI, 1897j, p. 309.

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