‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 6 sur 312 · L'ŒUVRE HISTORIQUE · texte numérisé non relu

L'ŒUVRE HISTORIQUE

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Au moment où Paul Fabre entrait à l'École Normale, Tapparition du premier volume de Vllistoire des InstitU'tions politiques de Ih France donnait aux éludes médiévales le plus vif essor. A la belle syntbèse qui avait fait le charme et parfois le scandale de ses premiers lecteurs, Fu9lel de Coulanges commençait à joindre des travaux de pénétrante analyse : les monographies, les volumes se succédaient, continuant les glorieuses traditions de Pardessus et de Guérard, rappelant la complexité des éléments dont se compose la vie des sociétés, établissant Timportance du régime de la propriété foncière dans Thistoire des institutions, montrant la nécessité du commerce intime avec les textes pourFinteUigence do la réalité historique, la valeur du détail concret pour la conquête des idées générales. Comme on pouvait Taltendre d'une nature où rien n'était superficiel, où l'élévation le disputait à l'ardeur, Paul Fabre fut séduit par cette façon de comprendre l'histoire. Il s'y attacha d'une prise vigoureuse, et le séjour qu'il fit à rKcole de Rome donna à la vocation qui le possédait dèft lors son emploi définitif en même temps que son dernier achèvement.

Depuis longtemps, comme en témoignent ses mémoires d'Kcole Normale sur le pape Nicolas P^ et sur Salvien, les éludes d'histoire ecclésiastique l'attiraient. A Rome, cet attrait ne pouvait qu'augmenter. Il pensa d'abord à pro-

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