Capit. Mersen, Adnuntialio Klolarii (p
3. Faugeron, De fraternitate seu conloquiis infer filios et nepote» Kludowici PU,
4. Emile Bourgeois, Capit, de Kiersy^ ch. VII et VIII : Le régime de la Coocorde. — Consulter : Bayet, Revue historique, 4886, p. 179 à 183; Dûmmler Gôttingische Gelehrte Anzeiger M*"" septembre 1885); et le livre récent de M. Parisot, Le Royaume de Lorraine sous les Carolingiens (Paris, 1899), qui a consacré plusieurs pages, admirablement documentées, au régime de la (Concorde, et aux réunions des fils de Louis le Débonnaire, p. 32, 39; enfin
L*ASftEMBLÉK DR MERSE^ 75
I/Assemblée de Mersen (847) fut un des premiers elForis tentés par l*Église pour imposer aux rois et à leurs sujets cet accord qui seul pouvait préserver ses biens, particulièrement exposés aux incursions des Normands, aux brigandages et aux violences. Ce ne fut pas un effort heureux.
Si Ton examine l'ensemble des articles qui nous sont parvenus, on le trouve composé, comme beaucoup de Capitulaires, de deux parties : onze articles, mis en ordre, et trois proclamations (adnuntiationes), une de chaque roi.
I^ comparaison entre les articles et les proclamations permet de remarquer entre les deux parties une différence de forme : duns la première, on parle des souverains : « de pace et concordia trium fratrum et regum inter se ; quod... sint uniti ; ut ipsi mutuô sibi auxilientur^ ». Dans la seconde, les souverains prennent la parole, et ordonnent (mandant, volunt). Cette différence ne constitue pas un fait unique : les articles de l'assemblée de Thionville nous ont été conservés sous la forme d*une véritable- adresse à la royauté : « Après cet exorde il nous semble, très nobles Seigneurs ^ ». Ce qui est plus caractéristique ici, c'est de ne pas trouver, à la fin des onze articles qui nVmanent pas des souverains, la mention très précise inscrite par eux à la suite par exemple de la deuxième assemblée de Mersen : u Afin de faire observer avec Taide de Dieu les articles prt'»c(Hlents, et de persuader que nous les observerons sûrement, nous les avons confirmés et signés de notre propre main '^ » Il est vrai que cette confirmation manque également aux articles de Thionville '*. Mais Prudence de Troies a inscrit dans ses Annales les promesses et les engagements des souverains. Et de même
Pouiet, Le Traité de Verdun (Biblioth. de la Fac. des Lettres de Lyon, Vil, 1890, p. 76 et suiv.).