‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 90 sur 312 · Sur les chorévéques à Metz, cf. m/Va, p · texte numérisé non relu

Sur les chorévéques à Metz, cf. m/Va, p

3. Il porte ce titre dans les diplômes que nous avons cités. Sickel, L. 340, 356, 369, dans la ViU SergiL etc.

4. Ce n'est qu'après 860, quand la hiérarchie ecclésiastique se fut reconstituée sous Charlemagne, que le mot archiepiscopus devint le titre ordinaire des métropolitains. Nouveau traité de diplomatique ^ V, 451.

5. Charte de Gorze de 765. Crodegangus Mctensis urbis archiepiscopus servonim Deiultimus et pontiûcali oflicio indignus (éd.d'IIerbomez, p. 24).

Alcuin le nomme archipater,

Hanc plus archipater Metensis gloria plebis Hrogandus prœsul magno servavit honore.

HuguedeFlavigny au xi« siècle a déformé les faits. Après nous avoir dit que le pape Etienne II accorda à Chrodegang avec le pallium le titre d'arche-

il aura alors une double raison de se nommer archevêque. Après sa nomination d^archichapelain, Drogon s'attache encore davantage à Louis, et met tout en œuvre pour rendre à TEmpire son ancien prestige. L'empereur vient passer à Metz lé jour de Noël 834; il y est reçu honorablement par Tarchevêque K Puis, il séjourne le reste de Thiver soit à Metz même, soit dans la ville de Thion ville toute voisine, dans ces régions où se touchent les pays de langue romane et ceux de langue germanique -, Le jour de la Purification de la Vierge (2 février 835), quarante-quatre évêques 3, accourus de tous les coins de la France et de l'Allemagne, se réunissent à Thionville sous la présidence de Drogon. Là on proclame de nouveau la restauration du vieil empereur; on lui promet soumission ; on lui jure obéissance. Le dimanche 28 février, toute l'assemblée se rendit à Metz même ; et, dans la cathédrale Saint-Etienne, se passa une scène fort émouvante. Devant les prélats, devant la foule qui remplissait la nef, Drogon lut du haut de la chaire Tacte qui rendait à l'empereur sa dignité^ : puis on célébra la messe, pendant laquelle les sept métropolitains présents chantèrent chacun une prière de réconciliation, la main étendue sur le front de l'empereur ^. La messe

vêque, il ajoute que ce titre fut pris dans la suite par les prélats messins, parce que très souvent la cité de Trêves fut dévastée et que ce siège manquait de titulaire. Ut ea vacante Mettensium praesules metropolitani fungerentur offîcio et dignitate. Pertz, Scripiores, VIII, 341. Cf. à ce sujet un article un peu diffus de Ch. Abel, Étude sur le pallium et le litre d'archevêque jadis portés par les évoques de Metz, dans les Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de la Moselle^ t, IX, 1867, p. 53. Cf. Giry, Manuel de diplomatique, 336. n. 3.

1. Dominicae nativitatis festum hilariter a Drogone fratre suo et Metensis urbis episcopo decentissime susccptus in eadem civitate celebravit. Annales Bertiniani, 835, éd. Wailz, p. 10. — Transegit ergo imï)erator maximam partem hiberni temporis Aquisgrani (ce dernier détail n'est pas exacte cf. Muhlbacher,indidemque profectus est adTheodonis villam ante natalem Domini, quam festivitatem Mettis cum suo fratre Drogone celebravit. Viia Hludowici dans Pertz, Script ores, II, 640.

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