‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 89 sur 312 · Epistoîae karoliniœvi, III · texte numérisé non relu

Epistoîae karoliniœvi, III

2. De ordine palatii^ chap. XV, éd. Prou, p. 40. Foulque est cité le 4 avril 833 et le 10 juin 833. Sickel, L. 313 et 316. Il doit sans doute être identifié avec Foulque, abbé de Saint-Hilaire de Poitiers. ChronicoFi Malleacence dans Labbc, Nova bibliolheca manuscriptorum^ II, 195.

3. Sur Hugue et les titres qu'il a portés, cf. Sickel, Lehre von den Urkunden der ersten Karolinger, I, 96-98.

4. Sur le sens de ce mot Giry, Manuel de diplomatique^ 549. 5.. Sickel, L. 340.

7. L. 356. Le 18 avril 839, à la prière de Drogon, Louis confirme un bien dans le duché d'AUémanie au monastère de Kempten. Sickel, L. 369; Mûhlbâcher, 990. Drogon apparaît seulement en ce diplôme comme deprecalor, et non comme ambasciator. — Le nom de Drogon est aussi mentionné dans un diplôme faux, par lequel Louis aurait rendu à Téglise du Mans le monastère de Saint-Calais. Sickel, II, p. 398

8. Les trois diplômes cités dans le texte sont datés d'Aix-la-Chapelle; celui du 18 avril 839 du palais de Bodoma^ Bodmann, Seekreis, duché de Bade. C'est cette villa qui a fait donner au lac de Constance le nom de Bodensee.

l'archevêque de METZ DROGON 109

prélats avaient déjà rempli cette charge ; ainsi, sous Charles, Angilramne, Tun des prédécesseurs de Drogon sur le siège de Metz ; sous Charles et au début même du règne de Louis, Tévèque de Cologne Hildebald. L'un et l'autre avaient obtenu du pape un privilège de non-résidence ' . Il est peu probable que Drogon ait sollicité pareille faveur de Grégoire IV, qui, le premier des souverains pontifes, était intervenu dans les affaires intérieures de France, en soutenant contre leur père des (ils révoltés. Il se passa tout simplement de toute autorisation, et, en son absence, fit gouverner son diocèse par des chorévéques ^. Le prélat de Metz, une fois pourvu de cette dignité, se distinguait de tous les autres évêques de France et il prit dès lors un titre supérieur. Archichapelain, il se nomma aussi arcAevêque ^. Aujourd'hui l'on a pris l'habitude de désigner par ce vocable l'évéque qui siège au chef-lieu d'une province ecclésiastique, celui qu'on nommait à l'origine le métropolitain. Mais metropolitanus et archiepiscopus ne sont pas des termes synonymes au viii^ siècle et au début du ix.^ siècle ^. Metz était une simple cité, dépendant de la province ecclésiastique de Trêves, et pourtant Angilramne et Drogon ont pu se nommer archevêques. Inutile d'ajouter que ce titre leur était personnel, dérivant de celui d'archichapelain ; Gundulf et Advence, leurs successeurs à Metz, furent de simples évêques. Avant Angilramne, un autre prélat de Metz, Chrodegang, avait porté le titre d'archevêque mais pour un autre motif : il le possédait comme vicaire du Saint-Siège en Gaule ^. En 844, comme nous le verrons, Drogon deviendra lui aussi le représentant du pape au delà des Alpes :

1. Voir Concile de Francfort de 794, c. 54. Boretius, I, p. 78.

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