‹ Mélanges philosophiques (1897-1900) [microform]Chapitre 36 sur 52 · DERNIÈRES IDÉES DE PAUL JANET · texte numérisé non relu

DERNIÈRES IDÉES DE PAUL JANET

Sommaire : Mort de M. Paul Inn^f c^^

du monde : trois textes sacrés en,:;^^" '"'=' ''''}'' "PP""» ^e Dieu et r>- ' *'"^'^^* ^""Ployes comme formules Hp «ni„.,«„

Dieu cause efficiente du monde : l'absolu et la caus^té C.L ^ ,~

par elle-même aucune passivité. Aphonsmés scoSue^ '^^ '•' '"'^^ rapport de mode à substance appliqué au monde et à D e^T nf tration de la liberté absolue du Créat^nr i^ ~ '^«'"«"s-

manière la matière ou le foLtu^^r anTe'du" ^onr' ''lmm^"^"°^ ConTur ^"- - ^"^'-" '"^^ Précéde„.:s rt; 7ÀTZ:u'l

L'un des représentants les plus considérables de la phiosoph.e contemporaine, en particulier de celle qui a occupé la plupart des chaires officielles en France dans le couraS de ce siècle qu. s'achève, M. Paul Janet, professeur à il Sorbonne et membre de l'Institut, vient de mourir, apr s une vie toute remplie par les labeurs de l'enseignement e de nombreux travaux. Nous ne chercherons pL ici à caractériser de nouveau ses idées philosophiques ni à les critiquer d une manière générale : c'est ce'que nous avons essaye de faire ailleurs (Histoire de la philosophie et P^. ad^ranent de la philosophie conte,nporaine). NoJyoL dr ons seulement aujourd'hui attirer l'attention des lecteurs qui s intéressent au mouvement philosophique et religieux

lXaL:rT"rn-'"""; '" Philosophe'en'ce qui c:rrn: les rapports de Dieu et du monde.

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DERNIÈRES IDÉES

Cette question est des plus graves. Débattue dans tous les temps entre les philosophes chrétiens et leurs adversaires, elle conserve de nos jours toute son actualité. Elle fut traitée par Paul Janet dans un de ses derniers cours de la Sorbonne (1888-1894), qui ont été publiés sous ce titre : Principes de métaphysique et de psychologie, leçons professées à la faculté des lettres de Paris (2 vol. in-*8). Ce cours est postérieur à Tétude critique sur Vacherot, qui termine cependant le second volume, où elle prend place dans TAppendice. Ce n'est donc pas dans cette étude critique, mais plutôt, croyons-nous, dans le cours que nous venons de signaler, qu'il faut chercher la dernière pensée de Paul Janet. Or il paraît qu'elle n'a cessé de se rapprocher sur ce point, comme sur plusieurs autres, des doctrines catholiques. Il est même à espérer que les divergences, quelque graves qu'elles puissent paraître encore dans certaines formules, tiennent moins au fond qu'à la forme, au désir de Tauieur de maintenir certaines expressions qu'il avait avancées et qui lui étaient chères, mais qu'il avait dépouillées peu à peu de leur sens panthéistique. On en jugera par l'étude suivante.

Dès le début de sa leçon sur les rapports de Dieu et du monde, Paul Janet annonce qu'il tentera de résoudre le problème au moyen de trois textes fameux empruntés à nos Ecritures. Le premier est celui de l'Evangile de S. Jean : Omnia per ipsum facta surit et sine ipso factum est nihil quodfactum est — xavia St ajtôv £Y£v£TO,xalxwpiç «utoO eYévexoouSev 0 Yéyove (i, 3). Le deuxième est de S. Paul, dans son épître aux Romains : Quoniam ex ipso et per ipsum et in ipsosunt

omnia — eÇ auioU xa{ Si auxôv xal elç auiov xi ^ovia (xi, 36). Le troisième est de S. Paul encore : In ipso vivimus, movemur et sumus {Act.y xvii, 28). Ce n'est pas certes qu'il fonde son enseignement sur aucune autorité théologique ou philosophique. Mais Paul Janet avait atténué sensiblement son rationalisme dans les derniers temps. On se rappelle peutêtre l'une de ses études où il insistait sur l'utilité pour les philosophes et surtout pour les métaphysiciens de connaître les doctrines théologiques. Selon lui, les philosophes

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