‹ Mélanges philosophiques (1897-1900) [microform]Chapitre 52 sur 52 · DES MOTS, DES IDÉES ET DES CHOSES · texte numérisé non relu

DES MOTS, DES IDÉES ET DES CHOSES

OUVRAGE SPÉCIALEMENT DESTINÉ AUX PROFESSEURS ET AUX ÉCRIVAINS Deux grands vol. in-8, à 2 col. {jj lig.), de 800 pages chacun.

i""® Partie : Dictionnaire alphabétique suivi d'un Appendice :

Auteurs contemporains.

2® Partie : Dictionnaire logique et encyclopédique : Langue,

histoire, ge'ographie.

Les 2 volumes brochés séparément. 25 fr. net Reliés en un seul volume. ... 30 fr.

Cet ouvrage important, publié récemment et déjà fort répandu, a obtenu les meilleurs témoignages de la presse catholique, comme on pourra en juger par les extraits suivants :

On lit dans la Croix de Paris du 9 novembre 1899 :

Les beaux monuments de la pensée, de l'érudition et de la science sont rares en notre siècle ; M. l'abbé Elie Blanc, Téminent professeur de philosophie des Facultés catholiques de Lyon, en construit un de toutes pièces. C'est un Dictionnaire universel de la pensée^ une encyclopédie où les mots, les idées et les choses se trouvent classés d'abord par ordre alphabétique en un vaste et complet répertoire qui forme un dictionnaire ordinaire incomparable, et ensuite un deuxième volume, suivant l'ordre logique et philosophique.

Ce deuxième volume contient le canevas d'une encyclopédie complète et sans cesse perfectible, dont l'auteur poursuit la réalisation depuis trente ans.

Il procède par étapes successives. En iSjS, il en traçait le plan dans une courte brochure ; en 1882, paraissait un premier dictionnaire logique ; l'ouvrage recevait bientôt de nouveaux développements et devenait classique; 60.000 exemplaires écoulés en peu d'années montrent que l'idée est juste et le plan bien conçu.

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Avec le Dictionnaire universel de la pensée^ l'auteur arrive à la quatrième étape. Nous l'avons dit, le premier volume, de 800 pages in-4*. constitue le plus beau et le plus complet des lexiques français. Chaque mot est à son ordre alphabétique avec deux ou trois lignes de texte explicatif; pour les développements qu'il comporte, l'auteur renvoie au deuxième volume où les mots ne sont plus rangés par ordre alphabétique, mais suivant leur sens logique et à côté d'autres mots qui ajoutent aux renseignements qu'on cherche.

Chaque chapitre de ce deuxième volume forme ainsi un véritable traité.

Tous ceux qui ont eu ce beau travail entre les mains en deviennent les admirateurs et ne veulent plus s'en détacher. C'est la première fois qu'un dictionnaire devient un véritable livre de lecture.

Nous n'aurions jamais cru, pour notre part, qu'une encyclopédie qui exige l'emploi de deux volumes, dont l'un renvoie à l'autre, fût si pratique. C'est une lumière pour l'avenir.

Nous félicitons le savant professeur d'avoir édifié ce monument qui demandait une toute autre érudition que les compilations encyclopédiques habituelles ; nous l'en remercions et nous ne serons pas les seuls.

On lit dans les Etudes du 20 nov. 1899, ^^^^ ^^ signature du R. P. Roure :

On se plaint du désarroi des intelligences : le manque de doctrines livre les esprits en proie à l'anarchie. D'autre part, la faveur publique se porte vers les encyclopédies : dans l'impossibilité de lire tous les auteurs de première main, on cherche un recueil où soit ramassé l'essentiel de la science du jour. Mais les encyclopédies, pour l'ordinaire, n'ont pas de doctrines ou n'ont que des doctrines négatives; de plus, elles jettent à leurs lecteurs des notions sur tout, pêlemêle et sans ordre. Elies risquent ainsi d'aggraver encore le chaos intellectuel.

Le remède à ce danger et à ce mal, c'est l'encyclopédie logique et chrétienne. Il y a une trentaine d'années que M. Elie Blanc s'est attelé à ce rude labeur; et sans l'avoir encore mené à terme, les deux gros volumes qu'il nous donne aujourd'hui attestent qu'il a déjà fourni une étape considérable...

Tous nos vœux sont pour le succès de cette œuvre. M. l'abbé Elie Blanc vient de prouver une fois de plus qu'il était homme à la mener à bien.

On lit dans V Univers du 28 nov. 1899 :

... Le voilà imprimé et relié ce volume de seize cents pages, qui fut précédé de plusieurs modèles restreints, comme l'artiste et l'architecte élèvent d'abord la maquette qui doit s'épanouir en de larges proportions. Le Petit Dictionnaire logique édité en 1886, et le Dictionnaire

alphabétique et analogique (publié avec l'eppui des Petits-Frères de Marie) étaient en abrégé les deux aspects du programme. Au lieu de s'arrêter sur son succès, l'auteur y a puisé l'énergie nécessaire à de nouveaux efforts; et nous avons la joie de saluer l'apparition du livre imposant qui nous montre dans un ordre parfait toutes les catégories du savoir et qui peut s'élargir en une immense bibliothèque... quand on voudra.

... En pleine agitation politique, la place manque pour les travaux les plus importants. Nous reviendrons et plus d'une fois au Dictionnaire universel de la pensée. Il fallait bien, même d'une façon très incomplète et presque indigne, lui rendre un hommage absolument mérité. Et puis, le trouble actuel est un impérieux motif de parler des penseurs et des écrivains vigoureux qui s'occupent de reconstruire notre société chancelante. On dispute, on se bat au nom de la pensée; et une foule de gens même instruits sont devenus incapables de penser. Pour eux et pour d'autres, ce Dictionnaire universel de la pensée sera une leçon puissante et vivante. Qu'ils le feuillettent seulement au hasard : ils voudront le garder sur leur table de travail comme un collaborateur qui peut toujours les instruire. La plupart souhaiteront de voir l'abbé Elie Blanc fonder enfin l'encyclopédie qu'il espère, qu'il prépare... et qu'il fera.

Eugène Tavernier.

On lit dans V Ami du clergé au 2 5 janvier 1900 :

Qui de nous n'a rêvé de cette œuvre gigantesque, qui donnerait la 5omw^ de toutes les lumières, naturelles ou surnaturelles, mises par Dieu à la disposition de l'esprit humain ? Cette œuvre, le Dictionnaire universel de la pensée la dresse dès maintenant devant nous, vivante et constituée. C'est un instrument de travail extrêmement fécond proposé à tous les hommes d'étude et de réflexion. Rien, parmi tous nos Larousse ou contrefaçons de Larousse, n'en peut donner une idée. Les Larousse sont faits pour fournir de science superficielle et dispenser de tout travail sérieux un siècle de politiciens et de journalistes. Le Dictionnaire de M. Blanc doit être aux mains de quiconque aime à mettre de l'unité dans sa pensée, de la cohésion entre ses connaissances, de l'ordre dans son esprit. « Le grand défaut commun jusqu'ici à tous les monuments encyclopédiques, sans compter qu'ils manquent d'unité doctrinale et d'architecture, c'est, dit M. Blanc, de cacher plus ou moins, comme le feraient des labyrinthe?, tous les trésors de connaissances qu'ils renferment. On y entre au hasard, par toutes les portes; mais comment en sortir? Comment surtout s'y diriger ? »

Il faut rendre hommage enfin à l'exécution typographique, si importante en pareils ouvrages, et qui ici est d'une clarté parfaite et d'une rare exactitude.

On lit dans VAssociation catholique du î5 mai 1900, sous la signature du R. P. de Pascal :

^ M. l'abbé Blanc, dont le nom est bien connu de nos lecteurs est l'homme d'une idée et d'un livre. '

L'idée est féconde et elle pousse le livre, qui, d'abord, frêle, jeune est maintenant un grand arbre, et deviendra demain une foret.

On connaît Vidée : grouper nos connaissances, non plus d'après l'ordre ~ il faudrait dire le désordre - alphabétique et purement matériel, des dictionnaires ordinaires, mais d'après l'ordre, l'harmonie, la filiation des idées.

Cette conception est simple et elle est féconde. Elle est simple, car elle se présente immédiatement à l'esprit; elle est féconde, car elle s'applique aussi bien à un modeste vocabulaire de la langue qu'aune vaste encyclopédie de toutes les connaissances humaines.

Il y a déjà plusieurs années, M. Rlie Blanc a publié ce vocabulaire, qui a eu un grand succès ; aujourd'hui, il fait paraître, sous le titre très juste de Dictionnaire de la pensée, ce même vocabulaire considérablement agrandi...

Ce dictionnaire doit être le livre de chevet de tout écrivain ; pour me servir d'un mot à la mode, il est éminemment suggestif. Nous le recommandons tout particulièrement à ceux des nôtres qui se livrent à l'étude des questions sociales; ils trouveront, sous l'étiquette des différents mots qui se réfèrent à ces matières, des notes je dirais presque de petits traités, d'une doctrine très pleine, très exacte, très solide.

Lyon. — Imprimerie Emmanuel Vitte, rue de la Quarantaine, la.

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