L. IX
3 Jbrd.
ὃ Διαλόγους δὲ συνέγραψε γνησίους μὲν, Ζώπυρον. Σέμωνα, καὶ δισταζόμενον Νικίαν, Μήδων { ὅν φασί Tiseç Αἰσχένον, οἱ δὲ Πολυαίνον), ἀντίμαχον » à Πρεσθύτας ( καὶ οὗτος διστάζεται ), Σχυθιχοὺς λόγους (χαὶ τούτους τινες Αἰσχένου φασι). Diog. L., L 11,in Phæd.)
* Diog. L., chid.
PHÆDON. 475
et le Zoprre, que personne ne lui contestait, et qui étaient écrits, dit-on, avec une rare élégance :. S'il faut en croire Strahon, les dialogues écrits par Phædon roulaient sur Socrate : « Is « (Phædo) postéa philosophus illustris fuit, ser- « monesque ejus de Socrate admodum elegantes « leguntur*. » C'est dans l’un de ces écrits apparemment que se trouvait cette pensée, mentionnée par Sénèque , sur la fréquentation des hommes sages : « Minuta quædam , ut ait Phæ- « don, animalia cum mordent, non sentiuntur.
« Adeo tenuis illis et fallens in periculum vis « est. Tumor inditat morsum, et in ipso tumore « nullum vulnus apparet. Idem tibi in conver- « satione virorum sapientium eveniet; non de- « prehendès quemadmodum aut quando tibi « prosit; profuissè deprehendes. Quorsum, in- « quis, hoc pertinet ἡ Æque præcepta bona, si « sæpe tecum sint, profutura, quam bona « exempla *. » |
Il était réservé au nom de Phædon de devenir le titre du plus célèbre d’entre tous les dialogues de Platon. Ce dialogue, on le sait, est ouvert par Échécrate, qui vient s’informer des circonstances qui signalèrent les derniers mo-
1 Sermones admodun elegantes. (Strabon, 1. IX.) 3 Jd., ibid.
3 Epist. 94.
410 ÉCOLE D'ÉLIS. — PHÆDON.
ments de Socrate ; et c'est Phædon, le fidèle disciple de Socrate, qui entreprend de raconter ces circonstances dans leurs plus minutieux détails, et qui rappelle avec une pieuse exactitude les derniers actes et les paroles suprêmes du maître. « J'y étais moi-même, dit-il à Échécrate, « et puisque tu me demandes de te raconter « tout cela dans les plus grands détails, je vais « essayer de te satisfaire. Car le plus grand bon- « heur pour moi, c'est de me rappeler Socrate, « soit en en parlant moi-même, soit en écou- « tant un autre en parler’. » Aujourd’hui que les siècles ont détruit les écrits du fondateur de l’école d’Élis, et que la critique, toute patiente et laborieuse qu'elle soit, se trouve impuissante ἃ rien rétablir de ses travaux, le nom de Phædon n’a pourtant rien à craindre de l'oubli. Platon ne l’a-t-il pas voué à l’immortalité ?
1 Platon, dialogue le Phædon.
ÉCOLE D'ÉRÉTRIE.
MÉNÉDÈME.
Il ne faut pas confondre le philosophe dont il s’agit ici avec un autre du même nom, qui fut disciple de Colotès de Lampsaque, et qui parait avoir été rangé par Diogène de Laërte‘’ parmi les cyniques. Le philosophe dont nous avons à traiter en ce mémoire appartenait à la secte de Phædon, τῶν ἀπὸ Φαίδωνος, comme il est dit par Diogène. Ce même historien rapporte que Ménédème, ayant été envoyé par les érétriens en ᾿ garuison à Mégare, fréquenta l’Académie et les leçons de Platon, et ne tarda pas à quitter les armes pour l'étude”. Comme le séjour que fit Platon à Mégare, immédiatement après la mort de Socrate, fut de courte durée, et que, d’ailleurs, l’Académie, cette école fondée par Platon, avait, ainsi que son nom suffit à l'indiquer, son siége à Athènes, c'était à Athènes que Ménédème allait écouter Platon, ce que permettait aisément la