INFLUENCE DES PRINCIPES RELIGIEUX ET MONARCHIQUES
Que la Religion soit indispensable au maïntieD, à la prospérité des Etals, c'est moins que jamais une question. Ceux qui ont le bonlieur d'être pénétrés de û vérité de ses dogmes , eL ceux qui sont assez à plaindre pour ne la considérer que comme un établissement humain , tous sont convaincus qu'il n'est pas de société possible sans ces croyances salutaii'es , qui sont le complément de la morale et le supplément de la législation , qui rendent ta ricbesse plus compatissante et la misère plus résignée , qui consolent la vertu op> primée, intimident le vice triomphant, et sauvent le crime du désespoir , en le réconciliant avec lui-même. Attaquer une institution d'où découlent tant de bienfaits publics et particuliers , seroit l'action d'un pervers; ce seroit aussi celle d'un lâcbe. Le temps n'est plus des audacieux et brillants scandales de l'impiété. On u'a plus, depuis long-temps, à combattre une religion puissante , forte de la foi des peuples , foite de son alliance avec le pouvoir, forte du nombre, du