‹ Mélanges photographiques: Complément des nouvelles instructions sur l'usage du daguerréotypeChapitre 6 sur 23 · Brome et l>r6 tikàfbiïàe · texte numérisé non relu

Brome et l>r6 tikàfbiïàe

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TANCE ACCÉLÉ-

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3t Jâqpaiitfoiiiiiria; tMijM^â mer^Ufistte^.^^Avecaiïé ptsf-

4Hid'' ftevierilmNÉil fialfè, bten iodée, sôaiïttj^ péMàtit ik

«iteMps'iléoedtaire:à;|ta«lion des ^ubatafaee^ ad^ièi^c^ e^

'é|: làiltféièravM* i^ttàtfsmibtÊk tbir les i^apettfs ihèrta'^

rielles dessiner nMhim*\!tiim^, kf màràké t^ffîTé^ ^'êàii^

M eit à ropératow qui jasciae là cHertif àfveidre lesfltt gtaoées préeaatiaa9;<a oublié l'wte des idosfniportBiltebv ceUè de {Nmer le sNvoave à tracera un linge «eo, aa nefeeaade peaut ou dans on eatonneir dont forifloe! httenie etk coBTerti en team au «soyen d'un petit tamiNMi de oôton qu'on intn>duit dans le tube.

Quand le mercure que je suppose toujours bien pur, a séjourné pendant quelque temps dans la capsule métallique, il peut être humide ou recouvert d'une pellicule d'oxyde; et quand on le réchauffe, ou bien l'humidité se porte^ sur la l^iupie , altère les substances impressionnées et s'oppose à l'action des vapeurs mercurielles, ou bien l'évaporatioa n'a pas lieu à moins qu'on ne secoue brusquement la boite de manière à déplacer ou à briser la pellicule. Quelquefois encore 'la peau à travers laquelle on tamise le mercure, contient quelque substance grasse qui s'attache au métal et fait manquer l'opération. Il faut donc veiller à ce que le mercure soit toujours brillant, parfaitement sec et le verser dans un flacon dès qu'on a terminé les expériences. L'entonnoir garni de coton est le meilleur moyen de tamiser le mé* tal.

Yoici ui) procédé ingénieux imaginé par un artiste , H. Oeroy, dans le but d'éviter en voyage le transport de la botte à mercure. — On fait construire une espèice de portefeuille de bois mince, dont les deux feuillets sont garnis de coulisses destinées à recevoir d'une part la plaque im« pressionnée par la lumière, et de l'autre, une plaqiiedont la surface est exactement amalgamée. En fermant le portefeuille,, les deux plaques se trouvent à une très petite distance et en face l'une de l'autre. Pour d^orminer l'évaporation du mercure, ilsuffit de placer le portefeuille sur sa poitrine ou bien encore de chauffer, légèremeufc la .pla<^ anialgamée sur la flamme d'«uealluiiiette. ' >

'>4k> làMge^ dAfcfrurè d'or. ^ Lorsque ^iQ'solutÎM.Chs^ poMifitede souite est restée ^md^iier temps ear^^j^U,^ forme uq dépôt blanc pulvéralent qui recouvre le fpnd.dii' flacon; quand on fait usage deL'b¥posul6te,ea4épAt se mêle en partie wto le liquide, et si on ti-a.pas $oia de laver pMfaitetnent la. plaque dans Vem dtottliéev il en reste sur l'épreuve quelques parceltesqoi fdrment 4e petites taeheS; licrireB lorsqu'on applique te eblomred'on Jkussiit&t qu'oo aperçoit ce dépôt, il faut filtrer le Kqiiide et le vqrger dàfis. unt autre flacon. :

Le mélange de cblorure d-ôr et d^hyposulfite, ordinairement dâir et d'un jaune pe91e, lihange quelquefois de couleur en vieiltissanl et tourne ail hruu ; il faut év^er 4'qihployer ce liquide, €ar il voile les épreuves;

La fixation des images daguerrienne» oons^Hlée par Qf,, Vi* zearu, était une découverte împoftdfite pour Ib photoipn- {4ii6* aussi s'em{U!e8sa-*troo d'adopitsr les p^cMés de ce. physicien distingué, et l'emploi de la liquew d'or proposée par H. Fizeau devint général. Cependant la compi^itMHi iObimique de cette Hquenr^ qui se prépare e» mêWnt que dis^Iotion de perchlorure d'or à une .: dissolution d'by-: p()Stt)8te de aoode, était restée eomplëtemeat inconnue. MM. Fordos et GéKs ont pensé qu'une étude appirofondie de sa emnpositionet de ses propriétés . fournirait peut-^tre les moyens de remédier à quelques uos desiuconvéniens qu'elle pi^ésente, et ils ont «omnuiiiiqué le^ré-* suKat de leurs pecberebes à l'Acadànie des SeieUf^es dao^ la séance du 35 'Seplembm dernier.

Dans laprépatatiafi.de la liqueur d:-<»^de Ai. Fiseau, il y a ute léàttioii entre lèa deux sels; le per^blorure d'or dis^ pSiraltetlaliqtieipr renferme :; .

'' i* IMiiifpesulfitt (kmble de iéUdeet depiWojcyde d'or^ s^iwepKiti iimiit. lee reofaerckes deMMv ^fiwtos et Géti»^. n^fi »êffA9pàMfiteibif9ulfHrè4e soiid<,Misl déc0«i^r||Mir

rAchdémi^ ded Setenèe^ i^imért dans le MèeiMil As littMw. éWangers. ' ' ^^ .

S"" Du chtomif^de sddiiimv

L'tJyposalflle^OQbie'da goodé et de pretoxyded^er «a. pt»é6etîl6 S0U9 f orale dUgnillé» inbotor9», trèi sdhibtes ëtmr l^Au et iQ^h4>té6 Simê^ Pàledpl; il s'obtteiU; eo ajoutaetile l%lcëi9l à la li^bear éoiMMittfée. II »t «dmié d'un équivalait d'frfpôMlflfe de prolbexfde 4^bt ; de trois équivaleR^ d'hyposulfite de soude et de quatre équivaleoa d*eau« ^om sa fbnMte : S^^O A^ O ^'(8' O» Na O)^ 4-(H Q)^. :

Ce sel«s« le pnpcrpe adtif dé 1^ iiqnEfUff de M; Ifieaii; c'est à sa présence que tarHquem<d6it iea fivopriâtés dont elle jouit, de fixer les Inage^dagûerriemies el 4a laur doiir neF une grande intensité dé ton.

I/hyposuIfite tri -stalfuré éà soude ne joue aneufi rite dàhs h fixatfmt des iinèges dagaerdennes^ «1^ par suite de la ftielHté a?ec la(|itfeH$ il abaMbiiiieda fmxxtm sous TinfloMet^ de la dialeur, il pêutoontri|iuer à fafo^iliatioh de ces p0i9t8[ titfits qui fotcefvt ai mp»?{snt à rejeter lei^ifilusf ballet épr^Ocn Tes* C'est pt^Uablement aussi à sa pré^enoe que l'on dMt attribuer FaltératîoB que là liquefirde M. fme^ïk éflrouve avec letfxnps^ Dons oeui qai en obt f|it mic^ aa-r Veut qu'on ne peut guère la donsenrer pliia d'au rnoia* G^ iiïeouvénieut meH^» afiratéiùra danfe la u^^^essité de h pr^n piÊtev enir^TOèamBi ee qui ue laissia pas que dé présenter de Crawles diflieuUéB, car aï hfp^^so'atioii dé 'Oette Uqttur ^ facile pour les personnes haUioéea auÈ.eilpéricâacei cbfmi''» ^ues, itn'eu esf pastte m6»ep6ur leégaiijsdit fUef ite^Il&ut poér réussir, se €«nfértder exaetemest an inslvuetifiiiis du H. Fizeau et employer des prodfiât8|«n «prïlBlesIpaalQl^ jottrs fbtcilè de.tFouVer dans leeôniBeeèé, amtèuf Benais que fés consofaunDitetMTse seiif «nMa, Ml île aMtrtMf» piMp» 4IM>r, ïi^extgér ées fiBÉrieaés un oU6ntf0 iVw tfu» b|au

jaune, prenaiit pour un caractère de pureté uae coloration qai indique seulement que le sel contient un grand excès d'acide dont la présence ne peut se concilier a?ec la réos* site de l'opération.

MM. Fordos et Gélis proposent de remplacer la liqueur de M. Fiseau par la dissolution* de Thyposulfite double de 80<jile et de protoxyde d'or. Il suffit pour obtenir une liqueur comparable à celle de M. Fizeau, de dissoudre un gramme de sel dans un litre d'eau; on obtient ainsi une liqueur qui, outre la facilité de sa préparation , ofire l'avantage de ne jamais cribler de points noirs les images daguerriennes, et de leur communiquer une grande richesse de ton. On peut même arriver, en employant une dissolution plus concentrée , (un gramme et demi ou deux grammes de sel dans un litre d'eau), à donner aux images des tons extrêmement riches.

Cette substitution permettra dorénavant de transporter sous un petit volume, des quantités de sel qui représejiteront des masses énormes de liquide, et de préparer lali<queur au moment du besoin, désavantages seront apprédfa par tous les photographistes, et surtout par les voyageurs*

&> Produite chimiques y moyens de reeonnaUre kurpuh Tété.

Eajo disulléb — Pour (recoDiiaitre la pui^té de l'eau distillée, M. Daguerre conseillait de mettre une goutte de ce liquide sur une plaque bien nettoyée, et de chaufier cette dernière jusqu'à ce que la goutte ffit complètenieiJt évaporée ; si après cette évaporation, la plaque était tachée, l'eau était impure et devatt être rejetée, maia on pouvait ea faire usage lorsque la plaque restait pnfaitement nette. Ue procédé pourrait suffire dans le cas où l'on serait toujours certain d'avoir parfaitement décapé la surface de la plaque, mais M. Daguerre nous fournit Iwrfliéme la preuve du cot^ti^e. Dt^ns une des dernières notes ^il a présentée3à l'Aeaèémie des ScieDCds, U reocnaiaide éb tarmîne^ tMtM

— iOli ^

les opérations da polissage, en faisant bonillir une certaine quantité d'eau distillée sur la plaque, pour entraîner ce qu'il nomme le limonatmosphérique. Il est certain d'ailleurs, qu'il peut rester à la surface du métal une très faible quantité des substances employées au polissage et que sa présence, ou celle du limon indiqué par M. Daguerre déterminera la formation d'une tache lorsqu'on soumettra l'eau distillée à répreuve précitée; quelquefois aussi lorsqu'on veut sécher une épreuve terminée, on n'a pas le soin de verser avec le flocon, de l'eau distillée sur la plaque , et alors l'eau de la bassine, contenant en dissolution des iodures, de l'hyposul* fite de soude ou du chlorure d'or, laisse en s'évaporant un voile à la surface de l'épreuve et quelquefois même des ta« ohes qui en détruisent toute la beauté.

. En faisant dissoudre une petite quantité de nitrate d'argent dans l'eau distillée, le liquide doit rester parfaitement limpide, s'il se trouble, l'eau est impure et contient des hydro-chlorates, on peut encore employer l'hydro-chlo-rate de baryte qui décèlerait la présence de quelque sulfate, Lorsqu'il est nécessaire de filtrer l'eau distillée, il faut em^ ployer du papier bien propre et rejeter les premières parties du liquide filtré. J'ajouterai encore que Veau distillée, est plus lourde que l'eau ordinaire, parce qu'elle est privée par

a distillation, de l'air que contient cette dernière. On pourrait au besoin se, servir d'eau de pluie, mais il faudrait alors employer de préférence celle qu'on recueille pendant une pluie douce, car M. Chaptal a reconnu que l'eau qui tombe pendant un orage est beaucoup moins pure. Je dois encore recommander de recevoir l'eau dans un vase propre et sur*toutde ne jamais faire usage de celle qui s'écoule des toits ou des gouttières.

Iode. -^. Ce corps simple extrait des eaux-mères delà soud^ de vareck, dîut être employé dans un état parfait de pureté pour. donner de beanx résultai». Void un »oyca

fort simple de reconnaitre cette qualité. On met queues grains d'iode dans un ballon de verre et après l'avoir bouché, on le chauffe légèrement sur la flamme d'une lampe à l'esprit de vin ; le ballon ne tarde pas à se remplir de belles vapeurs violettes qui se condensent à la partie supérieure du ballon pour former de nouveau des lames cristallines d'iode. Quand il ne reste aucun résidu dans le fond du récipient, on peut considérer l'iode comme pur.

Brome. — Le moyen précédent pourrait être appliqué au brome, mais j'engage les amateurs à ne pas faire des expériences avec cette substance douée d'une action cor* rosive très violente. Les vapeurs rutilantes qui s'en échappent continuellement seraient nuisibles à la santé si on les respirait trop long-temps.

Mercure. — On obtient le mercure à l'état de pureté au moyen de la distillation, s'il arrivait qu'il fût altéré à la suite de quelque accident, il faudrait le faire distiller de nouveau; je n'entrerai dans aucun détail sur cette opération qui ofire quelques difficultés et peut avoir une fâcheuse influence sur l'opérateur. J'ai indiqué précédemment les moyens qu'il faut mettre en usage pour débarrasser ce métal de l'humidité^ des corps gras, ou de l'oxyde qui peut se former à sa surface et entraver l'opération.

L'hyposulfite de soude est soluble dans l'eau ; traité par l'acide sulfurique , il laisse dégager du gaz acide sulfureux et il se forme dans le fond du vase qui le contient, un dépôt de soufre et un sel dont nous n'avons pas à nous occuper. Si l'on triture quelques cristaux avec de la chaux en pottdre,ils ne doivent dégager aucune odeur d'ammoniaque; les sous-carbonates de potasse, de soude et d'ammoniaque et l'bydrochlorate de platine, ne troublent pas la dissolution d'hyposttifite, il en est de môme lorsqu'on agite cette dissolution avec du sulfate d*alnmine.

n foûl 4isfl0udre ce sel ddiis dé reaii dystmée^ en quantité

daguerriennes, j'ai omis une indication assez importante. l'ai dit qu'il fallait couvrir de cire fondue ou de vernis, toutes les parties de l'objet sur lesquelles on ne voulait pas laisser déposer du cuivre; il faut protéger par le même moyen le conducteur de l'anode ; si l'on ne prenait pas cette précaution, ce' conducteur dont le diamètre est peu considérable, serait usé avant l'anode, ce dernier tomberait au fond du vase et le courant galvanique cesserait à l'instant.

11'» J'espérais enrichir cette notice d'un nouveau procédé de polissage inventé par M. Daguerre, mais plusieurs circonstances l'ayant empêché de terminer ses recherches, je me vois, à regret, forcé de remettre cette intéressante communication à une autre époque. Peut-être serais-je alors assez heureux pour y joindre quelques renseignemens sur le procédé électrique dont M, Daguerre s'occupe activement.

Je puis, au reste, sans indiscrétion, promettre à mes lecteurs qu'ils ne tarderont pas à entendre parler de nombreuses et intéressantes découvertes. M. Fizeau s'occupe de la gravure des images daguerriennes,MM. GhoiselatetRatel ont depuis longtemps entrepris des recherches sur le même sujet et réussissent parfaitement aujourd'hui ; ces messieurs ont encore découvert un nouveau moyen de fixer les épreuves. MM. Herschell, Talbot, Hunt, Bayard) etc., continuent leurs expériences sur les papiers photogéniques, ainsi qu^un amateur dont je regrette de ne pouvoir révéler le nom; enfin, la photogénie est à l'ordre du jour, tout le monde s'en occupe et vienne le beau temps, il doit nécessairement résulter de nombreuses améliorations et des découvertes utiles de ce concours universel.

RÉPONSE A L'article publié par m« rsiniu., dans le JM^^ teckniMeku JowmaL (octobre 18&2; pages 1^ bit

SUIYANTEIS. )

Dq^uis qQ6 la Société d'eneouragement a déclaré daos . 900 rapport du 23 mars 1842 , que j'étais l'inventeur ' de l'objectiC achromatique à verres combinés , personne en songeait à me contester mon droit; le suflTrage dçs amateurs les plus, distingués, parmi lesquels je citerai particulièrement M. de Yalicourt auquel je dois de virs remerctmens pour.le3 éloges qu'il m'a accordés dans son Mawml de Fhotogruphie (1), l'approbation de M. Daguerre surtout, me dispensaient de répondre à quelques personnes qui cbercbaient encore à éle^ver deis doutes sur l'origine du double objectif; mais il m'a été impossible de. me taire lorsque j'ai vu uu docteur d'Allemagne, M. Reîndl, traiter les Français d'arrogans et m'accuser d'avoir effrontément surpris la i^ligion des membres de la société d'encouragement. Je répondrai doncà M. ReindI et aux personnes qui partagept ses opmioos, et je n'aurai pas besoin pour le réfuter d'injurier une nation qui paît dter glorieusement les noms d'Eu- Ie»r, de Frauenhofer, de Humbold, d'Ehrenberg et de tant d'autres savans distingués dont quelques uns ont bien voulu me confier l'eiécution de leurs iostrumens scientifiques. L'amonr-propre d'inventeur n'est pas le seul motif qui a dicté cette réfutation, eUe m'a surtout été infitpirée par un sentiment d'amour natipud qui ne me permettra jamais d'entendre de sang-froid les injures jetées à mes compatriotes.

Je n'examinerai sérieusement qu'un ou deux paragraphes

(l).Ohez Roret, rae Hautefeuiile,

de Farticlede M. Reindl, il me suffira d'indiquer ce que contient d'inexact le reste de ce travail que l'on pourra lire en «atlerd6Mlë)€lttfttJRalièiïiMdJ > '• ' - '- •'

« le i^<^ d'bÉë Ittage (Afiàhtaé f» Itr mètkeéè 4e Daguerre, dit M. Beindl, dâfli» lë^éëénd paragraphe de son article, dépend d'une part, de la préparation de la plaque, et de l'autre, de l'immobilité de l'objet pendant un temps proiNnrtkHMié M ton que r<m wcà, obtedirchi A rfttteîOÉil^^ie la hMÉièf e, et qtd peut «'étendrè^^ d6 6 « 6 MiilfMeK 4»| : ib 4M. n n'étdit dond pas possible (Fobtenii^ tfbirf «ne iKenge fidile d'uh objet vivant, pdisqu'cm ne (f6«rtait eS|[)^el'ftt0'Oilttl^i resterait pafîfaitement îmmoMlepetiéAnl^ii temp^ ftUMtfiN)longé ; cette conditiM tiè pouvait être remplie qu'^i^K^ géant considérablement la durée èe ¥mptemion iuminettse. Deux moyens se présentaient pour c^la : bu Uen, il faHiit que l'objet fût édairé par une trèd vive lumiète , ou bitn que la sensibilité des plaqués fût eonsidéiPaMeifiieBt accroe. Heureusement on doit areut effort» de deux savafus deTiente, d'avoir réduit à quelques secondes, le temps néœssÉure à la formation d'une image , par l'empM iÂntltaoné de détix moyens. Le professeur Petzvala catôilé un obfectif à coqrt fey^^t dont l'ouverture est en mAne temp» asses e^HsidËrable, de sorte qu'on peut projeter sur la pbqœflas detamière qu'on ne l'avart fait jusqu'àlofs, tout en ayant «n ehamp étendu. Avec un objectif semblable établi par l'opticie Voigtiander de Vienne, on parvient m^mtxA^ obtenir «n trois mîniftes (1) et à l'ombre, l'nnage très nette d'ne personne , image dflms laquelle on pevt apérceveît ilisthicÉemeut le point hnaineux de la pupille. »

Je ferai une seule observation ^r ee pavagmphu. Les «Bis

<1) En 18tà, époque aà parut eéRténfOife, on fiiMt des' portraits en une minute avec les appareils i\k et li6 de pla* que, ,.-.,:;« i • ..•:■•.,: -. ».iCl..fl.

4UIIM —

ffe^M: ¥digflmtev «le me panisidiil f# Mmr.d^AtiMtfdLfwr ^ TfoiH an soi-ûifmiÉ inveal6ttr de l'obfeotif qa'ib noua Mt ^^ Toyé pour qàe ooiis, orrogiât» Français (voir plus» Ioîb,) , nous lui accordions notre approbatkm et ^ne médaille d'arr gent. Ainsi, d'après X. Beiiidl, M. Petzval serait i'ÎDventew de l'objectif, tandis que le bulletin de la Société indu^tri^ de Molhaasett, n^'âô, attribae la découverte à IL Eitinghausen, ce qui n'a pas empêché M. Yoigtlander de veiiir à P»ils goRiciterane niédaiile d'argent, toujours pour l'invention du même objectif.

Voilà donc trois prétendans à la paternité de mon objectif, nous verrons plus tard ce qu'ib sont parvenus à faire d'un instrmnent qui était bon et qui Test toujours, bjen qu'il ne soit pas exécuté d'après les calculs de MM. Petzval et comp. Mais prenons un antre passage beaucoup plus curieux du travail de M. Keindl.

c( L'appareil de Yoigtlander circula dans tous les pays où il remplaça les anciens appareils qui ue pouvaient entrer en concurrence avec lui. Une chose incroyable, imis qui caractérise complètement l'arrogame française (ganz die fmnzô^h ehe arroganz carakterisirmd), c'est qu'un an et demi après que Yoigtlander eut construit sa chambre obscure, l'opticieii de Paris, Chevalier Qls, soaiintavec hardiesse (keck behauptei) que la chambre obscure calculée par le professeur Petzval, était une invention qui lui appartenait, quel'objectif aUemaid était d'origine française, et par ce moyen reçut ^n récompense une médaitte de platine. Mais quand nous céderious sous le rapport de la priorité (ce qui du reste n'est pas notre intention), on conçoit qu'il s'agit principalement ici de l'application pratique. La chambre cdbdcure de Chevalier consiste comme celle de Yoigtlander en deux lentilles achromatiques placées à une certaine distance Tune de l'autre et de même ouverture; mais on peut se servir de celle de Yoigtlander librement, parce qu'oB ei| a fait dispwaitre touteaif s

~ lit —

aberratioDft ebroiMtiqiie& et de sphérioitét €e qui doDiie'ttfiy images beaucoup plus de netteté et une Vigueur de tons remarquable, conditions que Ghevalier ne peut remplir qu'à l'aide de diaphragmes ou d'écrans destinés à détruire autant que possible les aberrations qui subsistent enc(Mre dans les lentilles. »

— Au reste, je n'ai pas à me féliciter tout seul des améni* tés de H. Reindl.

— <x Dans les appareils construits par Lerebours et Gandin, ces défauts sont encore plus marqués. Ceux-ci emploient une lentille achromatique d'un pouce d'ouverture et de trois pouces de foyer, qui leur donne, il est vrai, beaucoup de lumière, mais avec un foyer si court, les images sont extrêmement petites et ensuite, en raison de la grande ouverture, elles perdent toute leur netteté qui ne peut leur être rendue qu'aux dépens de la lumière, par l'interposition d'un écran de quelques lignes d'ouverture. »

Que dites-vous de M. Reindl qui trouve les Français arrorgans, de M. Reindl qui m'accuse de hardiesse ? Eh I mon Dieu, M. Reindl, n'oubliez donc pas si promptement la médaille d'argent qu'un de vos compatriotes est venu kardiment solliciter chez ces arrogans Français^ et cela pour une soi-disant invention qui n'était autre chose qu'un emprunt fait à cette même nation arrogante. En vérité, docteur, il n'est pas très délicat de nous demander une récompense pour nous payer en grossièretés aussitôt que vous avez traversé le Rhin , et si je dis vous, c'est parce que vous plaidez la cause de M. Yoigtlander, et que c'est à vous que reviennent de droit mes remerctmens. Au reste vous ne nous fournissez pas un exemple bien édifiant de modestie ; quant à la sincérité, si j'en juge par votre Mémoire, il ne faudrait pas l'admettre trop légèrement. En effet , vous affirmez l*" que l'appareil dit allemand circula dans tous les pays : — c'est possible, — mais vous ajoutes qu^H .rm9plaça les anpiens

a|)iiareiis qui ne pouvaient entrer en eoni^rrence avec lui ; — oeei est tont-à- fait inexact. Les pompeuses annonces que firent vos agens , à leur arrivée à Paris , attirèrent <iuelques acquéreurs , mais aujourd'hui ils sont complètement revenus de leur enthousiasme irréfléchi, et je puis vous assurer que plusieurs d'ejitre eux m'ont témoigné tous les regrets qu'ils éprouvent de posséder l'objectif en question ; ceux qui n'ont pas regardé à un sacrifice d'argent, ont acheté mon objectif et m'ont proposé de reprendre le vôtre en compte , mais je ne suis pas chargé d'en faciliter le débit et je craindrais de lui voir prendre des habitudes trop sédentaires dans mon magasin. Je pourrais, au besoin , vous citer plusieurs de vos compatriotes qui sont venus à Paris acheter mon appareil, ou qui m'ont écrit de le leur expédier en Allemagne.

2» Vous accusez cet effronté Ch. Chevalier d'avoir soutenu avec hardiesse que la chambre obscure calculée par le professeur Petzval , était une invention qui appartenait à lui, G. G. , etc. — L'objectif que j'ai appliqué à la chambre obscure est le même que j'inventai en 1834 et dont je fis l'application aux lunettes. En décembre 1840 je présentai à la Société d'encouragement mon grand appareil pour plaques entières, à diaphragme variable et à prisme; ce ne fut que trois mois plus tard, en mars 1841, après l'expiration du délai fixé par la Société, que M. Yoigtlander lui soumit un appareil pour quart de plaque, instrument bizarre, peu portatif, à plaques rondes, forme qui, soit dit en passant, était destinée à dissimuler les aberrations de l'objectif; ce photographe n'était du reste propre qu'à la reproduction des portraits sur sixième ou tout au plus sur quart de plaque ; pour l'édification de mes lecteurs, je l'ai fait représenter fig. 16.

L'invention de mon objectif remonte donc à 1834; j'en fis l'application à la chambre obscure, en 1840, et vous osez

dire que j'ai ea la hardiesse d'affirmer que fo^jaetif double était une invention française! Ahl M. Baindl.cela n*est pas aimable pour messieurs les membres da jury de TEzposition et surtout de la Société d'encouragement, qui ont si favorablement traité un étranger, un de vos compatriotes ! Ces messieurs m'avaient pourtant assuré que j'étais l'inventeur de cet instrument et pour le prouver au besoin, ils avaient bien voulu faire des rapports que vous pourrez lire à la fin de cette brochure.

Remarquez encore que si H.VoigtIander avait inventé son objectif un an et demi avant 1840, époque oà je présentai le mien à la Société d'Encouragement, il aurait fait cette découverte en même temps que M. Daguerre publiait les procédés du daguerréotype, et en vérité, j'ai peine à croire que M. Yoigtlander eût gardé le silence à ce sujet jusqu'en 1840, après la clôture du concours de photographie.

3° Après avoir combattu en faveur du droit d'invention, vous dites — qu'il s'agit principalement ici de l'application pratique, — et là dessus vous détaillez tous les défauts de ma chambre obscure et tous les avantages de la vôtre. C'est là surtout que je vous attendais.

L'appareil le plus grand que vous avez construit d'abord en Allemagne, était destiné à recevoir des quarts de plaque ; ce n'est qu'une année plus tard que vous avez fait des daguerréotypes pour demi-plaque ; vous n'avez jamais été au delà. Le premier appareil que je présentai à la Société d* encouragement y était un appareil à grandes plaques. Comment se fait-il donc que vos savans amis n'aient pas encore pu vous calculer un objectif que moi, simple opticien français, je donnais au public comme coup d'essai ? Et s'il était question d'autre chose que de la partie optique du daguerréotype, je crois que sans être trop arrogant, je pourrais préférer l'appareil élégant et conunode que je constrm's» à votre

^Subfè tétiè à fUtcfoes r oiffle^ ; mais féntrem dans la qnèéiioti.

Tbtre îibjeetîf , diles-voas, peut être efnployé sans dià- )>llriigiiie. -<- Que signifie donc ce petit paragraphe tèléguê à la fin de fotrè travail? — « Ce sont surtout les objets im- » mobiles dont le nouvel appareil donne des images d'une ^ pureté remarquable, quand on a soin de remplacer le proi> longement placé devant l'objectif, par une plaque de mê- )i tiA qu'on tn^se et qui porte une ouverture circulaire de % 9 lignes 6 dianêmes ( en France , cela se nomme un diaphragme) qu'on peut clore à volonté. » .... Yoilà donc enfin un diaphragme, et un très petit diaphragme; il est vrai qu'on peut ne pas en faire usage, mais alors n'est-îi pas encore vrai que le centre de vos plaques est passé ou solarlsé, lorsque l'épreuve a la teinte convenable sur les bords? Est-ce Teffet de l'inexactitude des calculs ou des imperfections pratiques? Pour moi je fais usage de diaphragmes parce que je crois qu'il est impossible de s'en passer, et les beaux résultats que j'obtiens ne me font pas regretter l'emploi d'un moyen auquel vous êtes forcé de recourir quand vous voulez bien faire. Mes plaques sont toujours impressionnées également, la même netteté règne sur toute leur surface, j'opère aussi rapidement que vous pouvez le faire, peut-être même un peu plus vite à égalité de foyer, et mes diaphragmes sont plus larges que le vôtre; donc, sous le rapport de l'application pratique, je pense, sans qu'il soit nécessaire de prolonger la discussion, que vous m'accorderez la supériorité, autrement je serai forcé de me contenter des suffrages du public et des sociétés savantes.

Je n'ai pas besoin de prendre la défense de mes confrères auxquels vous ne devriez pas faire la guerre, car ils vous ont rendu un grand service en préconisant l'objectif dit allemand, néanmoins qu'ils me permettent de vous faire observer que l'objectif de Voigtlander pour quart de plaque, n'a que quatre pouces de fayer et qu'il n'est pas raisonnable de

reprocher à MM. Lerebours et Gaudin de eooslniîre des objectifs pour 1|6 de plaque, de trois pouces de foyer ; s'ils ont tort, TOUS l'avez également, dès lors votre attacpie n'est pas adroite et ne sert qu'à prouver votre ingratitude.

Maintenant, M. Reîndl, rendez à M. Glandet la découverte des propriétés accélératrices du chlorure d'iode dont vous voudriez le dépouiller au profit de MM. Kratschville et des frères Natserer ; ne laissez pas soupçonner que les savans de Vienne ont imaginé des procédés que Ton n'a pu améliorer jusqu'à ce jour , et rappelez-vous que les Français ne sont pas arrogans parce qu'ils^ réclament leurs droits; que j'ai toujours la hardiesse de me considérer comme l'inventeur de l'objectif double et que je vous ai prouvé que votre instrument, construit d'après mes idées , ne vaut pas le mien, au dire des plus experts, et de M. Daguerre lui-même, qui m'a chargé de lui faire un double objectif; permettez-moi encore de vous demander où je trouverai les fameux calculs que vous citez toujours et que moi et bien d'autres serions enchantés de pouvoir découvrir.

Il est possible au reste que vous ayez été induit en erreur quant à Tinvention de Tobjectif combiné ; bien d'autres croient comme vous que c'est un produit allemand importé en France ; pour éviter que cette erreur se propage , je dois vous apprendre que peu de temps après l'invention du daguerréotype, M. Ettinghausen vint à Paris et que j'eus l'occasion de m'entretenir plusieurs fois avec lui des tentatives que je faisais pour appliquer mon nouvel objectif de lunette à la chambre obscure. Ne serait-il pas possible que de retour à Vienne, M. Ettinghausen ait engagé quelques personnes à travailler d'après les indications qu'avaient pu lui fournir ses conversations avec moi et l'examen de mon objectif de lunette? On aura fait des essais et les résultats obtenus auront engagé M. Voigtlander à entreprendre la fabrication de cet instrument.

Je ne prétends pas dire que Ton a copié les courbures de mes verres, courbures que Ton ne connaissait pas assez exactement pour les reproduire et dont tous les juges compétens reconnaissent la supériorité sur celles des verres Yoigtlander. En résumé, on a exploité mon idée, mais on Ta mal exploitée, et pour comble de maladresse, mes imitateurs ont voulu donner à entendre que j'étais le plagiaire, ce qu'ils sont bien loin de pouvoir démontrer.

Je terminerai en demandant pardon à mes lecteurs de les avoir entretenus si longuement d'una affaire qui les intéresse sans doute fort peu ; l'expérience, mieux que toutes les discussions, leur fera connaître le meilleur appareil, et je puis déjà me féliciter du jugement qu'un grand nombre de photographistes distingués ont porté sur cette question. Qu'il me soit encore permis de remercier les Allemands de l'accueil qu'ils ont fait à mes traités du microscope et de la chambre claire, et de faire agréer particulièrement l'expression de ma gratitude aux traducteurs de ces deux ouvrages.

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