REPRODUCTION GALVANIQUE
DES ÉPREUVES DAGUERRIENNES,
La reproduction galvanique des épreuves daguerriennes, est vraiment une des expériences les plus curieuses que Ton puisse faire. Mouler au ttioyeh du fluide galvanique, Un dessin tracé par la lumière , voilà iin problème qu'il n'eût pas été prudent de proposer jadis; il est vraiment heureux que MM. Niepce , Daguerre, Spencer et Jacobi n'aient pas fait leurs découvertes quelques siècles plus tôt , heureux du moins pour ces messieurs, car on a trop souvent fait périr dans les flammes des infortunés qui certes avaient bieh nioins de droits au martyre scientifique.
Je ne saurais rendre la siilT)rise que j'éprouvai la première fois que je réussis à reproduire une épreuve photogénée, au moyen du galvanisme î L'idée de cette expérience me vint en cherchant un objet propre à être placé dans l'appareU que j'ai fait représenter dans ma précédente brochure; ne trouvant ni médaillé, ni empreinte, j'imaginai de souder Une petite épreuve daguerrienne au conducteur de l'appareil; je croyais vraiment sacrifier l'épreuve et n'obtenir tout au plus qu'une feuille de cuivre bieii plane. Le lendemain en présence de MM. fiichoux et de Kramer, je détachai les deux plaques et nous trouvâmes eut le cuivre une contre-épreuve parfaite de l'original. Ces détails paraîtront peut-être inutiles, mais j'ai cru devoir les donner parce qu'on a cherché à me cohtester la priorité de cette idée et que tout en l'estittiânt ft sa Juste tateur, je ne me
trouve pas assez riche en pareille matière, poiit' liie léiJsser dépouiller sans réclamer justice au tribunal de la publicité.
La gravure galvanique est une opération tout aussi curieuse que là précédente, mais les résultats en sont moins parfgdts et Je me contenterai de terminer cet opuscule par la description des procédés à suivre pour reproduire les épreuves dagueiriennes.
Dans ma brochure sur le daguerréotype , j'ai décrit Fappareil dont je faisais usage d'après les conseils de H. de Kramer; c'est une pile simple dans laî^uelle l'objet à reproduire est substitué à la plaque de cuivre où négative ; en uh mot, c'est l'appareil de Spehcer, simplifié et disposé d'une manière plus commode à l'opération. Aujourd'hui je me sers de préférence de la pile de ^niell et de l'auge à décomposition ; cet appareil composé, permet de suivre plus commodément les progrès de Topération et de régler à volonté l'action du fluide; le cuivre que l'on obtient étaiit plus fin, plus homogène, les épreuves ont plus d'éclat et une finesse de tons remarquables ; je décrirai donc ce dernier procédé, les personnes qui voudraient faire usage de l'appareil simple, auront recours à l'ouvrage précité (1).
La pile de Daniell est composée : 1* d'un vase de vferre ou de porcelaine ; 2*» d'un cylindre de cuîvrfe que l'on place dans le vase précédent ; 3® d'un tube poreux fermé à une de ses extrémités et que l'on nomme dtopAro^e; 4"" d'un bâton de zinc amalgamé placé dans le diaphragme. Deux tiges de cuivre portant des vis de pression sont fixées l'Une, au cylindre de cuivre, l'autre, au bâton de zinc, etserveùt à assujettir les conducteurs doUt je parlerai bientôt.
La cuve à décomposition est tout simplement un vase assei grand pduir contenir fecileluëht l'objet à irefirodhire et une plaque de cuivre de mêmes dimensions. Elle petit ètit
(1) Nouvelles Instructions sur l'usage eu bagiarrféëtyjoè^ eCe.
formée de verre, de porcelaine ou de bois revêtu intérieurement d'un.mastic imperméable.
Lorsqu'on veut reproduire une épreuve, on commence par préparer une solution concentrée de sulfate de cuivre, en versant de Teau chaude sur une assez grande quantité de cristaux de ce sel et en agitant le liquide avec une baguette de verre, jusqu'à ce que Veau ne dissolve plus de sulfate. Il faut environ deux kilogrammes d'eau chaude pour dissoudre 500 grammes de sel.
Quand la solution est préparée, on en remplit le vase extérieur de la pile, et l'on verse dans le diaphragme une solution également saturée de sel commun (1).
Il faut maintenant disposer les conducteurs et l'objet qu'on veut reproduire. Après avoir fixé un fil de cuivre d'environ un millimètre de diamètre, à la face postérieure de l'épreuve, on revêt exactement de cire fondue toute cette face et la moitié du fil conducteur; on soude un second fil métallique de longueur et de diamètre égaux à ceux du précédent, à une plaque de cuivre qui doit avoir les mêmes dimensions que l'épreuve photogénée. Au moyen des deux vis de pression dont j'ai déjà parlé, on fixe le conducteur de l'épreuve au bftton de zinc , et celui de la plaque au cylindre de cuivre ; mais il faut surtout disposer les fils métalliques de manière que les deux plaques soient exactement en regard l'une de l'antre et bien parallèles. Les nouveaux conducteurs à vis de pression que j'ai fait construire, permettent de placer convenablement les plaques, sans qu'il soit nécessaire de tordre les conducteurs dont l'élasticité est souvent un obstacle assez difficile à surmonter.
(i) On peut employer l'eau acidulée par Tacide sulfurique , mais je préfère l'eau salée dont l'action moins énergique , donne de meilleurs résultats ; les commeoçaus surtout doivent .éviter remploi de l'acide.
Lorsque les plaques sont fixées dans la position qu'elles doi^ vent occuper, on retire du diaphragme le bAton de zinc et après avoir rempli Tauge à décomposition de solution de sulfate de cuivre, on y plonge la plaque de cuivre , puis on replace le bâton de zinc dans le diaphragme et l'épreuve daguerrienne dans Tauge, absolument dans la position qu'elle occupait vis à vis de l'autre plaque.
Le courant électrique s'établit aussitôt , en un instant, toute la surface de l'épreuve est couverte d'un voile de cuivre d'un rose orangé brillant.
Après vingt-quatre heures de séjour dans l'appareil, l'épreuve est ordinairement revêtue d'une feuille de cuivre assez épaisse pour qu'on puisse la détacher sans crainte, néanmoins cette opération eiige certaines précautions.
Quand on juge que le cuivre est assez épais, on retire l'épreuve de l'appareil, on la lave à grande eau sous le robinet d'une fontaine et on la sèche exactement dans un linge fin ou dans plusieurs doubles de papier brouillard. Il faut ensuite couper, avec de bons ciseaux, les quatre bords du métal, puis introduire entre les deux plaques, une lame de couteau et exercer en difTérens points de légères pesées, de manière à détacher la copie de l'original. Quand cette opération est exécutée avec soin et qiie la séparation a lieu sans accident, on obtient non seulement une copie parfaite, mais encore l'original peut être reproduit de nouveau et donner une épreuve tout aussi belle que la première.
Si l'on craignait d'endommager l'épreuve en la coupant, on pourrait l'éviter de la manière suivante : J'ai recommandé de revêtir la face postérieure de la plaque daguerrienne, d'une couche de cire fondue, il est facile de former sur le bord de la face opposée, un petit filet ou cordon de matière grasse, qui s'opposera au dépôt du cuivre, de manière qu'il suffira de détruire ce filet et de glisser la iam& de
— 7« i Mwla i»pi^ poar la déiacher de Torigiiial avec la pfais grande facilité.
n ne faiit pas tarder à mettre la copie galvanique sons terre, sans quoi le cuivre s'oiiderait et l'épreuve perdrait fout son éclat.
Je vais maintenant indiquer quelques précautions qu'il faut prendre pour réussir ; je signalerai en même temps les causes d'insuccès et les moyens d'y obvier.
1<> La solution de sulfate de cuivre doit être employée à l'état de pureté dans l'auge à décomposition ; quand on aura acquis l'habitude des eipériences galvaniques, on pourra ajouter au liquide des substances qui augmenteront sa conductibilité, mais en commençant, je le répète, il faut employer la solution pure. H n'en est pas de même de celle que contient la pile de DanielU parce qu'on n'y plonge pas les objets à reproduire et que par conséquent on M craint pas de les voir attaqués par des acides. Ce liquide eat d'ailleurs destiné à exciter l'action éleetriqne et à servir de conducteur au flnide ; donc , oonune il est nécessaire dans certains cas d'exciter la batterie avec énergie et que toujours il faut faciliter la transmission du fluide galvanique, on pent ajouter à la solution de sulfate, environ un tiers de son volume d'acide sulfuriqne étendu d'eau suivant une proportion de huit parties d'eau pour une partie d'acide.
On filtrera avec serin la solution de sulfote avant de la verser 4an$ Tauge à décomposition, car les parcelles de mtitière étrangère qui flottent dans le liquide, pourraient se déposer s\\ï l'épreuve et altérer la pureté de la copie.
On n'a pas besoin de prendre les mêmes précautions pour Peau salée. La solution de la pile doit être maintenue à l'état de saturation, il faut donc jeter de temps en temps qœi^ qoes cristaux dans le fond du vase et en placer sur une petite
tablette «ireidaire diflfiQséô dans ce bpt^ >• P^® iaterne et supérieure du cytindre de cniinre.
2i* Chaque fois qu'on a terminé que épreuve, il ne faut pas oublier de vid^ le diaphragme et de le plonger dan» Teau qùon le laissera «éjourper jusqu'à ce que tous les seb qui ont pu le pénétrer soient complèteiuent dissous. Si quelques végétations de cuivre s'étaient formées à la parâe inférieure du tube poreui, on les en détacherait avec soîn«
3*" Voici la manière d'amalgamer le zinc. Mettez qqelques globules de mercure dans un petit vase, ajoutez-y un peu d'eau et d'acide sulfurique, et après avoir agité ce mélange avec une baguette de verre, trempez-y une brosse avec laquelle vous frotterez fortement le bâton de zinc. Quelques parcelles de mercure enlevées par la brosse s'amalgameront bientôt avec le zinc qu'il suiBra de frotter jusqu'à ce que toute sa superficie soit bien brillante. On le lavera exactement dès que l'expérience sera terminée et souvent il ne sera pas nécessaire de l'amalgamer de nouveau pour une autre opération.
4'' Quelquefois ou remplace la cire fondue par un verais composé de cire à cacheter ou de gomme laque dissoute dans de l'alcool, il faut alors avoir soin que le vernis soit bien épais et en revêtir exactement toutes les parties que l'on veut mettra h l'abri du dépôt de cuivre.
5^" On ne saurait veiller aVec trop d'attention à ce que les couducteurs et les vis de pression soient toujours parfaitement propres ; la moipdre oxydation ou la présence d'une couche de corps gras, ^ufi^rait pour entraver l'opération. Je reconimande également de serrer avec force les vis de pres-^ sion, parce que plus le contact métallique est intime, mieux s'opère la transmission du fluide.
6"" Quelques lecteurs pourraient peut-être se rappeler difficilement la disposition respective de la plaque de cuivre et de l'épreuve ; l'incertitude i^ cet égard s^a impossible hm^
qu'ils saurmt que taigùurs l'objet à reproduire doit être fixé au zinc, et la plaque de enivre au cuivre de la batterie. Cette plaque est destinée à remplacer le cuivre de la solution continueUement appauvrie par suite du dépôt métallique qui s'effectue sur l'épreuve daguerrienne ; elle s'usera donc et il feudra la remplacer aussitôt.
T*" Il est indispensable de se conformer scrupuleusement aux conseib que j'ai donnés en parlant de la disposition des plaques. Si l'on intervertissait l'ordre indiqué, si l'on plongeait dans le sulfate l'épreuve avant la plaque de cuivre, il est presque certain que l'on manquerait l'opération.
J'ai recommandé de placer les deux plaques à environ deux centimètres l'une de l'autre, mais il vant mieux les placer d'abord à quatre centimètres et ne les rapprocher que lorsque le premier dépôt de cuivre sera effectué. On obtiendra aussi un métal plus fin, d'un ton plus éclatant et l'épreuve sera beaucoup plus belle.
8* Aussitôt que le cuivre est déposé sur toute la surface de l'épreuve daguerrienne, on peut la retirer sans danger pour suivre les progrès de l'opération ou enlever avec un pinceau doux, les corps étrangers qui se seraient attachés à sa surface.
9" Parfois, en détachant les deux plaques, on éprouve une certaine résistance et quand la séparation est effectuée, on trouve une partie de l'argent adhérent au cuivre déposé. Cet accident survient ordinairement lorsqu'on opère sur une épreuve que l'on a fortement chauffée pour la fixer au moyen du chlorure d'or. Dans ce cas, l'original et la copie sont tous deux perdus et l'on ne connaît malheureusement aucun moyen d'empêcher ce fâcheux résultat ; néanmoins, on peut espérer de l'éviter en opérant lentement, avec un liquide bien pur et auquel on n'aura pas ajouté d'acide. On provoquerait au contraire cette terminaison, si l'on plongeait dans le sulfate, la plaque échauffée, soit par l'effet d'une
ioudure, soit par l'application de la cire fondue. Règle générale, on doit laisser refroidir Tépreuve avant de la placer dans Tappareil.
J*ai évité à^dessein de parler de la théorie des opérations que je viens de décrire , mon but en écrivant ce chapitre, était d'enseigner aux amateurs les moyens de faire presque à coup sûr, une copie galvanique d'une épreuve daguerrienne; je ne pouvais renfermer dans un aussi étroit espace, les explications théoriques nécessaires, et en cherchant à les résumer , j'aurais réussi seulement à donner des idées inexactes. M. de Yalicourt et le docteur Fau ont écrit sur la galvanoplastie des traités spéciaux auxquels je renverrai mes lecteurs pour les détails thépriques et les applications nombreuses qu'on peut faire d'un art qui ne le cède presque en rien à la photographie sous le rapport du merveilleux et des applications utiles (1).
(1) Manuel de Galvanoplastie , par M. de Yalicourt, chez Roret, libr. — Traité de Galvanoplastie, etc. , par le docteur Fau, chez Méquignon-Marvis fils.
On trouvera également ces deux ouvrages chez Gb. Cheva* Uer, ingénieur-opticien, Palais-Royal, galerie de Valois, 153.
FJtPlli&8 PBOTOQÈtltQfOÉS.
En Angleterre, on s'occupe beauconp de la photoginphre snr papier, lesprocédés se succèdent avec une rapidité vraiment merveilleuse, elleur description même abrégée occuperait bien plus d'espace qu'il ne m'en reste actuellement; aussi ai-je fait un choix parmi les travaux les plus récens de IMM. Herschell, Talbot cl Hunt, dont les curieuses expériences méritent surtout de fixer Tatlenlion. Il est vraiment fûcheux que l'on ne se livre pas plus ardemment en France, à la recherche d'un procédé destiné à opérer une révolution dans l'art photographique ; plusieurs savans ont , il est vrai , fait quelques tentatives dans cette voie , mais ils n'ont pas tardé S abandonner leurs expériences et il ne nous reste plus d'espoir aujourd'hui qu'en M. Bayard qui depuis long-temps nous promet des révélations peut-être encore bien éloignées.
Dans une publication récente, on a décrit le procédé auquel M. Talbot attache le plus d'importance; cependant je pense qu'il n'est pas inutile de donner une description plus exacte du calotijpe, empruntée à des traités spéciaux que je viens de recevoir de Londres. Mes lecteurs trouveront sans doute avec plaisir dans ce chapitre, le procédé chrysotype d' Herschell, et quelques détails sur d'autres papiers fort curieux. Je dois à l'extrême obligeance de M. Hue, de pouvoir joindre à ce travail les dernières découvertes de Herschell et de M. B. Hiint.
Calotype.
Les objets nécessaires à la préparation du papier calotype, sont :
I^Bmb aflUcMui profoades cfn deu euveHtt tfe HMir laine.
3^ Une endette de Terre.
d^ Une éproufette graduée.
4^ Du papier brouillard et plusieurs pinceaux fins et doux.
5" Du papier à lettres glacé. (On aura soin d'exanrâer ee papier par transparence ; s'il était parsemé de grumeaux ou que sa texture ne fût pas bien égale, il ne pourrait servir. On rejd.tera les feuilles qui portent le nom du fabricant ou bien on les coupera de manière à enlever la marque qui produirait une tache dans le milieu de l'épreuve. On ne saurait apporter trop de soins au choix du papier.)
6° Des préparations liquides au nombre de cinq, dont Je vais de suite indiquer la composition (1).
^ 1. Solution de 100 grains de nitrate d'argent cristallisé dans 6 onces d'eau distillée.
N"" 2. Solution de 500 grains d'iodure de potassium dans une pinte d'eau.
N** 3. Solution de 100 grains de nitrate d'argent dans 2 onces d'eau distillée ; ajouter à cette solution un sixième de son volume d'acide acétique concentré.
N"* 4. Solution saturée d'acide gallique cristallisé, dans de l'eau distillée (2).
N"" 5. Solution de 100 grammes de bromure de potassium dans 8 ou dix onces d'eau distillée.
Tous ces liquides seront conservés dans des flacons bou-
' (1) J'ai conservé les déuominatioiis anglaises pour te poi4s des substances.
(2) On peat remplacer la solution d'acide gallrque, par de la teflituré de noix de Galles étendue d'eau, néanmoins on ddil préférer la première substance. L*eàn dissout une très pellta quantité d'acide gallique.
chés i i'émeri et placés autant que possible à Tabri de. lalumière.
Quand on a fait choix du papier dont on veut se servir^ on trace sur un des angles une petite marque au crayon pour reconnaître plus tard le côté sur lequel les préparations ont été appliquées, puis au moyen d'un pinceau bien doux, on lave un des côtés du papier avec le liquide n** 1, en ayant soin de faire le moins de reprises possible et de ne pas croiser les traits ; on place alors le papier à quelque distance du feu ou bien dans un endroit obscur pour le faire sécher. Lorsqu'il est sec, on le trempe dans la solution n"" 2 où on le laisse séjourner pendant une ou deux minutes; on le trempe ensuite dans un vase plein d'eau, et après avoir absorbé la plus grande partie de l'humidité, on le fait sécher spontanément ou devant le feu. Bien que ce papier soit à peine sensible à l'action lumineuse, il faut néanmoins le conserver à l'abri de la lumière dans un portefeuille. Il est inaltérable pourvu qu'on ne l'expose pas au jour; il est même prudent de faire toutes ces préparations à la lumière d'une bougie.
Pour éviter toute erreur , nous nommerons le papier ainsi préparé, poptertoditre; il doit avoir une teinte bien égale et d'un rose très pâle.
Quand on veut faire une épreuve , on fait un mélange à parties égales (1) des solutions n°* 3 et 4, mais il ne faut en préparer que la quantité nécessaire à Texpérience, parce que ce mélange s'altère promptement. On obtient ainsi un goUo-nitrate d'argent que l'on étend sur le papier ioduré avec un nouveau pinceau en prenant les mêmes précautions que dans l'opération précédente. Quand on a laissé reposer la feuille de papier pendant une demi-minute , on la trempe dans l'eau dont on absorbe la plus grande partie au moyen du papier brouillard, et enfin on le fait sécher doucement en le plaçant à une assez grande distance du feu.
(1) On fait ce mélange dans Téprouvette graduée.
Toute cette seconde partie de Topératiou doit être faite à la lueur d'une bougie. Lorsqu'on veut obtenir une épreuve immédiatement, il est inutile de faire sécher le papier au feu, il suflBt de Téponger avec le papier brouillard. Quand il a été complètement séché, il ne conserve sa sensibilité que pendant quelques heures > aussi ne faut-il pas tarder à en faire usage.
Pour exposer le papier à l'action lumineuse dans la chambre obscure, il faut, lorsqu'on l'emploie humide, remplacer la planchette par une ardoise sur laquelle l'humidité fera adhérer le papier.
La durée de l'exposition variera de cinq secondes à deux minutes suivant la couleur de l'objet et l'intensité de l'éclairage. Lorsque cette partie de l'opération est terminée, il n'existe sur le papier aucune trace de l'image ; pour la faire paraître, il faut laver la feuille de papier avec un pinceau trempé dans le gallo-nitrate d'argent et l'exposer à la chaleur d'un feu doux pendant un temps qui varie entre quelques secondes et une minute ou deux ; on voit les traits se former peu à peu et prendre enfin une teinte brune ou noire ; c'est alors qu'il faut soustraire l'image à l'action du calorique (1).
Pour fixer l'épreuve , on la trempe d'abord dans l'eau, et après l'avoir séchée en partie dans du papier brouillard, on la lave avec la solution de bromure de potassium (n*> 5) (2) , et après un dernier lavageà l'eau, on la sèche définitivement. Une forte solution de sel conunun peut être substituée
(1) On peut encore faire paraître l'image en appliquant le revers du papier sur les parois d'une bouteille contenant de l'eau bouillante , ou sur une espèce de boule d'étain chaufTée de la même manière.
(2) On fera ce lavage dans la cuve de veriT.
à celle de bromure de potassium , mais avec moins d^avaûtage.
Il est important que cette dernière partie de Topération soit exécutée dans un endroit éclairé par une très faible lumière, ou mieux encore, par nne lanterne garnie de verres jaunes.
L'épreuve que l'on obtient par ce procédé , est négative, c'est à dire que les parties blanches des objets sont représentées en noir et vice versa ^ mais avec celte épreuve, on peut en obtenir un nombre illimité dont les ombres et les clairs seront parfaitement conformes à ceux des objets fiatu^ reb. Pour cela, il suffit d'appliquer l'épreuve négative sur une feuille de papier photogénique, de les placer ensemble sur une planchette et de les recouvrir d'une glace qui les maintienne immédiatement en contact, puis de les exposer à la lumière jusqu'à ce que la seconde épreuve soit formée, ce qu'on peut vérifier en soulevant un des angles du papier, mais il faut d'abord augmenter la transparence de l'épreuve négative. Voici le procédé que M. Talbot emploie habituellement ; il rApe de la cire vierge sur le revers de l'épreuve, et après l'avoir placée entre deux feuilles de papier blanc, il promène sur le feuillet supérieur un fer à repasser chaud jusqu'à ce que la cire fondue ait pénétré le papier de l'épreuve que Ion peut employer aussitôt que la cire est bien refroidie. Quand on a pris ainsi plusieurs contre-épreuves, l'original perd quelquefois un peu de sa vigueur, mais il suffit pour la lui rendre, de le laver avec le gallo-nitrate d'ar^ gent, de le chauffer et de le fixer de la manière indiquée précédemment. On pourrait obtenir les contre-épreuves sur du papier calotype ; mais M. Talbot recommande de les faire sur du papier photogénique ordinaire préparé de la manière suivante :
Faites dissoudre 25 grains de sel commun dans une once d*eau distillée , laisses^y tremper le papier peadasl ^€{4110
temps et placez-le ensuite entre plusieurs feuilles de papier brouillard; faites ensuite dissoudre 90 grains de nitrate d'argent cristallisé , dans une once d*eau distillée, et avec un pinceau, étendez ce liquide sur le papier , faites sécher |in peu, passez une seconde couche de nitrate, et enGn faites sécher complètement.
On peut se servir d*un autre papier photogénique , qui donne de meilleurs résultats et dont la préparation est moins difficile. Faites dissoudre 100 grains de bromure de potassium dans une once d*eau distillée, trempez-y le papier, placez-le entre plusieurs feuilles de papier brouillard, et quand il sera presque sec, étendez sur une de ses faces une solution de 100 grains de nitrate d'argent dans une once d'eau distillée, et faites-le sécher dans un endroit obscur. On augmente la sensibilité de ce papier, en y passant une seconde couche de nitrate d'argent.
On fixe les épreuves obtenues sur ces papiers, de la même manière que les images formées sur le papier calotype. La sensibilité est si grande, que l'on peut copier des plumes, des feuilles, etc., à la lueur d'un bec de gaz ou d'une lampe ordinaire, en se servant du papier encore humide. On aura soin de le placer à quatre ou cinq pouces de la flamme, et l'épreuve sera ordinairement terminée en troi» ou qualr?niteutes.
J'ajouterai quelques renseignemens sur les principales précautions a prendre pendant les diverses opéraUoos que je viens de décrire.
Il faut avoir autant de pinceaux que de solutions et les laver exactement chaque fois que l'on en a fait usage. Le pinceau qui sert à étendre le gallo-nitrate est prcmptem^nt détruit.
Le même papier brouillard ne doit pas servir pour tbsdr**ber rhumidité du papier dans les vMérMtes opér«iti<MMl. fil
logie avec celnî de M. Daguerre. A l'aide de son papier, M. Hunt a fait des épreuves en cinq secondes au soleil et en une minute par un temps couvert; il a môme obtenu parfois Timage d'objets en mouvement. Voici la préparation indiquée par Fauteur :
Etendez une feuille de papier glacé, sur un plan dur et uni, lavez-la au moyen d'un pinceau très doux, avec une solution de soixante grains de bromure de potassium dans deux onces d'eau distillée et faites -la sécher promptement près du feu ; répétez la même opération une seconde fois ; étendez sur la même face une solution de 120 grains de nitrate d'argent dans une once d'eau distillée, et faites sécher rapidement à l'ombre. Quand on veut faire usaga du papier, on le lave de nouveau avec le nitrate et on le place encore humide dans la chambre obscure en ayant bien soin d'éviter que le papier reçoive l'impression de la lumière avant le moment indiqué. Au bout de quelques secondes, on retire le chûssrs et on fait complètement sécher l'épreuve dans l'obscurité. Il n'existe alors aucune trace du dessin sur le papier, mais en l'exposant aux vapeurs mercurielles , on ne tarde pas à voir apparaître Timage ; on enlève la lampe ù l'esprit de vin et au bout de quelques instans, on chauffe de nouveau le mercure jusqu'à ce que l'image soit bien distincte : il faut alors enlever l'épreuve et la placer dans un endroit obscur où on la laissera pendant quelques heures se terminer toute seule. On Oxe l'épreuve en la lavant d'abord dans de l'eau pure. Après l'avoir séchée, lavez-la promptement avec un pinceau trempé dans une solution chaude d^hyposuIGte de soude et soumettez-la enfin à un dernier lavage dans l'eau fraîche. Vous obtiendrez ainsi une épreuve négative il est vrai, mais presque aussi nette qu'une planche daguerrienne et au mojen de laquelle vous pourrez Caire des épreuves positives parfaites.
Chrysotype.
Le papier chrysotype découvert par M. Herschell, est (Tune préparation facile et donne des résultats comparatdes sinon supérieurs à ceuï du calotype.
Préparation, — Faîtes dissoudre 106 grains d'ammoniocijtrate de fer dans 900 grains d'eau et étendez au pinceau cette solution sur une feuille de papier mince , lisse et d'un tissu bien égal, faites-le sécher et renfermez- le dans un carton jusqu'à ce que vous ayez occasion d'en faire usage. L'image de la chambre obscure se forme rapidement sur ce papier, mais elle est très faible et parfois entièrement invisible. Pour la faire paraître, lavez-la avec une solution d'or dans l'eau régale, neutralisée par la soude et étendue d'eau jusqu'à ce qu'elle prenne à peu près la couleur du vin de Xérès ; l'image se dessine aussitôt, mais n'atteint son maximum de perfection qu'au bout d'une minute ou d'une minute et demie. Lavez-la ensuite à deux ou trois eaux et faites- la sécher. L'épreuve est alors à raoilié Dxée; pour la fixer complètement , étendez à sa surface une faible solution d'hydriodate de potasse, laissez-la reposer pendant une ou deux minutes , surtout lorsque les clairs sont altérés par ce lavage et faites-la tremper dans l'eau pure jusqu'à ce qu'elle ail repris toute sa vigueur; faites-la sécher et dès lors elle résistera à la plus vive lumière et probablement à Taction de toutes les substances qui ne détruisent pas le papier.
On peut substituer le nitrate d'argent au chlorure d'or, rimage y gagne en netteté et en vigueur ; mais dans ce cas, on fixera l'épreuve avec l'hyposulBle de soude (1).
(1) En faisait usajgc de nitrate d'ai^ent, l'opération devient $aps contredit la plus simple de tontes celles qpe I'qu çm9Mf§9 actuellement
Ce papier est précieux pour obtenir la contre-épreuve (f une image négative.
M. Herschell a découvert récemment une nouvelle préparation plus difficile à exécuter que la précédente, mais qui donne immédiatement des images positives. L'illustre savant a donné le nom de cyanotype au papier qu'il prépare de la manière suivante :
« Mêlez parties égales d'une solution froide et saturée de sublimé corrosif et d'une solution d'ammonio-citrate de Ter: une partie (poids) de sel pour onze parties d'eau. Il ne se forme pas immédiatement de précipité, et avant qu'il se montre, lavez avec la solution, une feuille d'un papier jaunâtre plutôt que bleu; faites-le sécher et vous pourrez alors en faire usage. J'ai reconnu qu'on pouvait le conserver sans qu'il perdît sa sensibilité.
Pour faire une épreuve (supposons que Ton copie une gravure), on l'expose à la lunn'ère jusqu'à ce que Ton aperçoive une image faible, mais cependant parfaitement visible et que le bord du papier ait pris une teinte d'un brun pâle. Lavez-le alors le plus rapidement possible avec un pinceau large et plat trempé dans une solution saturée de prussiate (ferro-cyanate) de potasse étendue de trois fois son volume d'eau gommée assez fluide pour couler facilement sans s'attacher aux bords du vase. II faut surtout que la couche de liquide soit étendue avec rapidité , également et n'ait pas trop d'épaisseur. En faisant sécher dans l'obscurité, il est rare qu'on n'obtienne pas une bonne épreuve , et chose remarquable, aussitôt sèche, elle est fixée, du moins suffisamment pour ne pas être altérée à l'instant par l'action de la lumière. Au bout de quelques jours elle est complètement inaltérable. A la longue, des détails d'abord à peine visibles, se dessinent avec plus de netteté, et l'épreuve prend peu à peu une plus grande vigueur sans perdre de sa netteté. D'abord pourpres, les traits passent au bleu vcrdètre. L'expérience seule peut
faire conôattl'e le montent préds où il faut «mstraire lef»pier à Taction lumineuse. Si Texposition est trop prolongée; on n'obtient qae les ombres les plus fortes, quand au con;traire on n'a pas laissé afçir la lumière avec assez .d'énergie, rimage d'abord parfaite , se transforme rapidement en une large tache où l'on ne distingue plus aucune trace du des* sin.
Je vais maintenant décrire deux procédés fort curieux publiés en Angleterre , l'un par M. Herschell , l'autre par M. Hunt.
Procédé de M. Herschell. — Si l'on ajoute du nitrate d'argent (1, 2 pes. spécif.) à de l'acide ferro-tartarique (1, 023 p, spéc), il se forme nn précipité qui se dissout eu grande partie sous l'influence d'une douce chaleur, en laissant un dépôt noir et un liquide d'un jaune pâle qui n'est pas troublé par un excès de nitrate. Lorsqu'on a ajouté une quantité de cette dernière solution égale en volume à la moitié environ de celui de l'acide ferro-tartarique, le liquide est préparé et ne s'altère pas si on le conserve à l'abri de la lumière. Un papier sur lequel on étend cette préparation, et qu'on expose encore humide aux rayons lumineux pendant quelques secondes, ne paraît pas être impressionné , mais bien que soustrait à l'action de la lumière, il se couvre peu à peu d'une image qui finit par devenir très nette. Si Ton fait sécher le papier à l'ombre avant de le soumettre à l'influence solaire (il est alors d'un jaune grisâtre pAle), il acquiert la singulière propriété de recevoir une image invisible que M. Herschell nomme inuige dormante et dont la production exige une exposition de W à V en plein soleil (dans le cas où l'on copierait une gravure). On doit éviter de laisser le papier exposé trop long-temps à la radiation solaire, car alors le résultat est moins eitraordinaire parce que l'image commence à paraître, et devient progressivement plus distincte. Mais si l'on arrête l'action de la lumière avant que cet effet
M^ fT9éùll, M iiMtent répreivve vmM» qjm Vw f«îi|Mh nltre HosaitM en la souaiettant i la vapeur derhal«i0a«at doat kft traits preaMOt comme par eBcbantement une teînfa^ de plus en plus vigoureuse. On peut aussi faire paraître l'épreuve invisible en la plaçant entre les feuillets humides d'un cahier de papier ou sur la vapeur de l'eau chaude.
Procédé chromatype de M, Hunt. — On lave d'abord le papier avec une solution de sulfate de cuivre, puis lorsqu'il est pres({ue sec « avec une solution de bi^chromate de po^ tasse et on le fait sécher au feu. Ce papier qui peut être conservé indéfiniment est toujours propre à être employé à copier des gravures, des fleurs, etc., mais il n'est pas assez sensible pour servir dans la chambre obscure. L'exposi^ tion à la lumière doit durer de 5 à 15 ou 20 minutes et l'on obtient une épreuve négative qu'on lave avec une solution de nitrate d'argent ; aussitôt se montre une belle image positive d'une couleur orangée foncée sur un fond légèrement sombre mais quelquefois parfaitement blanc. 11 faut de suite fixer cette épreuve en la lavant dans de l'eau distillée et la faire sécher. En trempant l'épreuve positive dans une faible solution de sel commun, l'image s'évanouit doucement, et il ne reste à sa place qu'une silhouette pâle et négative ; qu'on la fasse sécher en ce moment et qu'on l'expose pendant quelques minutes au soleil, et l'on verra se reprodmre une épreuve positive d'une belle couleur lilas;
J'aurais pu donner plus d'extension a ce chapitre, en décrivant plusieurs autres procédés à peine connus en France, mais je ne veux pas reculer davantage les limites de cet opuscule. En donnant la composition des meilleurs papiers photogéniques , j'ai eu pour but d'appeler l'attention des amateurs sur un sujet aussi intéressant, de leur fournir quelques donnée» qui le& ej^citeront peut-être à faire des rer (Okeriàes daas une voie que nos savaos paraissent avoir dé-
NOTÉS SITR fiSVERSi SV<I£TS.
1* poussAGE DES PLAQUES. —On peut sans crainte affirmer qu'il est impossible d'obtenir une belle épreuve sur une plaque mal polie, mais on ne possède encore aucun moyen de reconnaître que le polissage est parfait , car il ne faudrait pas s'en rapporter entièrement à Tapparence de la surface métallique, bien qu'il y ait de fortes présomptions de croire que Ton a réussi, lorsque la plaque est bien nette, non voilée et qu'elle réfléchit parfaitement l'image des corps. Faut -il polir pendant long -temps ou terminer l'opération en quelques minutes? Comment résoudre ces questions lorsqu'on voit des résultats identiques obtenus par l'un et Tautre moyen? 11 faut avant tout chercher à débarrasser la surface de l'argent de tous corps étrangerSy et ensuite la sé^ cher parfaitement. Je sais que l'on a dit le contraire dans ces derniers temps, mais je partage l'opinion de MM. Daguerre et Choiselat. Tous les moyens qu'on a proposés pour polir les plaques, ne sont que des modifications du procédé indiqué par l'inventeur de la photographie, tous peuvent être employés avec succès et celte latitude laissée à l'opérateur est précisément la cause de son incertitude. Cependant malgré tout ce que je viens de dire, j'ai parfois été sur le point de douter de l'importance qu'on a accordée au polissagç, lorsqu'il m'est arrivé de faire une épreuve passable sur une plaque polie à la hâte; n'aurais-je pas réussi parfaitement si l'iodage et l'application des substances accélératrices n'avaient péché par quelque point? Quoi qu'il en soit, je conseillerai toujours de polir les plaque^ avec le plus
grand soin. Quant au procédé à suivre, il faut établir une distinction entre les plaques neuves, traitées par le chlorure d'or et celles dont on n'a pas fixé l'image. Pour les premières, on devra opérer d'après les instructions de M. Daguerre, on supprimera le chauffage et le ponçage à l'huile pour les autres (1); le lavage à l'eau distillée bouillante conseillé par le même auteur, peut être employé avec avantage dans les deux cas, mais on peut s'en dispenser et je crois vraiment cpie peu de personnes exécuteraient convenablement ce dernier temps du décapage qui nuirait alors plus qu'il ne serait utile.
Le polissage à la térébenthine proposé par MM. Belfield et Foucault abrège l'opération, mais il faut avoir bien soîn â'enlever complètement la térébenthine , sans quoi, Tiode ne s'attache pas à la plaque d*une manière égale et forme quelquefois une surface irisée sur laquelle il est impossible de faire une épreuve. 11 m'est arrivé de voir en pareil cas, un voile se former sur l'épreuve, au moment où je la plongeais dans l'hyposulfite de soude.
Je n'ignore pas que ce conseil paraîtra étrange à bien des personnes, car MM. Belfield et Foucault affirment que l'existence d'une faible couche de térébenthine est indispensable à la formation de l'image, mais ators pourquoi recommandent-ils de finir le polissage avec de l'alcool qui doit nécessairement enlever le peu d'essence qui pourrait encore rester sur la plaquedéjà nettoyée par l'action delà ponce ou du tripoli? Pourquoi insistent-ils sur la nécessité d'enlever le plus possible cette térébenthine? J'ai essayé ce procédé et je n'ai pu réussir une épreuve lorsque je n'enlevais pas complètement l'essence; je le répète, avec l'essence, on polit bienet beaucoup plus vite^ mais cette substance appliquée de cette manière, ne me parait avoir aucune propriété accélératrice. Quant à
(1) Quand on polit à l'essence:, on supprime le chauffiige, quel que soit l'état de la plaque.
Sês^
• Ift oéceiritèabooMie de la couche organique, elle meaembl« ndorieusetneot réfutée par les belles Neuves que plu'^ -sieurs personnes et entre autres M. Foucault, ont faites sur des plaques nettoyées à Facide azotique avec le plus grand soin. L'eau acidulée par Tacide nitrique, tache souvent les plaques et j'emploie de préférence l'eau aiguisée d'une petite quantité d'acide acétique, ou bien de l'alcool absolu étendu d'eau. MM. Ghoiselat et Ratel font habituellement usage de ce dernier liquide.
Rien n'est plus simple qae le polissage d'une plaque, soit avec l'essence de térébenthine, soit avec l'essence de lavande dont l'usage a été recommandé par M. Daguerre.On humecte un tampon de coton d'essence et on l'étend sur la plaque saupoudrée de tripoli, de pierre ponce pulvérisée , d'os calcinés ou de noir de fumée ; après avoir poli le métal pendant Une ou deux minutes en ajoutant toujours une des substances pulvérisées que je viens d'indiquer, on change de coton et on sèche la plaque à laquelle on donne te dernier coup avec un tampon propre ou avec le velours préparé suivant la méthode de M. Glaudet. Je ne saurais trop recommander de faire sécher les poudres à polir et le coton avant de s'en servir, car ce qu'il faut craindre surtout, c'est l'humidité que ces substances pourraient laisser sur le métal.
M. de Brébisson m'écrit qu'il emploie exclusivement l'essence de lavande. Il met une certaine quantité de pouce, de tripoli ou de potée d'émeri dans le flacon à l'essence, et après l'avoir bien agitée, il en prend une goutte qui lui suffit pour polir un quart de plaque.
Je crois devoir consigner iciuneobservation assez curieuse qui m'a été communiquée par MM. Bisson et Plumier. Ces messieurs ont remarqué qu'après avoir fait repeindre leurs pavillons, ils ne pouvaient faire une seule épreuve, jusqu'à ce que rôdeur de la pemture se fût complètement dissipée ; ce* pendant lors({u'ils avaient soin d'aérer le pavillon le matin,
lié parfMaAent à ftiim A» fértrait» dant KipAeMiMi^Si «e borne & citer ce fait qi» nie paraît d'âutail ptaa difteHéà ezplkiiier aujowrd^hui^ que Ton polit les ptaipes afvee Pèsaence de térébenthitie.
3» ScnB^TAmES ▲CGÉLÉRATRicfis. M. Belfield^Leffivre après avoir employé le bromure de potassium dont il faisait dégager le brome au moyen de Pacide nitrique. Tient de communiquer à TAcadémie le moyen qu'il emploie pour soumettre la plaque à l'action aoeélémlriee du gaz acide eliloreiix, qu'H considère comme la plus sensible des substances proposées jusqu'à ce jour, n'ayant pu mettre ce procédé è Fêpreuve, je me bornerai à copier le paragra[4ie prfncqml de la note de M. BelBeld, cenasigaée dans le eompte-rendu de l'Académie des Sciences. (Séance dn 23 octobre 1843.)
<i On fait fondre dans iroe capsule de porcelaine, et à une douée chaleur, du chlorate de potasse cristallisé. Lorsque la masse vitrifiée est refroidie, on en introduit quelques grossiers fragment, 4 à S décigrammes peut-être, (fons un flacon delà contenance de 1 centilitre environ : on verse sur ces tragmens, 4 à 5 grammes d'acide sulfurique pur et OMSteeBtré, et 0» coiiserve le mélange soigneusement abrité de toute lumière. Le flacon ne tarde pas à se remplir de *gaz acide cMareux que l'on peut y puiser avec une petite pompe en cristal, pour Tiiqecter ensuite dans la capsule i brônoûe, suivant Fki^nieus procédé indiqué par M. Ghoiselat pour Femploi du brômoforme. 1 Centimètre cube de gaz pour une surface iodurée de 1 décimètre carré sera un dosage approximatif assez exact. »
.fe rappellerai que l'on peut îoder et brômer les plaques pinceurs heures avant de prendre une vue; par te moyen, on évite d'empcMrter les bottes à iode et à brdme lorsqu'on va faire des épreuves à la CMOspagne ou copier un monument.
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ces iodications dans un tableau <|n} pèmettilBiUtmannlëiirs 'M'XfmKfi^t i inro M patt MMrt les (etupigiwnMMB èérnsBélres.
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