‹ Mélanges poétiques et discoursChapitre 21 sur 65 · L'IDEE ETERNELLE · texte numérisé non relu

L'IDEE ETERNELLE

Qu'il c.sl doux pour Tame qui pense El Ilot le daus riiiimensilé Eulre le doute et l'espérance La lumière el robsruiité.

ri+ LIDEE ETERNELLE.

De voir une idée élenielle Luire saus cesse au-dessus d'elle, Coniîiie une éîoile aux feux couslcins, La consoler sous ses uuaj^es, El lui laoïî'.rcr les doux riva|^es Llanclns ai- lï •..-iie du lenips !

VERS A M. TPiAMBLY,

ALTEUIl DE l'oenologie (i),

EN LUI OFFllANT LE DEUXIÈAIE VOLUME DES MÉDITATIONS.

Muse aimable ! lille d'Horace !

Qui presses clans tes doigts la coupe des festins, Sur ton front virginal que l'ivresse a de grâce î

(i) L'OEnoliigie , pcn'-iiit' cli(l;itli(nir , tu quatre cliaiitf livi i!e unies liisloriciucs.

i36 A M. TRAMBLY.

Le pampre de nos bords dans les cheveux s'eulate Au laurier brillant des Lalins.

Feul-ètre qu'en t'oftrant ces vers nioiiilléj de kuines, L'ombre de ma douleur pourra lernir les charmes ; Mais souviens-loi qu'Horace, en chanlanl le plaisir, De la mort quelquefois accueillait la pensée, El laissait échapper de sa lyre glacée Un triste et sublime soupir !

Comme pour ilaller Tœil, eu couronnant son verre, Samaiu voliq^lueuse entremêlait pai'fois

Le sombre feuillage du lierre Aux roses de P*slum qui mouraient sous ses doigts.

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A M. TRAMBLY,

AUTEUR d'une ÉriTUE AU roÈXE SLNECÉ,

KÉ A MAÇON, l.E l3 OCrOLRE iCl^i.

De Seiiecé l'ombre aimable el genlille Dans ce cliàloaii , par sa lyre emiobli, Kevinl un j(;ur des rives de l'oubli ; Le sombre ennui le recul à la trrille :

38 A 31. TRAMBLY.

Lois il s'euluit ; puis, se touraani devers L'humble ermitage où, malgré cent hivers, Dans tes chansons sa verve encor pétille, Avec surprise il écouta tes airs ; Holà ! dit-il, reconnaissant ses vers, r>îon héritier n'est pas de ma famille.

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