A L^E JEUNE ARABE
Qiiautl !e nuage ailé qui flolle et te caresse D'odoranlcs vapeuis couimeucc à t'enivrcr ; Que les songes lointains d'amour et de jeunesse Nagent pour noitô dans l'air que lu fais respirer ;
Quand de l'Arabe errant lu dépeins la cavale Soumise au frein d'écume entre les mains d'enfant, Et que de ton regard l'éclair oblique égale L'éclair brûlant et doux de son œil triomphant ;
Quand Ion bras, arrondi connue l'anse de l'urne. Sur le coude api)uyé soutient ton front cbarmanl, El (pi'un reflet soudain de la lampe nocturne Fait briller ton poignard des feux du diamant ;
I! n'est rien dans les sons que la langue murnuu-e, Rica dans le front rêveur des bardes conmie moi , Rien dans lesdoux soupirs d'uneame fraîche et pure, Rien d'aussi poétique et d'aussi frais que toi !
J'ai passé rà.,'e heureux où la (leur de la vie^ L'amour, s'c^îanouil el parfume le cœur,