‹ Mélanges poétiques et discoursChapitre 53 sur 65 · CINQUIÈME NOTE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME NOTE

Sois sacré l lu deviens , par ce royal mystère ; Le maître de la terre, Le serviteur de I»ieu.

A partir de la fin du quatorzième siècle, le sacre a constamment passé pour une cérémonie sinon indifférente, du moins indépendante de l'exercice de lous droits et de toutes prérogatives ullramontaines ou sociales. L'héritier du liôue, saisi du titre de roi dès le ventre de sa mère, a toujotirs été réputé roi par la seide force et dans toute la plénitude de son droit héréditaire, sans que le défaut ou l'accomplissement de l'onction pût ni le fortifier, ni l'affaiblir, ni rien changer à l'effet de la puissance royale, avant comme après la solennité; mais on a continué d'y respecter ce caractère auguste qu'y imprime la religion. Nous n'avons pas d'exemple qu'un roi de France ait dédaigné ou négligé de se conformer à cet ontiqur

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usage, lors même qu'il a cessé d'être un sujet d'obligation politique, jusqu'aux successeurs de l'infortuné Louis XVI, qui étaient hors d'étal de se faire sacrer. Il n'est pas un de nos princes qui ne se soit fait un pieux devoir d'appeler la bénédiction du ciel sur les prémices de son règne, et de courber publiquement son front aux pieds du souverain maître des empires et des rois. Jean Rely, dans un de ses discours aux Etals de Tours, en 14S3, exprime ainsi son opinion au sujet du sacre : « La vertu de l'onction sacrée et des bénédictions sacerdotales et jjontificales qui se font en la sainte église au couronnement des rois, quand ils sont dignement venus de lui, le font régner en paix, en joie et en prospérité, avoir longue vie, grande gloire et invincible sûreté, protection et garde de Dieu le créateur, et les benoits anges, de laquelle le roi est environné, défendu et gardé, etc.. »

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