‹ Melanges poetiques et litteraires. --Chapitre 45 sur 139 · SCENE XIL · texte numérisé non relu

SCENE XIL

Les mêmes, FAQUINO. Faqlino {à la iaiitoiiiuiilc

Merci

DuMONT (Jrèsi agité).

Bon, le voici !...

FaQUINO [sa/i/anf profoiuléiiienC).

Mesdames, j'ai l'honneur !

{A Duiiiont.)

Mon excellent ami !

(/A se i/oii/u/it uitt' poigiu'c de Diaiii?)

DUMONT {à part).

Tâchons de nous remettre.

Faquino.

Obéissant au vcuu marqué dans votre lettre, J'ai tout laissé sur l'heure, et me voici.

DuMONT.

Vraiment, Je suis très honoré de votre empressement.

Faquino.

C'est un faible tribut de ma reconnaissance, Et l'effet d'un penchant dont la douce influence Me conduit sans effort dans vos foyers bénis Où séjournent la grâce et l'esprit réunis.

gg mélanges poetiques et littéraires

L'esprit séjourne ici, baron, quand vous y êtes.

Faquino.

Vous cueillez l'abondance où je glane les miettes.

Cécile.

Pardon. A cet égard vous l'emportez sur nous : L'abondance nous fuit pour arriver chez vous.

DuMONT {i>(7S à Cécile).

Tu veux donc jusqu'au bout te montrer détestable !

Faquino {à Cécile).

Ah ! vous êtes pour moi mille fois trop aimable !

Cécile {Juji à Dumont).

Vous voyez qu'il n'est pas de votre sentiment.

Faquino {à Cécile).

Vous avez le secret d'exprimer gentiment De vos impressions la nuance précise.

Cécile.

Je n'avais pas l'espoir d'être aussi bien comprise.

Faquino.

Ni moi d'être par vous de la sorte jugé.

Cécile.

Et compris.

Dumont.

{Qui a suivi la conversai ion avec inquiétude.) Mais sans doute ! Enfin...

Faquino {enilurrrassé).

Très obligé.

Mademoiselle... pour... de votre... sympathie... Tant d'honneur me confond.

les faux brillants 99

Cécile.

C'est trop de modestie.

Faquino {j-eprcnaut de F aplomb).

Cela vous étonne ?

Cécile.

Oui, sous vos dehors galants.

La modestie omet les apparats brillants, Et chez un grand seigneur de votre... provenance, On est toujours surpris d'en trouver l'apparence.

DuiMONT {à Elise).

Dis un mot en passant du cadeau qu'il t'a fait.

Faqltno {à part).

Elle a des soupçons. Bah ! j'ai de l'aplomb I

DuMONT {(? Faquino).

Au fait, Vous nous avez produit une aimable surprise...

Elise.

Oui, ces bijoux, baron, sont d'une grâce exquise.

Faquino.

Leur éclat disparaît sous l'éclat de vos yeux.

Elise {Jn^issaut la vue).

Ah, baron !...

DuMONT.

Et le comte ?

Il vient ce soir.

DuMONT.

Tant mieux.

Nous l'invitons.

loo melanges poetiques et lit'j'kraikes

Faquino.

Merci.

DUMONT

Vos amis sont les nôtres.

Faqluno.

Toujours hospitalier !

Cécile.

En vient-il beaucoup d'autres ?

{DtDiwiit fait nu i^estc terrible à Cécile?)

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