‹ Melanges poetiques et litteraires. --Chapitre 98 sur 139 · LES MÊMES, ARTHUR DUCLOS · texte numérisé non relu

LES MÊMES, ARTHUR DUCLOS

Approchez, mon ami, et dites-nous ce qui en est.

Rose ((i part).

Comment! Arthur qui revient et mon père qui le reçoit à bras ■ouverts !

Arthur {à part).

Que signifie cette bienveillance? Aurait-il appris

DuCLOS {tendant la main à Arthui').

Mon cher Arthur, tout en déplorant, avec vous, la perte d'une parente aussi estimable que Mme de Beauvoir, je vous félicite de

la bonne fortune qui vous fait son légataire Un si beau

patrimoine ne pouvait tomber en meilleures mains.

Rose {à part).

Je m'y perds! c'est lui. maintenant, qui est le légataire!... Ce n'est donc pas lui qu'il a chassé... Oh ! je n'ose espérer !...

Arthur.

Je suis bien sensible à l'intérêt que vous me portez, monsieur Duclos. J'étais venu pour vous faire part de cette surprenante nouvelle; mais je vois qu'on m'a devancé...

Duclos.

Oui, c'est mon ami Legrand qui m'a annoncé cela, tout en me donnant des renseignements peu édifiants sur le compte de cet impudent menteur que vous avez vu ici ce matin.

Arthur.

Quoi, ce monsieur Fatenville?

Duclos.

Oui, je viens de le mettre à la porte.

Rose, Ah! c'est Fatenville que vous avez congédié tout à l'heure?

DUCLOS

Lui-même, ne t'en déplaise.

Rose, A la bonne heure !

Duc LOS (^surpris).

Mais il me semblait...

Rose.

Que nous ne nous sommes pas compris. Vous parliez de l'un {Jetant un regard timide du côté d'Arthur) pendant que je pensaisà l'autre.

DuCLOS.

Te comprends tout maintenant.

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