‹ Mélanges poétiques & littérairesChapitre 66 sur 120 · ACTE II, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VII

S'il vit, attendez-vous à ce que l'on publie

Vos louanges en Gaule et jusqu'en Germanie.

Sous vos lois, Rome, enfin, calme de toutes parts,

Jouira de la paix autour de ses remparts.

Et par là votre nom, plus que par la victoire,

Deviendra glorieux au livre de l'histoire.

Mais si de Sabinus, abattu de son rang.

Il vous fallait encor, Seigneur, verser le sang,

Ses frères de la Gaule et de la Batavie

Sauraient bientôt venger une si chère vie,

Et jusques au dernier méprisant le trépas,

Se plonger dans le sang de vos braves soldats.

En son germe étouffez la révolte intestine.

Pour son époux à Rome est venue Eponine;

Daignez la recevoir, écoutez tous ses vœux

Et pour votre repos les réunir tous deux.

VESPASIEN

Qu'entends-je ! Elle est ici cette femme sublime ?

CIVILIS

Oui. Pour elle oubliez de Sabinus le crime.

VESPASIEN

Eh bien, soit! Je consens à son entier pardon; J'y mettrai, toutefois, une condition. Je l'attends au palais. Qu'Eponine s'y rende Avant qu'à l'Occident l'astre du jour descende.

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