SCÈNE
PAMPHILE
Monsieur est nerveux. Monsieur a bien dormi et s'est bien amusé à cette soirée ?
LUC DRIAN.
Couci-couci ! Rêve d'or, mais nuit agitée. Ah ! mon ami, quelle fête et quel succès !
PAMPHILE, malicieusement.
Pour vous ?
LUC DRIAN.
Pour Edith, Pamphile, pour Edith. (Avec feu.) Quelle fraîcheur ! quelle grâce ! quel entrain ! Je puis bien te le dire, maintenant, qu'elle n'est pas là.
PAMPHILE, à part et goguenard.
Naturellement, elle n'est pas là.
LUC DRIAN, avec feu.
C'est un triomphe pour Edith. Que de pétulance, d'esprit, de beauté !
PAMPHILE, se tournant vers le public.
Hein ! qu'en dites-vous ?
LUC DRIAN.
Tu dis ?
PAMPHILE, interloqué.
Moi ! rien... j'écoute. Si Monsieur prenait son chocolat ? Ça calmerait un peu cette ardeur inutile
LUC DRIAN.
Oui, mon ami, va. Aussi bien, j'ai à travailler avant de recevoir la visite d'Edith et de sa mère, qui doivent venir vers dix heures, pour l'organisation d'une prochaine Fancy-Fair.
PAMPHILE, sortant.
Elles doivent venir vers dix heures ! Fort bien, fort bien ! Parfait, parfait !
208 PHILOPHONE