‹ Mélanges poétiques & littérairesChapitre 82 sur 120 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

PAMPHILE

Monsieur est nerveux. Monsieur a bien dormi et s'est bien amusé à cette soirée ?

LUC DRIAN.

Couci-couci ! Rêve d'or, mais nuit agitée. Ah ! mon ami, quelle fête et quel succès !

PAMPHILE, malicieusement.

Pour vous ?

LUC DRIAN.

Pour Edith, Pamphile, pour Edith. (Avec feu.) Quelle fraîcheur ! quelle grâce ! quel entrain ! Je puis bien te le dire, maintenant, qu'elle n'est pas là.

PAMPHILE, à part et goguenard.

Naturellement, elle n'est pas là.

LUC DRIAN, avec feu.

C'est un triomphe pour Edith. Que de pétulance, d'esprit, de beauté !

PAMPHILE, se tournant vers le public.

Hein ! qu'en dites-vous ?

LUC DRIAN.

Tu dis ?

PAMPHILE, interloqué.

Moi ! rien... j'écoute. Si Monsieur prenait son chocolat ? Ça calmerait un peu cette ardeur inutile

LUC DRIAN.

Oui, mon ami, va. Aussi bien, j'ai à travailler avant de recevoir la visite d'Edith et de sa mère, qui doivent venir vers dix heures, pour l'organisation d'une prochaine Fancy-Fair.

PAMPHILE, sortant.

Elles doivent venir vers dix heures ! Fort bien, fort bien ! Parfait, parfait !

208 PHILOPHONE

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