‹ Mélanges poétiques & littérairesChapitre 83 sur 120 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LUC DRiAN, étonné.

Qu'a-t-il donc avec ses fort bien et ses parfait ? Que peut bien lui faire cette visite ?

{Avec passion.) Oh ! oui, nuit agitée, mais que j'aurais voulu éternelle ! O Edith ! je rêvais que cette fête, pour laquelle tu étais si gentiment parée, était celle de nos noces ! Je rêvais que je te conduisais à l'autel; que ta jeunesse, ta beauté, ton cœur, tout allait être à moi ! Mais, hélas ! combien d'autres t'entouraient à cette soirée ! Que de compliments ! que d'hommages auxquels tu répondais avec ta pétulance habituelle ! Que d'amabilités ! Que de coquetteries, pour ces jeunes fats ! Tu rayonnais... Serais-je jaloux ? Non, mais je l'aime ! Oh ! oui, je l'aime !

(Pamphile rentre avec un plateau et laisse la porte entr'ouverte.)

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