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s’accoulumait de plus on plus à leur porter.

Pour la preuiière fois peut-être, en 1827, le parti liberal a bien jugé de sa situation et modifié sa conduite. Pour la première fois, il a compris que, national et suspect en même temps, il ne reprendrait réellement la force qu’on lui supposait et dont on avait peur, qu’en se montrant capable d’en bien user. Il a entrevu qu’on ne saurait se porter l’organe des intérêts générau.v et agir h la façon d’une coterie, que, pour fonder les droits, il faut ménager les faits, qu’il n’est point de si bonne cause qui dispense de sagesse et d’habileté, pour la gagner. Il s’est conduit dans les élections avec mesure et prévoyance, actif et bien réglé, acceptant sans humeur ses fortunes diverses, subordonnant ses volontés sa force, ses fantaisies au succès, attentif à recruter des adhérents, h conserver ses alliés, sortant enfin des ornières de la tactique révolutionnaire pour entrer dans les voies d’un régime libre et légal.

De là est née une des assemblées les plus désintéressées, les plus indépendantes, les plus honorables qu’.TUcun pays ait jamais possédées, mais qui porte pour ainsi dire une double empreinte et marche sous deu.v impulsions. Son origine est

liltérale, cl c’est sa gloire ; et en même temps on lui a beaucoup dit, et elle croit assez que c’est son péril. Elle a mission de repousser l’ancien régime et de redouter la révolution. On l’a chargée d’une lAche difficile, déplaisante, dure, et on lui a recommandé de ne point oITenser, de ne point faire peur. Il faut qu’elle s’inquiète du mouvement qu’elle suit, (lu’elle déploie et contienne sa force, qu’elle combatte et pacifie, qu’elle surveille et réprime ses propres amis, qu’elle se surveille et se réprime elle même , sans donner pourtant aucun relèche à rennemi qu’elle doit cliasser sans retour.

Et ceci ii’est point le conseil d’une sagesse tardive, la leçon d’une expérience ac<iuise, dans le cours de sa carrière, par la Chambre elle-même; c'est sa situation officielle, sa destinée propre et convenue , le vent qui a soufflé sur son berceau, l’inlention générale qui a présidé à sa formation, le mandai qu’ont reçu, liien que dans une mesure différente, iMM. de Corcelles et Demarçay, aussi bien que MM. Lepelletior d’Aunay et Dupin.

A peine réunie, la Chambre s’est trouvée en présence d’un ministère nouveau comme elle, et dont la situation et la mission n’étaient pas plus simples.

Le caractère saillant, original, du ministère actuel.

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c'est d’être chargé de donner satisfaction à nn inonveinent libéral, et de n'être pas libéral Inimêine. 11 n'est pas libéral selon la pensée et le langage du gouvernement représentatif. Aucun de scs membres n’est sorti des rangs, ardents ou modérés, du parti libéral, et n’a été porté par cette inllucnce. MM.IIyde de Neuville et de la Fcrronnais viennent de l’émigration; MM. de Martignac, Portalis, de CaiLv, n’ont jamais professé les doctrines, ni partagé les fortunes libérales-, ils sont au nombre de ces hommes sages, selon les uns, timides, disent les autres, qui se sont tenus en dehors de toutes les doctrines, de toutes les fortunes de parti, libres de tout engagement un peu précis, un peu irrévocable, uniquement appliqués i\ gouverner leur esprit et leur vie avec bon sens et probité, selon les temps cl les faits.

Kt non-seulement les ministres sont tels, mais c’est là ce qui les a faits ministres; ils ont été choisis à ce titre qu’ils n’élaienl pas des lilréraux. Kl pourtant, quoi qu’on ail pu s’en promettre ou en craindre, c’est liicn dans le sens liliéral qu’ils ont été appelés et amenés à gouverner. Malgré la réserve de leurs actes cl de leur langage, il a été l)ienlôt évident que leur situation leur en faisait une

loi ; loi que UH OU lard, plus ou moins, ilscomprcndraienl, acccptcraieul et accompliraient bien avant d'en convenir.

Ainsi, une Chambre assez inquiète d'ètre officiellement libérale, et un ministère qui ne l'est pas, voilà ce qu'a produit jusqu'ici le mouvement électoral de 1827; voilà quelles forces ont été cbarftées et ont elfectivement entrepris de satisfaire au double vœu de la France, de la délivrer de l'ancien régime, d'assurer l'avenir au régime constitutionnel.

Ce n'est pas tout : indépendamment dos embarras ([ui .sont de leur fait et proviennent de leur propre nature, la Chambre et le ministère ont, à chaque pas, deux conquêtes à faire, deux obstacles à surmonter. 11 faut qu’ils déterminent la conviction e( la volonté, d'abord du roi, puis de cette classe d'hommes invariablement flottants qui siègent sur la limite des deux opinions moyennes, et (jui, soit extrême timidité, soit ombrageuse indépendance, ne s’engagent jamais à rien ni à personne, pas môme à voter demain dans le môme sens qu’aujourd'hui.

Il est convenu dans le gouvernement représentatif qu’on ne doit jamais faire in teiTenir le nom du roi , que les luttes politiques se passent, que les

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alTaircs se décident entre les Chambres et les ministres, et que, responsables de toutes choses, les ministres, en toute occasion, sont seuls présumés acteurs.

Beaucoup de gens en ont conclu que dans ce régime la royauté n’était, ii vrai dire, qu’uue fiction ; le roi, une ombre magnifique cachée derrière les nuages, destinée à apparaître quelquefois, tantôt pour plaire, tantôt pour elTrayer, mais sans pouvoir réel, sans action véritable sur le couisi journalier des événements. Et, selon qu’on a bien ou mal pensé du système représentatif, on lui a fait, de ce rôle de la royauté, un mérite ou un tort ; on a dit qu’il sauvait ou qu’il perdrait la monarchie.

Étrange façon de se payer de mots et de croire à des apparences, au moment où on a l'air de s’en dégager et de voir les choses comme elles sont ! La fiction, dans la monarchie constitutionnelle, c’est de dire que la royauté est une fiction, de ne jamais prononcer dans les Chambres le nom du roi, de le considérer comme étranger au gouvernement proprement dit, de s’en prendre aux ministres seuls, et de supposer qu’ils font tout parce qu'ils répondent de tout.

i»(i MÉLANGES POLITIQLES.

Il est vrai, les ministres répondent et doiveni répondre de tout. Ce n'est pas qu'ils fassent tout ; c'est que, s’ils ne font rien ou font autrement qu’ils ne voudraient, ils acceptent leur impuissance. La rojauté tantôt leur demande, tantôt leur refuse tel ou tel acte ; ils se résignent et demeurent ministres. On a plein droit de le leur reprocher, de les poursuivre même pour ce qu’ils ont fait ou omis contre leui' gré. Mais le fait qu’une volonté qui n’était point la leur a prévalu n’en subsiste pas moins; le roi ne s’y révèle pas moins comme un pouvoir très-réel, très-influent, auquel les ministres tantôt résistent, tantôt cèdent, et avec lequel ilfaut toujours compter, quoique ce soient les ministres qui présentent ses comptes, et qui, au besoin, payent pour lui.

Kt non-seulement cela est, mais c’est là, à certaines époques, dans certaines circonstances, le mérile spécial , la grande utilité de la royauté constitutionnelle, La nécessité de se concilier avec elle, d’obtenir son adhésion, oblige l’opinion publique à s’épurer, à se mûrir, à se manifester avec éclat. La force dominante dans la société ne devient pas tout à coup et pleinement souveraine. Les chefs de parti, même vainqueurs de leurs rivaux, même en possession du gouvernement, se sentent encore

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un supdricur. C’est une condition de plus ;'i l’acquisilion et ü la conservation du pouvoir , une épreuve nouvelle et sans cesse renaissante de prudence, de patience, de savoir-faire ; un principe, tantdt d’unité et d’énergie, tantôt de niénagcinent et de lenteur dans l’administration de l’État.

11 n’y a donc ni bon sens ni profit à le méconnaître ; dans le système représentatif le mieux réglé, au milieu du déploiement des libertés pu- Idiques, en droit comme en fait, l'opinion du roi, la volonté du roi, la personne du roi tiendra toujours une grande place; ses croyances, ses sentiments, ses habitudes, ses antipathies, ses goûts, seront autant de faits qu’il faudra prendre en considération. De bonnes institutions assureront à r intérêt général, au vœu public, les moyens de se faire jour et de prévaloir à travers ces faits; des ministres habiles sauront les ménager, les modifier, s’en servir même; des ministres fermes se retireront plutôt que de leur sacrifier leur pensée et leur devoir. Des difficultés, des inconvénients en résulteront peut-être, plus ou moins graves selon les temps, les pays, les événements. Qu’cst-ce à dire ? Lutlera-t-on avec succès contre le mal sans tenir compte de la cause? Qu’aujourd’hui, par exemple.

après ce qui s'est passé depuis quarante ans, le système libéral, le sjstème invoqué et conquis par la révolution, rencontre dans le roi do France des doutes, des préventions, des hésitations; que le ministère actuel, ([uelque peu prononcée que soit sa physionomie, ait eu d’abord, ait peut-être encore plus de peine que M. de Villèle à prévaloir, à s’établir auprès du roi; qui s’en étonnera? qui ne le savait d’avance? L’intérêt du roi n’est pas douteux: comme roi, rien ne lui importe autant que d’assurer à son pouvoir la force d’un grand peuple, de donner pour base à son trône la France tout entière. Mais c’est du roi abstrait que nous parlons là. Le roi véritable, le roi régnant, en montant sur le trône, n’a pas tout à fait ce.ssé d'être homme; il n’a pu se dépouiller de tout ce qu’il a pei-sonnellement et si longtemps pensé, senti, subi. Autour de lui, beaucoup de gens sont intéressés à le lui rappeler, à écarter d’autres faits, d’autres idées. Ce sont scs serviteurs, ses compagnons, scs amis. Grand embarras pour ses conseillers politiques, pour les hommes chargés d'être auprès de lui les organes de la France. Ils ont à lui dire beaucoup de choses qui l’étonnent, à lui demander beaucoup de choses qui lui déplaisent, à lui contester beau-

coup de choses qui lui tiennent au cœur. S’ils n’y pouvaient réussir, si la difticiilté était insurmontable, le mai serait très-grave et le péril plus giave encore. Mais évidemment il n’en est rien. Qui eût dit, il y a deu.\ ans, que le roi abolirait la censure facultative, les procès de tendance , qu’il abandonnerait le droit d’autoriser les journaux, qu’il renverserait M. de Villèle, bien plus, qu’il réprimerait le clergé, les petits séminaires, (péil fermerait Saint-Acheul? 11 l’a fait pourtant. Et, je vous le demande, qui le lui a fait faire? Lne tribune orageuse a-t-elle lancé ses foudres? Les Chambres ontelles refusé le budget? Le cri du peuple a-t-il i-etentidans les rues? Point du tout : l’ordre public, la prérogative royale, la convenance habituelle du langage n’ont pas éprouvé la plus légère atteinte. Une Chambre si modérée qu’elle hésite à se croire en droit d’interroger un témoin, un ministère dont la plupart des membres ont longtemps soutenu M. de Villèle, M. Ravez exclu d’une liste de candidats, les représentations de quelques anciens royalistes, voilà ce qui a suffi à éclairer, à décider le roi. L’opinion publique, pour arriver jusqu’à lui, n’a pas eu besoin de parler plus haut ni de frapper plus fort.

Elle peut donc se faire entendre, elle peut se faire

i.Ht MÉLANGES POLITIQUES.

accueillir, cl iieu.\ faits sont également certains; l'iin que la pensée, la volonté du roi est une force avec laquelle il faut traiter; l'autre, que cette force n’csl point intraitable, et que d’obstacle qu’elle était d'abord, elle peut fort bien devenir moyen.

J'en dirai à peu près autant des hommes d’opinion toujours incerlaine qui décident, dans la Chambre, de la majorité. Ils ne sont pas, dit-on, plus de trente ou quarante, quelquefois même on lc.s réduit è quinze ou vingt. Je le vcu.x bien ; je ne pui.s cependant m'empêcher de rcmai-qucr que le nombre des membres dont le vote a varié en inclinant tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche, a été souvent beaucoup plus considérable, et que, parvînt-on à üxer les suffrages des trente membres dont on [varie toujours comme incertains, il ne parait pas (ju’on eiU fixé sûrement la majorité. Les hommes semblent donc aujourd’hui bien moins classés en [vartis, l’opinion flottante, ou du moins mobile, est bien plus forte qu’on ne le dit communément, et ce qu’on regarde comme le caractère particulier de quelques individus est peut-être l’état général du pays. Je sais tous les inconvénients, tous les embarras d’une telle situation ; je comprends à merveille l’humeur qu’elle donne à chaque occasion,.

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soit clans les Chambres, soit dans le public, aux hommes d’une opinion décidée qui se voient ainsi repoussés du but auquel ils louchaient, par quelipies sufTrages dont il est impossible de prévenir, de calculer même l’elTet. 11 faut pourtant savoirqu’au fond, et dans une mesure qui varie selon les temps, c’est là l’état régulier, habituel, du gouvernemeni représentatif. Les grands intérêts, les idées dominantes et actives du pays s’y forment en partis qui se disputent la populai ilé et le pouvoir. Entre les partis siègent les hommes prudents ou timides , d’humeur morose ou de conscience craintive, scepticiues ou peu éclairés, qui ne se gouvernent point en vertu d’une idée générale, ne s’accommodent point d’une situation arrêtée, et se font chaque jour, sur chaque matière, en présence des faits, sous l’einpire des circonstances, une opinion variable domine ses éléments. C’est à ces homme.s, représentants de celle portion si notable du public qui vit étrangère à la préoccupation politique, que s’adressent les partis pour les attirer dans leure rangs. El c’est la constante nécessité de cette conquête qui relient les partis dans certaines limites et les oblige à prouver sans cesse qu’ils ont raison. Sans doute il serait plus sùr cl surtout plus commode de mar-

clieravcc des troupes enrôlées d’avance, bien exercées, bien disciplinées; et inêinc, s’il n’y en avait point de semblables, si le ministère ou l’opposition étaient obligés, chaque matin , de recruter toute leur armée, le gouvernement repiéseutatif serait impossible, .\ucun système de gouvernement, aucune force publique ne peut se passer d’une certaine organisation générale, iiermanente, ni subir la néce.ssité de se créer, pour ainsi dire, à chaque occasion. '.Mais en revanebe si toutes les opinions, toutes les volontés étaient décidées et enrôlées d’avance, s'il n’y avait point de suffrages à conquérir, c’est-àdire point de suffrages flottants, à quoi bon la discussion? ,\ quoi bon le concours? Que deviendrait le mouvement, quel serait le sens du système représentatif? N’est-ce pas un état à peu près pareil qui, en Angleterre, l’a si souvent fait prendre pour une représentation brillante, mais sans réalité? Et quand cet état s’est prolongé, quand on a pu le regarder comme la condition ou la conséquence nécessaire du système, le système n’en a-t-il pas été, dans l’esprit des peuples, grandement discrédité et affaibli?

On n’y saurait échapper : tantôt les opinions seront fortement ralliées, enrégimentées, maîtrisées, ou par un violent esprit de parti, ou par une

ancienne routine, ou par une e.\lrêine servilité; et alors on criera à l’impuissance de la raison, à la vanité de la discussion, au ridicule d’une telle comédie : tantôt les idées seront incertaines, dispersées, les esprits indépendants et méfiants; beaucoup d’hommes n’en voudront croire que leur jugement pei-sonnel, se tiendront en garde, à tort ou à droit, contre toutes les influences, e.vigeront ii chaque fois qu'on les persuade, qu’on les détermine; et alors on se plaindra de la difficulté de gouverner, de l’incohérence de la politique, de la lenteur des résultats. A chaque époque sa disposition; à chaque disposition son péril. Je ne sais si, à tout prendre, la dernière ne fait pas, au temps et au pays où elle prévaut, plus d’honneur et même de profit.

Quoi qu’il en soit, tels sont aujourd'hui les faits : une Chambre très-rései-vée, chargée de pousser un ministère froid , obligé lui-même de décider un prince inquiet, voilà notre étoile politique, la constellation sous l’influence de laquelle nous vivons et marchons. Sans doute, si ces forces étaient livrées à elles-mêmes, si ces acteurs étaient seuls sur la scf'iie, sans qu’aucune voi.v, aucun trépignement du dehors vint les avertir, ils s’abandonneraient à leur propre mollesse, tomberaient dans l’inertie, et

iov méla.N(;es politiques.

.si'raiciit loit loin de suffire à leur mission, anix Iwsoins Idgiliincs de la France. Mais nul doute aussi ijue, sous l’impulsion et avec l’appui de la pensée et du vœu public, pressés et soutenus A la fois par le mouvement général, ils ne puissent et ne doivent nous donner, de jour en jour, ce que nous avons à rcccvoii' de leurs mains. On a grande raison, dans les départements, de réclamer tout ce qui manque pour que le changement de système soit réel et universel; on a raison, à Paris, de tenir pour lieaucoup ce que la session nous a déjà valu. De])uis sa clôture, et malgié l’apatliie générale qui règne toujours à cette époque, le progrès caché, involontaire, qui est le résultat naturel du simple coum des mois, des jours, des lieures, se prononce évidemment en notre faveur. Le roi a parcouru des départements dont on lui avait longtemps fait peur; il en est revenu tranquille,- content, plus enclin à s’engagei- dans nos voies. Le ministère proclame lui-même la nécessité de mettre le pereonnel de l’administration en harmonie avec le résultat des élections : il donnait naguère des raisons pour faire lieu de changements; il en donne aujourd’hui pour justifier ceux qu’il prépare. A coup sitr, il s’en faut beaucoup que le but des élections de 1827 soit at-

Ipiiit, et nous aurons beaucoup et longtemps à travailler pour ralteindre, et nous nous (Idsolerons toujoui-s (le ne pas aller plus ute. Nous avançons pourtant, et cliaiiue jour nous acquérons plus de force pour pousser ceux qui nous conduisent. La véritable activité, la véritable inlluence, c’est maintenant celle du public; sur lui pèse la responsabilité de l’avenir, car il c.st avéré pour tous les bommes de sens en Europe qu’à lui est la puissance et que de lui d(*pend le succès. Deux écueils lui seraient également funestes : la confiance et le découragement; .sachons bien, sentons vivement ce (pii-nous manque; mais ne méconnaissons pas ce (jue nous gagnons; ne nous dissimulons aucun obstacle, mais ne laissons échapper aucun moyen; acceptons ce <iui est pour comiuérir ce (|ui doit titre; point de prévention, point d’humeur, point de vaine et compromettante hostilité, point de lassitude prématurée; point de dégoi'il par légèreté ou par mollesse. Que notre elTorl constant .soit de pénétrer, de prévaloir de plus en plus dans la Chambre, dans le ministère, aiipivs du roi. Le temps est pour nous dans ce travail. Que le parti national se fasse sentir néce.ssairc, c’est-à-dire qu’il déploie sa force, et ne perde, en aucun genre, aucune occasion de prouver

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sa supdrioriU^; qu'il se montre possible, c’esl-à-dire sensé, pnulcnt, habile, capable de se gouverner Iniiiiéme en gouvernant la France. \ ces deu.v conditions, autant qu’il est permis à notre faible vue de percer l’avenir, le succès e.st assuré.

Si’picmbrc 1S28.

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