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fiiiiinenl plus réservé dans son altitude et son lan- ;rage, a exercé dans le gouvernement de la Delgique, au dedans et au dehors, plus d’innuence personnelle que le roi Louis-Philippe dans celui de la France; mais l’un en évitait avec soin l’appaience, tandis que l'autre se montrait trop souvent préoccupé de la crainte que justice ne filt pas rendue à ses desseins et à ses efforts.
11 y a deux sagesses indispensahles aux peuples libres : Tune, de ne pas se confier i>récipilamment aux premières impressions que la lilierlé leur apporte et à tous les brûlis qu'elle fait à leurs oreilles; l'autre, de savoir accepter el supiioi ler les imperfections et les faiblesses de leurs gouvernants, rois ou ministres, quand les bons principes et les bons résultats dominent essentiellement dans leur gouvernement. C'est fl ces deux conditions que les peuples libres recueillent et conservent tous les bienfaits de la liberté.
J'avais à coeur de marquer nettement la profonde différence qui existe entre l’idée inhérente aux mots de pouvoir personnel sous le premier Empire et la Ileslauration, el fidée contenue dans ces mêmes mots sous la monarchie de 1830. Aux deux
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premif-res (époques, le pouvoir absolu élaif déposé en principe et en germe dans le pouvoir pcreonnel réservé. En 1830, toute idée de pouvoir extra-légal et absolu a été extirpée de nos institutions, et les mots de pouvoir pi rsouucl n'ont plus impliqué qu’une (]uestion de mesure et de répartition d’influence dans les rapports des grands pouvoirs de l'État. Sur ce dernier point, je viens de rappeler ce qui était à mon sens, sous le gouvernement du roi Louis- Pbilippc, la vérité et le droit. Aujourd’hui, sous le second Empire, dans l’état actuel des faits et des esprits, les deux questions diverses ainsi soulevées de 1800 à 18/|8 par les mots de pouvoir personnel sont mélées et posées ensemble : d’une part, on sent, on reconnaît la nécessité de sortir d'un régime analogue à la dictature après une crise révolutionnaire, et de rentrer dans le régime de la liberté active et de l’influence effic;ice du pays dans son gouvernement ; d’autre part, on est appelé aussi à déterminer quelles doivent être l’attitude et l’influence relatives des grands pouvoh-s de l’État dans cette situation nouvelle, c’est-à-dire sous le régime de la liberté active et efficace. Grand et difticile problème dont la solution exige également l’absolue
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expulsion du pouvoir personnel el la juste répartition des droits et de l’action constitutionnelle entre les grands pouvoirs publics. C’est ce double problème que j’ai voulu indiquer, et sur lequel, directement ou indirectement, cette préface et les divers petits écrits politiques que je réimprime, sont propres peut-être A jeter quelque lumière.
Ces écrits sont au nombre de six, et ils appartiennent tous à l’époque de la Restauration. Quand j'ai publié les deux premiers ', j’exerçais des fonctions publiques, et je défendais le gouvernement du roi Louis XVIII contre les essais de réaction de l’ancien légime. Quand les quatre derniers * ont paru, j’avais été, avec MM. Royer-Collard, Camille Jordan et Baraute, éliminé du conseil d’État, el je <l(‘fendais, avec l’opposition constitutionnelle, la nouvelle société française et les libertés publirpies.