SCÈNE PREMIÈRE
LE STAROSTE, MADAME LA STAROSTINE, LE BOURGMESTRE, UN GENTILHOMME, puis LE PORTE-GLAIVE DÉ LITHUANIE,
LE STARoh'E [en habit polonai$y le sabre au côté).
On n'attendait pas aussi longtemps, même dans Tanticbambre de nos rois ; cela ne s'est jamais tu à Craoo* vie. Laisser des nobles polonais frapper pendant deux beiures à la porte d'une favorite ! {JSn montrant une parti
de côté,)
LA STÀROSTINE.
TaiS'ioil Que dis-tu, malheureux! Oublies-tu qu'elle est fille de notre Palatin ?
LE STAROSTE
Et la maîtresse d'un général russe I
LA STAROSTINE.
Ah I le sort de notre fils est entre ses mains. Taistoi ! . '
UN VltUX GENTILHOMME.
Oh,monsieur le Staroste,que voulez-vous! Le proverbe dit qu'il est impossible de courber le cou droit d*un Polonais, ni de redresser son sabre recourbé, sans briser l'un et Tautre. Ah ! nous faisons mentir le proverbe. Que voulez-vous 1 notre roi Stanislas fait des courbettes à Varsovie devant les Russes ; qu'y a-t-il d'étonnant que nous autres... Savez-vous que le Général-Gouverneur veut confisquer mon château ? *