LE BOURGMESTRE
Pauvre Cracovie l On la frappe d'une nouvelle contribution et on me l'end, comme bourgmestre^ responsable du paiement. On me menace. J'espère que la Comtesse pourra m'obtenir un délai de quelques jours ; et dans quelques jours, qui sait ce qui arrivera I
LE STAROSTE
S'il ne s'agissait que de châteaux et d'argent, ils auraient fait abattre et rouler sur ma tête toutes les tourelles crénelées de mon castel, que je n'aurais pas courbé cette tète devant la porte d'une... mais, mon pauvre gari^on I il y va de la vie de mon fils.
LA sTAROSTiME (au Bourgmestre),
Croyez-vous qu'elle nous donnera* audience aujourd'hui ? Mon Dieu, c'est que^ voyez-vous, monsieur le Bourgmestre, on juge aujourd'hui mon fils ; vous savez, le tribunal militaire russe... Et pourquoi ? Parce que mon fils a donné asile à un émissaire de Pulawski, de ce chef des Confédérés de Bar. Us disent que c'est un crime, le croiriez-vous? Mais la Comtesse pourra obte* nir du Général-Gouverneur russe... elle est Polonaise, elle aura pitié... n'est-ce pas? Elle est si bonne t
liR BOURGMESTRE [s* approchant de la Starostine).
Votre fils a donné asile à un émissaire de Pulawski ; avez-vous appris quelque chose de cet émissaire ? Que fait donc Pulawski ? Où sont les Confédérés ? On nous les promet chaque jour.
LE GE»TILHOUM£à
Chut! n'avez-vous pas lu la gazette d'hier? On a battu nos Confédérés de l'autre côté de la Vistule. On dit que Choisy est pris, Pulawski tué. Cela doit être vrai, c'est imprimé, et même imprimé dans la Gazette officielle.
LE STAROSTE
Bah 1 ils le tuent périodiquement une fois par semaine*