BR0Y
Madame la Comtesse, toutes les fois qu'elle vient, s'arrête ici.
Elle vient ici?
ZBftOY*
Souvent* Elle a beaucoup changé. L'avez^ vous vile ?
Comme elle a maigri ! — Gomme elle regrette le temps que nous avons passé ensemble I Elle ne fait que parler de vous.
PULAWSKI.
De moi? Qu'a-t-elle à dire?
ZBaOY.'
Comme c'était gai alors I Vous en souvient-il ? Lorsqu'elle courait ici, avec sa longue chevelure blonde que vous appeliez la cascade d'or. Et maintenant le Palatin est devenu sombre, triste. Plus de fêtes I
PULAWSKÎ.
Que disait^elle de moi?
ZBROT.
Depuis quelque temps elle craignait pour vous quelque malheur. « Zbroy , me disait-elle , le Gouverneur en veut à notre pauvre Casimir. Il lui en veut tant qu'il cherche à le tuer, o — Je le crois bien; il craint que vous n'épousiez madame Caroline dont il est amoureux.
PULAWSKI.
Moi? — - L'épouser...
ZBROY.
Autrefois c'était difficile. Fille d'un Palatin! Mais maintenant vous êtes un homme si célèbre. Âhl si vous vous établissiez ici avec madame. On vous y aimerait tant^ vous auriez le meilleur équipage de chasse de la Pologne et du Grand-Duché. Il n'y a pas de chasseur, qui ne vous fit cadeau de son meilleur faucon, de son meilleur lévrier.
PULAWSKI.
Vous rêvez, mon vieux. C'était gai ici, oui... {A part.)
Quelquefois je voudrais qu'il n'y eût ni guerre, ni gloire, ni Russie, ni Pologne. — Mais c'est passé, passé.