L'ÉVÈQUE DE LIVONIE; LE RÉFÉRENDAIRE; ^ UHETMAN; STANISLAS
L*ÉVÊQUE
Monsieur le Référendaire^ mon honorable ami et cher parent, je vous ai amené dans ces appartements solitaires; nous serons plus libres ici. Nous allons parler d'une affaire de famille. Prenez place, je vous prie. {On s* assied,) Monsieur Stanislas Romba, le feu père de madame Glaire vous d nommé co-tuteur de sa fille. Nous allons, parler de notre commune pupille. Vous avez voix au conseil. Asseyez-vous.
STANISLAS
Le Prince, feu mon maître, que Dieu bénisse I m*a fait cet insigne honneur. Votre Éminence sait que^ dans deux cas seulement, j'ai été investi du droit d'émettre mou opinion, à savoir : sur le choix des instituteurs de mademoiselle et sur le choix de son mari.
L*ÉVÊQUE
Ce- n'est pas le moins essentiel. Mais au fait, nous avons promis la main de notre Claire au fils de M. le Référendaire, avec le consentement de notre pupille.
LE RÉFÉRENDAIRE
Je tiens infiniment à cette union. Mais, puisqu'il
ou LES DEUX POLOGNES. 97.
s'agit d'une affaire si délicate, je prierai M. l'Hetiuan de ûous laisser un momeut. Gela pourrait Tennuyer.
l'U£TMAN.
Au coutraiie, j'y preuds le plus vif intérêt. Car pourquoi ces préliminaires? Parlons franchement.
l'évêque.
Je vous prie, mon neveu^ de nous laisser un moment^ un moment. {ItV emmène vers la porte du fond.)