‹ Mélanges religieux et historiquesChapitre 15 sur 84 · Diod. Sic. XIV, lxxvii · texte numérisé non relu

Diod. Sic. XIV, lxxvii

2. Le point 'culminant de la splendeur de la Syrie paraît avoir été sous les Antonins et les empereurs dits Syriens. Les inscriptions, les belles monnaies des villes, etc., sont en très grand nombre de ce temps, surtout depuis la tentative, en partie syrienne, de Pescennius Niger (tué en 194) jusqu'à la mort d'Alexandre Sévère (235). Le monde, à cette époque, fut à la lettre gouverné par des Syriens.

l'art phénicien. 185

résisté à l'envahissement des modes étrangères. Ce qui le prouve, c'est ce qui se passa en Egypte. L'Egypte, qui avait un art indigène inférieur à l'art grec, mais très original, n'adopta jamais les ordres grecs. Jusqu'au me siècle de notre ère, on bâtit en Egypte en style égyptien. En Phénicie, au contraire, déjà avant Alexandre, le philhellène Straton (sans parler d'Évagoras, de Nicoclès, à Chypre) imite l'art grec. Les monuments d'Oumel-Awamid sont contemporains des plus fines œuvres grecques. Il est impossible, vu surtout le goût des Orientaux pour les sanctuaires anciens1, qu'on eût si vite remplacé les vieux temples par des temples en style grec, si les édifices nationaux n'avaient été tristes et incommodes. Ajoutons que les Romains, si curieux d'art exotique, les Romains qui recherchaient avec tant d'avidité les obélisques égyptiens, ne parlent jamais d'un art phénicien2. Adrien, qui imita tous les arts étrangers en sa villa Adriana, et qui avait été en Phénicie, ne pensa pas à l'art phénicien. Les au-

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