‹ Mélanges religieux et historiquesChapitre 57 sur 84 · LHISTOIRE LITTÉRAIRE DE LITALIE · texte numérisé non relu

LHISTOIRE LITTÉRAIRE DE LITALIE

Le trait :

Udia cantar li augelli in lor latino,

se retrouve dans une foule de chansons.

Un des sonnets de Dino Gompagni est adressé à Maestro Giandino, philosophe et physicien1, dont il vante la science et les écrits. Ce Giandino ne serait-il pas le philosophe scolastique connu sous le nom de Jandunus ou Joannes de Gianduno, qui professa à Pérouse, commenta Aristote etAverroès, et prit parti pour Louis de Bavière dans sa lutte contre Jean XXII 2 ? Les écrits de Jandunus eurent beaucoup de vogue en Italie au xve et au xvie siècle. Aucun maître n'est plus souvent cité par les philosophes de l'école de Padoue, de Bologne et de Venise.

Les limites de cette étude ne me permettent point de parler avec détail des autres morceaux publiés par M. Ozanam. Il est surprenant qu'un document aussi précieux que l'Obituaire de Sienne ait échappé à Muratori et à tant de

1. Benvenuto d'Imola (ad Inf. canto X, v. 63) donne à Dino luimême l'épithète de grande fisicho.

2. V. Fabricius, Bibl. med. et inf. lat., t. IV, p. 77; Bandini, Bibl. Leopoldina Laurentiana, t. III, col. 103 ; H. Wharton, Appendix ad hist. litt. Guil. Cave (Oxon. 1743), p. 36.

patients collecteurs d'histoire municipale. L'Italie, qui a déjà su apprécier les travaux de M. Ozanam, sera fière, sans doute, de voir son histoire exciter à l'étranger tant d'intérêt, et, plus que jamais, elle adoptera comme concitoyen celui qui a su porter dans l'étude de sa littérature tant d'intelligence et de sympathie.

Journal des Savants, avril 1851.

PHILIPPINE DE PORCELLET

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