‹ Mélanges scientifiques et littéraires (volume 2)Chapitre 30 sur 34 · III · texte numérisé non relu

III

408 m6lAN6R8 SCIRIITIPIQUKS ST LITTÉRAIRES.

que six apparitions, séparées par des inteiralles d'environ llm\ encore la plus ancienne, qui remonte k Tannée Ui6, toit-ëk plutôt présumée par concordance de date que diaprés des positions suffisamment définies. Or, non-seulement on a pu recaloik? son orbite avec les observations chinoises de cette année4à,Biû> on a remonté, par le même genre d'épreuve, jusqu'à une apparition antérieure qui est arrivée en 4378, et de laquelle on imaucune connaissance.

On n*a pas été moins heureux pour Mercure. Des tables di cette planète avaient été établies récemment sur des obsenatkib faites à l'observatoire de Paris, depuis l'an 4680, et l'on d a avait pas d'autres en Europe qui pussent leur donner unetot plus distante. On a extrait des textes chinois treize obsenatiocN indiquant des approches de cet astre à des étoiles connues, (^ son passage & travers certains groupes stellaires d'une étendiK restreinte; le tout h des dates certaines comprises entre les anné^ 4 4 8 et 4 098 de notre ère. On a identifié les étoiles et les dimiorti stellaires, auxquelles les astronomes chinois avaient rapporté la positions de la planète ; puis on a calculé les lieux correspoB* dants, par les tables nouvelles, pour les mêmes dates ; et, sas/ deux exceptions, qui peuvent provenir d'une corruption accidentelle des textes, ou de quelque méprise bien concevable, poQ' des observateurs qui ne se servaient que de leurs yeux, les résultats calculés et observés se sont trouvés si généralement daccon!. entre des limites d'écart si étroites, môme aux dates lesplu^ ^' ciennes, que Tes tables en ont reçu, dans leur emploi rétrograde, une confirmation qu'aucune autre épreuve n'aurait pa foarair Ceci pourra surprendre, si l'on se rappelle qu'il y a des observations pareilles dans Ptolémée. Mais l'explication est facile. QQ^^'' on observe Mercure à la vue simple, il n'est perceptible que ^^^' ses plus grandes élongations du soleil, lorsqu'il se couche le soi> un peu après cet astre, ou se lève le matin un peu avant lai; ^> pour assigner sa position, on le rapporte à quelque étoile qui <^

oit peu distante. Dans le petit nombre d'observations que Ptolé* née dit avoir faites lui-roôme, il mesurait les différences de ion- ;itude et de latitude, entre la planète et Tétoile, au moyen de son LStrolabe, dont les erreurs pouvaient aisément dépasser'un demilegré ; dans les autres qu'il avait pu se procurer, les intervalles >ont seulement évalués en diamètres lunaires. Les astronomes chinois, au contraire, ne notaient rapproche de la planète à une Hoile que dans le cas où la distance des deux ^tres devenait moindre que -^^ de degré chinois; ce qui, dans leurs idées, pouvait faire craindre une rencontre, et constituait un pronostic astrologique, par la rareté de Tévénement. Voilà pourquoi ils n'en ont signalé qu'un si petit nombre dans un intervalle de lOQO ans. Hais les conditions spéciales auxquelles ils restreignaient leurs indications les rendent au moins aussi sûres que celles de l'astronome grec. Ici, comme dans les applications mentionnées précédemment, l'interprétation des anciens textes chinois ne sau^ rait être mise en doute. Le ciel ne s'accommode pas aux fautes de grammaire.

Si, de l'astronomie, nous passons aux faits naturels relatifs à la physique du globe , on a extrait des livres chinois le tableau des modifications géologiques opérées dans l'intérieur et sur le littoral de la Chine, depuis les plus anciens temps, en remontant presque jusqu'à l'époque des dernières convulsions géologiques après lesquelles cette portion de la terre a pu être habitée ; et Ton y a reconnu des rapports singuliers avec les phénomènes analogues dont on observe les traces en Amérique, sur la portion opposée des mêmes méridiens. Ici, l'exactitude de l'interprétation se confirme par des preuves matérielles qui subsistent encore dans l'état présent des lieux décrits. On a prouvé, de même, la constance de la température de cette portioii du globe, depuis les dernières catastrophes géologiques, aussi sûrement que pour l'Egypte, en identifiant les plantes et les animaux actuels avec ceux qui sont désignés dans les anciens textes, et qu'on a pu reconnaître; en

montrant la continuité de leur existence ; en constatant la persistance périodique des migrations des oiseaux voyageurs, aux mêmes dates de Tannée solaire. Enfin, pour les faits purement historiques, on a tiré des textes Thistoire fnonétaire complète de Fempire chinois dans toute sa longue durée. On y a reconnu Taotique invention des lettres de change. On ^ a suivi rétablissement du papier-monnaie, vers le x* siècle de Tère chrétienne, sadéprédation progressive, et sa suppression finale au commencement du XVII* siècle , lors de l'importation de Targent d*Amérique par le commerce européen. On a commencé & décrire, d*après les mêmes documents, les conditions de la propriété, de l'état des personnes, et toutes les institutions sociales, organisées sous leurs formes définitives, plusieurs siècles avant que Rome fût fondée. Ici, rinterprétation des textes se vérifie par l'exacte correspondance des institutions anciennes avec les modernes, dans ce singulier pays, où tout se conserve avec une immutabilité qu'on ne trouve que là. Hais, si Ton veut bien accorder quelque créance & dçs documents, astronomiques, physiques, ou historiques, ainsi contrôlés, et il serait diificilQ de la leur refuser, à moins de leur opposer des raisons plausibles, on ne manquera pas de demander pourquoi vous ne traduisez pas en entier un de ces grands ouvrages qui les contiennent, et qui en présentent même, ordinairement, Texposé spécial dans des sections différentes, avec une généralité de plan, que malheureusement on ne trouve dans aucun ouvrage historique européen. Cette question, que Ton entend souvent faire, vient encore de Tidée inexacte qu'on se forme des livres chinois qui ne sont pas purement spéculatifs, quoiqu'il fût aisé d'en prendre une notion plus juste d'après le petit nombre de ceui qui ont été ainsi complètement traduits. Les anciens historiens chinois sont surtout des collecteurs fidèles de faits, qu'ils rapportent consécutivement, avec la connexion de leurs dates précises, sans les entremêler de leurs réflexions propres, rejetant celles-ci dans des notes ou dans des commentaires. S'ils relatent des détails accès-

oires aux événements politiques , par exemple» des observations l'astronomie, ce n'est point en vue d*one utilité spéculative, mais ^mme choses faisant partie des offices du gouvernement. Dans les anciens textes qui présentent T^xposé des institutions et des rèr glements sociaux, comme le Li-ki, et le Tcheou-ii, on ne trouve que des prescriptions absolues , énoncées comme rites, sans ré* flexions, sans indications de motifs qui en montrent le but ou en justifient l'appropriation. Les éclaircisjsements des écrivains postérieurs sont en dehors du texte, ou font l'objet d'ouvrages spè« ciaux. Les livres d'époques plus récentes, même ceux qui embrassent des sujets gétiéraux, comme les encyclopédies, n'offrent pas davantage ce que nous appellerions en Europe l'esprit de critique, parce que l'appréciation des faits rapportés ne s'y montre qu'âd*ditionnellement, non intérieurement. Le génie national, moulé, et comme pétrifié, sous une masse immuable d'institutions, de règlements et de mœurs, n'admet que peu ou point la discussion entremêlée aux faits, même scientifiques. Pour un écrivain chi* nois, le passé est sacré. Il doit d'abord le rapporter tel qu'il est écrit, même avec les traditions et les assertions contradictoires, sauf à y joindre ce qu'il a appris de plus, soit comme continuation, soit comme addition, concordante ou non concordante. Cela forme un chaos insupportable pour un lecteur européen. Toutefois, c'est une assurance de fidélité ; et l'on doit à cet esprit, indistinctement conservateur, l'arrivée jusqu'à nous d'une mtiltitude de traditions isolées, que leur antiquité rend aujourd'hui très-précieuses. Mais il est évident qu'on ne doit pas traduire qu entier de pareils livres. La traduction serait aussi fatigante à lire que le texte, et elle ne paraîtrait guère moins obscure, si elle n'était accompagnée d'un commentaire perpétuel qui expliquât les rapports de chaque détail avec les usages chinois\ Ce sont donc seulement

i Cette remarqae 8*appliqtie surtout aux ouTrages historiques, et non pas aax traités spéciaux, qui se rapportent à un même ordre de faits, ou de règle-

d'immenses collections de matériaux quUl faut mettre en (Bone, dans des dissertations séparées, où on les rassemble soos leofs titres principaux, pour les discuter, les comparer, et établir les conséquences générales auxquelles ils peuvent conduire* C&tœ qu*avait parfaitement senti Rémusat ; et il ne s'est écarté de cette régie que dans des cas où la nécessité d*une traduction compièle était évidente pour le but qu*il voulait atteindre, but que Von o*a peut-être pas assez aperçu, ou du moins poursuivi. Ce qn'O & traduit complètement, sans omettre les moindres traces d'origioes anciennes, ce sont les relations des premiers voyages entrepris par les Chinois dans les parties de FAsie qui confinent à la Chine, par exemple, dans la presqu'île de Camboge et dans Tlnde. Or, il y avait à cela deux puissants intérêts. D*abord, on n'avait peut^ pas, jusque-là, établi, aussi certainement qu'aujourd'hui, rûKiiyidualité immémoriale de l'empire chinois, comme nation i^ meurée isolée du reste du monde, ayant tiré d*elle*méme, d'elle seule, ses connaissances usuelles, son astronomie, la forme de soq gouvernement, et l'ensemble singulier d'institutions qui M toujours régie, qui la régissent encore. La preuve de cet isolemeot devait clairement ressortir des difficultés inouïes éprouvées, à b fin du iv« siècle de notre ère, par un bouddhiste chinois, nomioâ Fa-hien, que son zèle religieux avait porté à pénétrer dans l'Iode. Elles sont naïvement décrites dans la narration de son vojage. intitulé Fo-kouekij c'est-à-dire Relation des royaumes de Botddha. Fa-hien part d'une ville située au nord de la Chine, dans la province du Chensi. Il s'avance vers l'ouest, par des paysdevenoi plus tard la route du commerce entre la Chine et l'ouest de rAsi«> mais qui, alors, étaient pleins de périls. Ayant perdu toa5 s^ compagnons, il arrive au nord de l'Inde, la traverse en descendant au sud-est jusqu'aux bouches du Gange, passe à Ceylan, et revient

mentfl, comme est, par exemple, le Tcheou-U, dont j*&i rapporté ptoa ^^ Tanalyse, daoa la tradacUoa complète qu*ea a faite mon fils. J. fi.

en Chine, par l'occasion d*un navire de commerce, après quatorze ans d'absence, dont six employés seulement pour arriver au centre de rinde. Yoilb quelle était alors la nature des communications par terre. Le même caractère d'étrangeté et d'état presque sauvage des contrées limitrophes de la Chine, vers le sud, se manifeste avec une. égale évidence dans le récit officiel, fait, au xiii* siècle, * par un officier chinois , envoyé à Camboge, de ce qu'il avait vu dans ce royaume, soumis autrefois, comme la Cochinchine, à la domination chinoise, mais qui, depuis, lui était également échappé. A ce même but se rattachaient encore les récits, malheureusement bien plus bornés, de l'expédition aventureuse faite, i 23 ans avant l'ère chrétienne, dans l'Asie centrale, par le général chinois Tchang-khien, et de l'excursion militaire poussée, en Tan 97 de cette ère, jusqu'aux bords de la mer Caspienne, par Tordre de l'empereur Ho-li, d'après une notion vague de l'empire romain. Rémusat eut bien soin de traduire en entier ces documents d'une si grande importance historique. Hais le voyage de Fa-hien présentait encore un genre d'intérêt. : c'était de fixer, avec une date certaine, l'état des institutions bouddhiques dans l'Inde à l'époque où ce religieux y avait pénétré. Il sera fort avantageusement complété, sous ce rapport, parla relation encore plus étendue d'un second voyage pareil, fait pendant la première moitié du vu*' siècle, conséquemment trois cents ans plus tard, dans les mêmes contrées , par un autre bouddhiste, appelé Hiouan-tsang, relation dont on a donné, jusqu'ici, seulement des extraits, mais que H. Stanislas JuUen se propose de traduire et de publier incessamment. Le bouddhisme parait s'être introduit obscurément à la Chine, environ deux siècles avant l'ère chrétienne. Mais c'est seu-^ lement dans l'année 65 après cette ère qu'il y fut officiellement admis. Depuis cette époque jusqu'à la dynastie des Thang, beaucoup de Chinois de cette croyance allèrent chercher dans l'Inde les principaux traités de la doctrine et des institutions bouddhiques. Ils ont traduit en chinois ces textes, ainsi que les commen-

taires, écrits en samskrit, ou en pâli, qui s*y rattachent. Ce» ouvrages sont généralement accompagnés de notices sur le fond des doctrines, d'indications relatives aux époques où Ton suppose que chaque traité a été composé, et, enfin, de biographies des traducteurs, qui établissent des limites de dafce^ certainement pos- * térieures à leur première apparition. Rien de cela ne ^ trouve dans les textes originaux qui nous viennent de Tlnde. Ainsi, indépendamment de rintérét philologique que ces traductions peuvent offrir pour la comparaison des deux langues, on conçoit tonte Futilité qu'elles auront pour assigner à ces textes des concordances de dates relatives, propres à confirmer ou rectifier l'ordre de leur succession, qu'on a pu, jusqu'à présent, inférer des seules modifications qu'on y découvre dans le langage et les traditions.

Rémusat, sans aucun doute, avait parfaitement saisi cette importante application des livres chinois à l'étude de l'Iade; et cela explique assez la persévérance avec laquelle il s'était plongé dans l'analyse des doctrines bouddhiques vers les dernières années de sa vie. Il découvre ouvertement cette idée .féconde, par le mode de discussion comparée auquel, dans ses Nouveaux mélanges asiatiques, il soumet les recherches indiennes déjà publiées par la Société de Calcutta. Mais cette voie n'est pas la seule par laquelle on puisse pénétrer dans les origines de l'Inde avec le secours des livres chinois. La comparaison des deux astronomies en offre une non moins sûre, quoique plus restreinte. Personne n'honore plus que moi les travaux de la Société que je viens de nommer; et, pour ceux d'entre eux qui m'ont été accessibles, comme les recherches d'astronomie ancienne, par exemple, je n'ai pu qu'admirer la science locale, ainsi que la sincérité des Davis, des Bentley, des Colebrooke. Hais j'oserai dire que la connaissance approfondie des sources chinoises leur a manqué poar remonter aux origines de plusieurs points fondamentaux de Tastronomie indienne, qu'ils ont voulu discuter. Je citerai seulement, comme exemple, cette division stellaire du ciel en vingl-buit

secteurs inégaux, ayant leurs sommets au pôle de Féquateur actuel, que les Hindoux appellent nashatras» et que tous les savants de Calcutta et d'Europe, même le judicieux Colebrooke, ont appelée zodiaque^ un zodiaque lunaire; dénomination doublement inapplicable, d'abord parce que les nashairas ne comprennent nullement l'idée d*une zone parallèle à Técliptique, subdivisée par des (u9câ, comme celle des Grecs; puis parce qu'ils ne peuvent avoir originairement aucun rapport avec le mouvement de la lune, à cause de l'inégalité excessive de leurs intervalles équatoriaux ' . Si les savants que je viens de citer avaient étudié et reconstruit l'ancienne astronomie chinoise, ils y auraient trouvé l'adoption et l'emploi astronomique d'une subdivision pareille, définie par un ensemble presque identique d'étoiles déterminatrices, depuis un temps immémorial.. Alors, au lieu de rester incertains sur sa relation avec les vingt-huit mansions lunaires des Arabes, qui en ont changé et égalisé les subdivisions, pour pouvoir l'adapter réellement au cours de la lune dans les usages astrologiques, ils auraient reconnu cette dégénérescence. Remontant ainsi à l'origine chinoise de ce partage du ciel en secteurs stellaires inégaux, ils auraient facilement aperçu le déguisement que les Hindoux lui ont donné, en le rattachant aux longitudes et aux latitudes grecques, par un mode d'association bizarre, qui n'offre plus de jrelations immédiatement observables, ou applicables astronomiquement. Ils auraient vu encore la preuve du plagiat, d'un plagiat tardif, dans cette conception aussi compliquée qu'inutilement savante, que les Hindoux ont applî-

A Gomme exemple de Tinfluence des mots sur les meilleurs esprits, Je ferai remarquer que Rômusat lui-môme a employé cette expression impropre de zodiaque lunaire, pour désigner les vingt-huit divisions stellaires des Chinois, dans ses Nouveaux mélanges asiatiques, t. I, p. 50. L'inexactitude de ce pré- Jugé scientifique universellement admis a été démontrée, je crois, pour la première fois, avec une entière évidence, dans une série d*articles insérés au présent journal, en 1840, à Toccasion du traité de chronologie chinoise publié par M. Ideier.

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quée à leurs divisions stellaires, dont les éléments déterminafifs ne peuvent s'obtenir que par un calcul trigonométriqtie qui eiige la connaissance théorique de la précession i tandis que la codstruction primitive en était indépendante, puisqu'elle emploie seulement des coordonnées tracées à partir du pôle actuel de l'équateur. Ainsi, par cette application encore, les livres chinou offrent une voie sûre pour démêler ce qu'il y a de propre ou d'emprunté dans la science de Tlnde, et pour la dépouiller des fête ments étrangers dont elle s'est affublée ^

Je désire que les lecteurs du Journal des Savants veuilleot bien excuser la témérité que j'ai eue de mettre sous leurs yeoi un ensemble de travaux dont j'ai pu apprécier seulement les fruits. Si les considérations que je viens de présenter, sur les résultats obtenus depuis douze ans, en France, par les études chinoises, peuvent, tout incomplètes qu'elles sont, contiibueràea faire sentir l'importance, et montrer combien elles méritent d'être encouragées, je serai heureux d'avoir donné ce témoignage de gratitude au savant sinologue qui m'a assisté, avec tant de persévérance, dans des recherches que je n'aurais jamais effectuées sans son secours.

* C'est ce que Je me suis proposé de faire, et ce que Je pense aToirfaitiPO^ ce qui concerne l'astronomie, dans un traYail inséré au Jwamal des Smtf^ année 1845, pages 39 et suit.; lequel se rattache à celui que J'aTsis antérieurement publié sur les 28 divisions stellaii^es chinoises dans le même jouro^t pour Tannée 18A0, pages 26& et suIt. Cet ensemble de recherches, Jointes ^ celles de Colebrooke qu'elles complètent, montre, je crois, avec une cati^ évidence, que toute la science astronomique des Hindous, notions et mé^h/s^y a été matériellement empruntée aux Grecs et aux Chinois, sans qu'ils y v^*; eux-mêmes, ajouté autre chose que les déguisements, et les fictions d'aotiqiu't^ fabuleuse, dont ils l'ont revêtue, afin de la présenter comme un produit (^ leur invention. Artifice quî a trompé BaîUy, et beaucoup d'autres écriTaï*^ modernes, trop disposés à croire des assertions merveiUeuses qu'ils tiix^^ pas les moyens de vérifier. J. B.

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