‹ Mélanges scientifiques et littéraires (volume 3)Chapitre 50 sur 67 · PRONONCÉ AU BANQUET DE M. TISSERAND · texte numérisé non relu

PRONONCÉ AU BANQUET DE M. TISSERAND

publics, de la science et de la presse est nécessaire au progrès et à la défense de l'agriculture nationale.

<( Je vous ai promis, mon cher confrère, de ne point faire de discours, et j'achève ce que j'appellerai mon compliment. Tout à l'heure, après le banquet, tous les membres présents de notre Compagnie s'empresseront autour de vous. Et les absents? Les absents, je ne les oublie pas, pour vous faire plaisir et honneur. J'ai vu ce matin M. Chevreul, et c'est avec joie qu'il a appris la fête que nous vous offrons ce soir. « Vous savez combien je suis attaché à M. Tisserand; dites-le-lui », et je vous le dis, comme il l'avait dit à notre ami commun M. Liébaut, parce que vous savez à quel point cela est vrai. Et puis voici une lettre de M. Pasteur :

« Paris, le 11 janvier 1S89.

« Mon cher secrétaire perpétuel et très honoré collègue, a je suis bien attristé de penser que l'état de ma santé « me privera du plaisir de fêter, avec la plupart de nos « collègues de la Société nationale d'agriculture, la pro- « motion de M. Tisserand à la dignité de grand office cier.

u C'eût été pour moi un plaisir et un devoir de m'as- « socier aux témoignages de sympathie qui lui seront « offerts et de dire publiquement ce que je pense de lui : <( qu'il est un de ces administrateurs d'élite qui s'efforcent « d'ajouter aux exigences habituelles de leur charge « la préoccupation constante de favoriser, de provoquer « même les travaux scientifiques. Les hommes de science <( et d'étude lui sont tous redevables d'avoir facilité leur « tâche.

« J'oserais ajouter que c'est un honneur pour un mi-

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