HOMMAGE RENDU A LA MEMOIRE DE PASTEL' R
son esprit pour le féconder. Les espérances de son cœur s'unissaient aux ambitions de son génie dans cette envolée vers cet idéal de science que son intrépide regard a contemplé.
De la tribune de l'Académie des sciences, Pasteur a proclamé les vérités découvertes et répondu à ses contradicteurs. De sa place, à la Société nationale d'Agriculture, il a expliqué ces vérités aux praticiens ses confrères. 11 aimait notre Compagnie parce qu'elle était, me disait-il, plus voisine qu'aucune autre de ceux au profit desquels devaient finalement tourner ses généreux efforts. Il sentait que derrière nous écoutait la foule immense des travailleurs de la terre, et il lui semblait qu'en nous parlant il leur parlait à eux-mêmes.
Le nom de Pasteur a eu cette gloire dernière de devenir populaire; aussi, quand la nouvelle de la cérémonie funèbre d'aujourd'hui se répandra dans nos campagnes, on entendra voler de bouche en bouche ces paroles de pieuse reconnaissance : « Maître vénéré, béni soit ton nom ! bénie soit ta mémoire ! »
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