‹ Mélanges scientifiques et littérairesChapitre 4 sur 33 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Société de médecine, de même, à la Société d'Agriculture, Barrai quitta peu à peu les douces allures de Silvestre; la note scientifique devint plus abondante, et la note personnelle se développa heureusement. Le siècle, sur sa fin, se montre plus curieux et plus exigeant : il veut qu'on lui fasse connaître l'homme en même temps que son œuvre. Aussi voiton les éloges se confondre dans les notices, et quelquefois devenir de petits ouvrages. Au fond, tout est bien qui est bien fait.

Pour honorer la mémoire des savants, on peut prendre tour à tour l'éloge, la notice, le portrait ou le discours funèbre. Tel un peintre, suivant le sujet, traitera dans un cadre plus ou moins grand, dans telle ou telle pose, avec telle ou telle couleur, le personnage dont il veut retracer l'attitude et les traits. L'important, c'est que l'œuvre s'adapte assez bien à l'homme pour que le lecteur en recueille une fidèle impression dans un harmonieux ensemble. Les éloges, notices, portraits et discours sont des œuvres d'art et, à ce titre, l'auteur n'est tenu que de plaire, en suivant son sentiment, mais son sentiment doit se confondre avec sa conscience.

Je ne dirai plus qu'un mot sur le mémoire qui ouvre ce volume de Mélanyes. L'étude Napoléon, l'approvisionnement de la ville de Paris et la question des subsista?ices sons le Consulat et l'Empire expose sous un jour nouveau l'histoire de la législation sur les grains etjla situation économique et agricole de la France dans les premières années de ce siècle. Ce

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