‹ Mélanges scientifiques et littérairesChapitre 3 sur 33 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

çais recueillies et contrôlées sur l'heure même par les savants des autres nations. Toutes ces observations font de la science une chaîne ininterrompue qui se forge en même temps dans toutes les parties du monde. Il appartient encore à la Société Nationale d'Agriculture de France de s'associer, dans une certaine mesure, à ce mouvement universel par l'examen des travaux, le choix et l'éloge de ses membres étrangers.

On voit, par ces quelques mots, le but que doit atteindre le Secrétaire perpétuel de notre Compagnie, et les difficultés qu'il doit vaincre pour mener sa tâche à bonne fin.

Les éloges et les notices des membres décédés sont une autre partie des devoirs du Secrétaire perpétuel et ce n'est pas la moins délicate. Chacun, en pareille matière, fait comme il peut et comme il sent. Il n'est point de règles, et plusieurs se sont illustrés en des genres différents. L'exquise brièveté de Fontenelle ne fait pas tort à la bonne volonté plus travaillée de Condorcet, ni à l'agréable simplicité de Cuvier. Les notices de Cuvier conservent leur agrément devant les discours éloquents et pénétrants de J.-B. Dumas. Dans notre Compagnie, Silvestre et Payen ont écrit dans le genre de Cuvier. C'était la mode de la première moitié du siècle. Bientôt, il fallut changer le ton, et surtout paraître en tout mieux informé.

De même que Pariset, à l'Académie de médecine, fit autrement que son prédécesseur Vicq-d'Azyr à la

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