‹ Mélanges sur l'administrationChapitre 41 sur 134 · DE L'EMPLOI DES SCEAUX OFFICIELS · texte numérisé non relu

DE L'EMPLOI DES SCEAUX OFFICIELS

S L DE LA RÉCEPTION d'uN SCEAU, Tsié-yn ^ qj.

^^i.-^**^^*^*^ Lorsque un nouveau Mandarin arrive à la ville de sa «' i'i? résidence, au jour et à l'heure qu'il aura fixés, son pré-

décesseur lui fait porter solennellement le sceau à son logis provisoire. Le sceau, renfermé dans une cassette feimée à clef et enveloppée de soie jaune, est porté dans un palanquin à jour, orné de festons, Tsai-t'ing 3(5jc Ç, et accompagné par un Mandarin subordonné, en chaise à porteurs. Le nouveau Mandarin, en costume de cérémonie de 1^™ classe, Tch'ao^fou fH ^, se tient devant la première salle, à droite en entrant du chemin au milieu de la cour, Yong^tSLO S JS- I^ ®st tourné vers le Sud-est si ce chemin court Nord-sud, et attend à genoux l'arrivée du palanquin. Le palanquin est arrêté devant la salle, la cassette en est retirée et placée sur une petite table préparée au milieu de la salle. Le Mandarin ouvre la cassette et en retire le sceau enveloppé de papier rouge avec la signature de son prédécesseur; il y jette un coup-d'œil, le renferme de nouveau dans la cassette et le remet dans le palanquin. Il quitte alors le costume de 1^^® classe, Tch'ao-fou ^ ^, et revêt celui de 2® classe, à savoir la robe Mang-p'ao |^ ^ ornée de dragons à quatre griffes, puis en chaise à porteurs, il accompagne le sceau jusqu'au Tribunal Ya^men ^ f^ avec la même pompe qu'il en était venu, le palanquin du sceau marchant en tête [1], HftoriftcM offert jj Quand le Mandarin est arrivé à la première porte porte. du tribunal, I^men ^H P^, il descend de chaise et offre

un sacrifice au Génie tutélaire de la porte, Men-chen f^ ffljf. Ce sacrifice se fait avec les cérémonies suivantes.

[1] Cette description se rapporte à la cérémonie telle qu'elle devrait être faite d'après les rubriques, mais en réalité les choses ne se passent pas ainsi. I La cassette enveloppée de soie jaune portée sur le palanquin est vide, tandis

que lo sceau dans une cassette fermée, avec sa clef, sont portés en chaise par un homme de confiance à qui le mandarin sortant les a remis et qui vient après le mandarin subordonné. Le nouveau mandarin les reçoit des mains de cet homme dans un cabinet attenant à la salle et inspecte le sceau, puis il remet le tout à un homme de sa confiance qui le porte en chaise à la suite du palanquin.

§ I. DE LA RÉCEPTION D*tIN SCEAU." 73

1® Devant cette porte fermée on a préparé une table ornée d'une garniture rouge. Sur son bord antérieur sont placés deux chandeliers portant des chandelles rouges, et entre eux un brûle-parfums avec des bâtons d'encens allumés, et, en arrière de ceux-ci, d'abord trois bols contenant du poulet, de la viande de porc et du poisson, puis trois assiettes de fruits tels que longanes sèches (KoeUyuen ^ H), jujubes (Tsao'tse $ ^F), noix (Hé-Vao ^ jft), châtaignes (Li-tse Jg ^), arachides (Hoa-cheng ^ ^), etc. Au bord occidental de la table, laquelle regarde le sud, sont placées trois coupes de vin, et à son pied sudouest sont suspendues trois ou quatre ligatures de lingots en papier (Tche-yuen-pao iffi 7C ïf)- ^ ^^^is pas de distance du pied sud* ouest de la table, est placée une petite marmite en fer. Enfin devant la table est posé à terre un coussin rouge.

2^ Le Mandarin, en descendant de chaise, trouve tout préparé. Le premier maître des cérémonies, qui se tient au côté est de la table, se tourne Vers lui et dit à haute voix : '^Yng^chen*' ^ jfi^^ "Saluez le Génie;'' et aussitôt, du même ton de voix 'Tsieou-wei" ]§£ ft "Approchez." Le Mandarin s'approche et se tient debout, tourné vers la table, les mains pendantes.

Le maître des cérémonies donne alors successivement divers commandements: — Koei ^ "agenouillez-vous," et le Mandarin s'agenouille sur le coussin; — K^eou^-cheou V\f '^ "Prosternez-vous:" le Mandarin se prosterne [2] et se relève immédiatement ; — Même commandement une seconde fois; — 8an-ft^eou-c/ieou ^ Pp "M* "Prosternezvous pour la troisième fois;" — Hing ^ "Levez-vous:" le Mandarin se lève et reste debout.

Le premier maître des cérémonies proclame : Hing" hien-li ff Jf^î JE, "Faites l'offrande." Le second maître des cérémonies, debout au côté ouest de la table, prend alors la première coupe de vin et, la tenant à deux mains, il la présente devant le Mandarin. Au commandement du premier maître des cérémonies, Tchou-hien-tsio ^ JlK ^ "Faites la première offrande de la coupe," le Mandarin porte les mains jointes à son front. Le premier maître des cérémonies prend alors la coupe des mains de l'autre et la remet sur la table, au milieu, derrière les assiettes de fruits, et le Mandarin abaisse les mains.

[2] Daus ces cérémonies la prostration K^eou-cheou PP 'S ne se fait pas en frappant la terre du front, mais simplement en s'inclinant de manier» à toucher la terre avec la paume des mains.

74 IV. BXP08É DE L*ElfPLOI DBS SCBAUl OFFICIELS.

Le second maître des cérémonies présente la seconde coupe de la même manière. Au commandement du premier maître des cérémonies Ya-'hien-tsio ^ jK I9 *' Faites la seconde offrande de la coupe/' le Mandarin élève les mains comme la première fois, puis le premier maître des cérémonies prend la coupe et la place à l'est de la première.

Pour la troisième coupe les cérémonies sont les mêmes, sauf le commandement du premier maître des cérémonies: Tchong-'hien'-tsio ||^ jft ff ^'Faites la dernière offrande de la coupe*'. Cette troisième coupe est replacée à l'ouest de la première.

3* L'offrande du vin terminée, le Mandarin reste debout, les mains pendantes, et le premier maître des cérémonies dit à haute voix Tou-tchou-v^en H )K ;^ "Qu'on lise la prière". Le second maître des cérémonies lit alors la prière, écrite sur papier jaune, dont la teneur est comme il suit :

'•Au jour N. du mois N. de Tannée N* de l'Empereur N., "moi N. , Mandarin de la ville N. , ayant l'office de N. , je t'offre "ce sacrifice, ô Génie tutélaire de la porte. Il t'appartient "d'ouvrir et de fermer cette porte et tu maintiens Sous "une discipline sévère tout ce qui se trouve en dehors ou "au dedans d'elle. Tout le peuple révère ta majesté '^puissante. Mon devoir, à l'intérieur, est de traiter les "affaires publiques, et à l'extérieur, de subvenir aux "besoins du peuple. Afin que tout réussisse heureusement, "sois-moi propice au-dedans comme au-dehors. Prenant "aujourd'hui possession de ma charge, je t'offre en saori- "fice ces victimes et ces fruits. Daigne les avoir pour "agréables."

4* Après la lecture de la prière, le premier maître des cérémonies proclame : Song-^chèn g| jjif "Prenez congé du Génie." Le Mandarin, à genoux, fait trois prostrations comme il a été dit plus haut, puis le même maître des cérémonies donne le commandement Fen^ tehoy^feri'tch'ou ^ JK ^ ^ "Brûlez 1» prière, brûlez les lingots en papier". Le second maître des cérémonies les allume à l'une des chandelles et les jette dans la marmite. Le prmier maître des cérémonies dit '*Wàng^ liao" % J35f ''Regardez la flamme," et le Mandarin se tourne vers la marmite et regarde. Le premier maître des cérémonies proclame: Koan-Tsieou jH JH "Qu'on fasse la libation." Le second maître des cérémonies prend alors une des coupes sur la table et répand du vin autour de la marmite; puis, au commandement du premier maître des cérémonies, Fou-y/^ei g[ ^ "Qu'on retourne

s I. DE LA RÉCEPTION D'UN SCEAU.

à sa place," le Mandarin se tourne et reste debout regardant la table. Enfin le premier maître des cérémonies proclame : Li-isHuen j|g ^ "Les cérémonies sont finies". Le Mandarin se retire, la table est enlevée et la porte est ouverte.

in. Le Mandarin, remontant en chaise, se rend à la rei^^'e* tufoTau." première salle du Tribunal, Ta-t'ang ^ ^. Arrivé à rentrée, il descend de chaise et, entrant dans la salle, il se rend au cabinet latéral, où il prend le costume de cérémonie Tch'ao-fou ^ ^K- ^^ cassette du sceau est tirée du palanquin et placée sur la petite table h [3], Le Mandarin entre alors dans la salle, il fait un salut à l'empereur Pai-kHué ^ 1^, puis au sceau Pai-^yn ^ Ep, et s'assied sur le trône.

V Le maître des cérémonies donne le commandement Saïut à lEmpe- Pai-kHué ^f ^ '^Saluez l'Empereur" et il ajoute presque aussitôt Tsteou-wei ^ ^ ** Approchez." Le Mandarin s'approche de la table g et se tient debout. Au commandement K'oei ^ "A genoux!" il s'agenouille sur le coussin i. — K'eou-cheou pp -g" "Prosternez-vous:" il se prosterne. — De même une seconde fois- — San-K^eou-cheou H PP "^ "Prosternez-vous pour la 3® fois:" il se prosterne. Hing ^ "Levez-vous:" il se lève. Cette série d'une

reur.

[S] .. Ta-t'ang ^ ^ A. Ta-^'a»£^:fc^î première salle du Tribunal

B. Noan-ko ^ ^* Trône but laquelle Mandarin s'assied dans les occasions solennelles' a, b, c, d. Quatre portes : a et d fermées, a et c ouvertes.

e. Siège.

f. Table avec garniture rouge. On y place

deux encriers chinois, l'un pour l'encre rouge et l'autre pour l'encre noire, et deux pinceaux pour les deux couleurs.

g. Table avec garniture jaune ou rouge. On y place deux chandeliers avec chandelles allumées jaunes ou rouges, et entre eux un brûle-parfums avec bâtons d'encens fumants. Cette table représente le trône de l'Empereur; c'est pourquoi sa position es*

en rapport avec la cour à Pékin. Ainsi, par exemple, à Chang-hai Jl f^ ' qui est au Sud-est de Pékin, la table sera placée dans la partie ouest de la salle, tournée vers le Sud-est. Dans un tribunal de la Province de 8e-tch^oan B9 /Il 9 la table serait placée dans la partie orientale de la 8alle,Houmée vers le Sud-ouest, vU que Pékin est au Nord-est du Se-tch^oan B9 /l[ •

h. Table avec garniture rouge pour placer le sceau.

i. 11. Coussins, rouges sur lesquels en s'agenouille.

76 iv. EXPOSÉ DE l'emploi des sceaux officiels.

génuflexion et de trois prostrations est encore répétée deux fois, avec la différence que le 4*^ commandement est, d'abord Lou'k'eou-cheou aÎ PP "fi* 6* prostration, puis K'ieoU'K'eou^cheou ^L Pp "^ 9* prostration.

Salut au sceau. 2** Le salut à TEmpereur terminé, le maître des cérémonies dit à haute voix Pai-yn ^ 1^ '^Saluez le sceau," puis TsieoU'-wei jg£ *gk ''Approchez." Le Mandarin vient alors se placer devant la table h sur laquelle est posée la cassette du sceau et, sur le coussin k, il fait trois génuflexions et neuf prostrations, comme pour le salut à TEmpereur. Il entre alors dans le cabinet latéral, dont il sort bientôt après avoir changé le costume Tch'ao-fou ^ ^ pour la robe Mang-p'ao fP ^.

trônT^*^'°^ ^" ^** ^) Quand le Mandarin est arrivé à la grande estrade

lambrissée Noan-Ao 1^ ^ B, le maître des cérémonies dit à haute voix Kong-tsouo ^ ^ "Asseyez-vous sur le trône." Le Mandarin s'assied sur le siège e, et le maître des cérémonies, d'un ton sonore, annonce que l'heure propice est arrivée pour se servir du sceau. Un officier étend sur la table F une feuille de papier rouge de l*" de longueur sur 0™-,6 de largeur, sur laquelle sont écrits en ligne verticale les quatre grands caractères KongtsouO'ta'ki & ^ :^ "a '*Très heureuse occupation du trône." L'officier marque du sceau en rouge chacun de ces caractères, en commençant par le dernier Ki "g, et colle la feuille sur la première porte à l'Est d.

b) Le jour où le nouveau mandarin prend possession solennelle de son tribunal, tous les Mandarins de la même ville qui lui sont subordonnés se réunissent de bonne heure dans une salle extérieure du tribunal. Si par exemple le nouveau mandarin est Intendant Tao-t'ai x£ S, ce seront le Préfet Tche-fou ^ /j^, le Sous-préfet Tche-hien ^ JH, le Recteur des bacheliers Jou-hio f| «$, etc., qui devront l'accompagner à son entrée au tribunal et le saluer solennellement sur le trône. Le Mandarin ayant donc, par cette feuille munie de son sceau et collée à la porte, fait savoir qu'il avait pris possession de son sceau officiel et qu'il avait commencé à s'en servir, un officier, tenant à la main les cartes Cheou-pen :^ ;zjs^ du Préfet, du Sous-préfet et du Recteur des bacheliers, se présente devant le trône, et s'y mettant à genoux, annonce que ces Mandarins sollicitent d'être admis à saluer Son Excellence. Un autre officier, debout à la gauche du Mandarin, répond d'une voix forte: Pou-lao ^ ^ "Qu'ils ne s'en donnent pas la peine." Le premier officier présente alors les cartes de l'Adjoint du Sous-préfet Hien-tch'eng JH ^ et du

s II. DU RETR. ET DE LA RÉINTÉG. DU SCEAU. 77

Vice-adjoint Tchou-pou ^ ^ et annonce de la même manière que ces Mandarins demandent à saluer Son Excellence, à quoi le second officier répond Mien f^ '^Qu'ils en soient dispensés." Tous les employés du tribunal se présentent alors à leur tour, cinq par cinq, devant le trône et saluent le Mandarin en s'agenouillant et faisant trois prostrations. Celui-ci reçoit lenrs salutatations debout, un peu incliné et tenant les mains jointes élevées à la hauteur de la bouche. Ces cérémonies terminées, le Mandarin se retire et se rend dans la salle de réception Hoa-Ving 1^ j|| pour rendre visite à son prédécesseur [4].

§ II. DU RETRAIT ET DE LA RÉINTÉGRATION DU SCEAU, Fong-yn ^ Ejl ET K'ai-yn H qj,

I. Chaque année, dans le 12® mois, vers le 20, c'està-dire ce jour-là même ou bien un jour plus tôt ou un jour plus tard, le sceau est serré solennellement, et dans le \^^ mois, aussi vers le 20, il est remis en usage. Le jour et le Che ^ (12® partie du jour, qui est compté de 11^ du soir à 11^ du soir le lendemain) auxquels devront se faire le retrait et la réintégration du sceau, sont déterminés d'avance par le Tribunal des observations astronomiques KHri-t'ien-kien ^ ^ ^. Cette date est proposée à TEmpereur dans le 8® mois, et, approuvée par lui, elle est notifiée à tous les Mandarins, tant de la Cour que des provinces. Les cérémonies pour le retrait et la réintégration du sceau sont à-peu-près les mêmes que pour sa réception.

II. Le temps fixé pour le retrait du sceau étant arrivé, Retrait du sceau une table h est placée dans le Ta~t'ang ^ ^ devant le

Noan-ko ^ S- Le Mandarin, vêtu de la robe Mang-p'ao iP ^, se rend au Ta-Vang ;J^^, précédé par un officier portant, à deux mains devant la poitrine, le sceau renfermé dans une cassette. Le sceau est placé sur la table h, et le Mandarin le salue en faisant trois génuflexions et

[4] Quand un mandarin en office reçoit une autre charge par intérim, si par exemple un Vice-roi et un Gouverneur étant dans la m^me ville, l'un d'eux s'absente et l'autre est nommé pour remplir ses fonctions, le sceau du premier est porté solennellement au tribunal du second. Celui-ci attend l'arrivée du sceau à genoux devant le Ta-t^ang >WC S* Omettant le sacrifice au Génie de la porte, il accomplit le salut à l'Empereur, le salut au sceau et l'occupation du trône.

sceau.

78 IV. BZPOSÉ DB l'BMPLOI DBS SCBAUZ 0FFIGIBL8.

neuf prostrations, comme pour la réception du sceau, puis il s'assied sur le trône. On étend sur la table f une feuille de papier rouge, comme pour la réception du sceau, sur laquelle sont écrits les quatre caractères Fong^ yn-ta-fei ^ EP :fc "S **Très propice retrait du sceau." L'officier marque du sceau chacun de ces caractères, et colle la feuille sur la porte d. Le sceau, enveloppé de papier rouge, avec la signature du Mandarin, est remis dans la cassette. Le Mandarin refuse les salutations des Mandarins subalternes qui sont venus prendre part à la cérémonie, mais il reçoit celles des employés, comme à la réception du sceau, et se retire, précédé par un officier portant le sceau dans la cassette.

Réintégration dn Hj. ^u temps fixé pour la réintégration du sceau, on

place deux tables g et h dans le Ta^t'ang ^ ^, comme pour sa réception. Le Mandarin, en costume Tchao^fou fy flR, se rend au Ta-t'ang ^ ^, précédé d'un officier portant devant la poitrine le sceau renfermé dans sa cassette, lequel est posé sur la table h. Le Mandarin {ait alors trois génuflexions et neuf prostrations, comme ciderssus, devant la table h et devant la table h, puis, après être allé changer le costume Tch'ao-fou l|g ffgi pour la robe Mangf-p'ao $| ^, il monte sur le trône. On étend sur la table f une feuille de papier rouge, comme pour la réception du sceau, sur laquelle sont écrits les quatre caractères R'ai-yn^ta-ki 19 ^ :Xc "» "Très propice réintégration du sceau.'' L'officier marque du sceau chacun de ces caractères et colle la feuille sur la porte a* Le sceau est remis dans la cassette. La Mandarin refuse les salutations des Mandarins subalternes qui sont venus assister à la cérémonie, mais il reçoit celles des employés, et se retire précédé d'un officier portant le sceau.

IV. Les Mandarins subalternes qui sont venus honorer de leur présence le retrait ou la réintégration du sceau de leur supérieur, cette cérémonie, terminée, retournent à leur tribunal et procèdent au retrait ou à la réintégration de leur propre sceau, ce qui se fait de la même manière [5].

Sceaux des [5] Les mandarins sont dits Yang-koan ^ *S "magistrats manifestes",

Tch'eng-lwang. ^^ ^^^ Génies tutélaires des viUes Tch'eng-hoang ^ 51 sont dits Yn-Teoan

fê *& "magistrats mystérieux". Le Génie tutélaire d'une Préfecture Foutch^eng-hoang jj^ JK BÉ est assimilé au Préfet, et celui d'une Sous-préfecture Hien-tck^eng-hoang JH JK 6S au Sous-préfet, ces Génies ont aussi leur sceau et, pendant que les mandarins font le retrait ou la réintégration de leur sceau, les Bonzes ou les Taoïstes font dans une pagode les mêmes cérémonies ^oxLT le BceAu de leur Tch^eng-hoang j$ PS- Pour, les saints à l'Empereur et au sceau, ils emploient un mannequin articulé qu'ils mettent en postares.

§ ÏI. ou RBTR, ET D8 LA RJBJNTÉa, DU SCEAU. 79

V. L'Empereur lui-même, dane son palais, accomplit ^®*[^*®^^^i^^^^^ le retrait ou la réintégration de son sceau, en présence pai* l'Empereur, des Mandarins de la Cour, au même temps (Che ^) que les autres Mandarins (1).

§ III. DE l'apposition DU SCEAU.

I. Gomme il n'est pas possible de se servir du sceau Usage du sceau pendant le temps de son retrait, le Mandarin a soin de trait "^^^ ^ ^^ l'apposer d'avance sur un certain nombre de feuilles de papier et d'enveloppes pour les actes officiels ; mais on ajoute, à gauche du sceau, les quatre caractères Yu^yongh'ong''pé ^ |S $ â ^i ^'^^t pour des égaux ou des inférieurs, et Tsuen^yong^k'ong'pé iK 19 $ â) ^^ ^'®s* pour des supérieurs (2).

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