partie Chinois, répartis dans 15 ''Cours provinciales
Kien-tch'a-yu' jg^Q ^^ gt appelés C/ie-ou-teo-ftten-(c/i'a-yu-c/ie + 5E Jft
5® Cette Cour suprême exerce une inspection sur les faits et gestes de tous les Mandarins, soit des Cours, soit des provinces ; elle dénonce librement à l'Empereur ce qu'il peut y avoir de défectueux dans leur conduite ; elle reçoit les appels à l'Empereur, soit du peuple contre ses Mandarins, soit des Mandarins contre leurs supérieurs^ et examine les causes criminelles entraînant la peine de mort, d'accord avec le Tribunal suprême de la justice criminelle (2).
XL "Cour suprême de l'administration des Vassaux" Li-fan-yuen. Li^fan-yuen s s ^. Un Président [l.b.], Mandchou
appelé Chang-chou '^ ^ et trois Vice-présidents [2. a.], dont deux Mandchous et un Mongol, appelés Che-lang f^ SU- Cette Cour veille sur le gouvernement et sur la succession héréditaire des vassaux ; elle prend soin que les visites périodiques à l'Empereur soient rendues ; elle traite les affaires relatives aux frontières de la Russie ; elle exerce son inspection sur les Lamas, sur le Thibet et sur les tribus mahométanes ; enfin elle reçoit les Envoyés des nations étrangères (3).
YeoU'tou-yU" [6] Le titre de Yeou-tou-yu-che * ^ft A [l-^-] "Président en second
^ ^' de la Cour Tou-tch^a-yuen ^ ^ j^ 'est donné aux Vice-rois, et celui de
Yeou-fou-tou-yu-che ^ §1] ^ Ifl) ^ [3.a.] "Vice -président en second de la Cour Tou-tch^a-yuen ^ ^ ot aux Gouverneurs provinciaux (4).
(1) ft H # Jl L. 54 f. 1.
(2) Ibid. L. 46 f. 1.
(3)>Ibid. L. 49 f. 1.
(4) V. pins bas § II, N. II, !«»., 2<>.
XII. "Cour suprême pour la réception des communications adressées des provinces à l'Empereur" T'ong^
tcheng-se îiîS*W- ^^^^^ Présidents [3. a.], l'un Mandchou T^ong-tcheng-se. et l'autre Chinois, du titre de T'ong^tcheng-che-se-t'ong^ tcheng-che jl§ igj; ^ "^ jfi ijj; ^, et deux Vice-présidents [4. a.] Mandchou et Chinois, du titre de T^ong-tcheng^che^ se-foU'Che S l^fe fô ^ 5'J 1^* C)ette Cour reçoit les suppliques adressées à l'Empereur par les Mandarins des provinces, et examine si elles remplissent les formalités requises (1).
XIII. **Cour suprême des causes capitales" Ta-h'-se Ta-H-se. :^ S ^- Deux Présidents [3. a.], l'un Mandchou et l'autre Chinois, du titre de Ta-lUse^tcheng-k'ing ^ 3||
^ JE J/gp, et deux Vice-présidents [4. a.], Mandchou et Chinois, appelés Ta-li'Se'Chao^k'ing :^ g| ^ ^ !&• Cette Cour examine les causes capitales avec le Tribunal suprême Hing-pou Jfi ^ et \b. Cour suprême Tou-tch'a-yuen S5 ^ fô- ^^ *0"S sont du même avis, le Tribunal suprême Hing'^'pou JpJ ^ le fait connaître à l'Empereur. S'il y a deux avis différents (il ne doit pas y en avoir trois), ce même Tribunal les soumet simplement au jugement de l'Empereur, sans soutenir l'un et combattre l'autre. Hing-pou ^J ^, Tou'tch'a-yuen ^ ^ K et Ta-H-se ;^ g| ^ sont dits San-fa-se ^ j^ W '*Les trois Juges suprêmes" (2).
XIV. l"* ''Cour suprême des sacrifices impériaux" Tai-tch'ang-se. T'ai-tch'ang-se -j^ ^ ^. Deux Présidents [3. a.], l'un Mandchou et l'autre Chinois, du titre de T^ai-tch'ang-se^ tcheng-k'ing ;jc ^ ^ JE i^P? ^^ deux Vice-présidents [4. a.] Mandchou et Chinois, appelés T'ai'ich'ang-se-chao-kHng
ik W ^ *P 9^' ^ette Cour est chargée des sacrifices offerts par l'Empereur ou par ceux qui tiennent sa place. Si le sacrifice est de première classe, le célébrant et ses assistants gardent l'abstinence pendant les trois jours qui précèdent. Pour un sacrifice de seconde classe, ils ne gardent l'abstinence que pendant deux jours. En temps d'abstinence :
a) Ils portent suspendue sur la poitrine la ''tablette d'abstinence" Tchai-kiai-p'ai S ^ M. Cette tablette, de Tablette de l'ab-
j m f fji rri , w stmence civile.
deux pouces Ts uen -^ de longueur sur un pouce Ts uen tj* de largeur (0™-,0625 x 0™*, 03125)^ est en bois et recouverte de papier jaune ; elle porte inscrite en mandchou et en chinois l'indication du jour d'abstinence ;
(2) Ibicl.L. 54f. 15.
vile.
classe.
b) A moinâ d'urgence, ils ne s'occupent point d'affaires publiques ni de causes criminelles ; Abstinence ci- c) Ils s'abstiennent de banquets, de musique, de l'usage du mariage, de vin et de légumes à odeur forte, comme l'oignon, l'ail, etc. [7].
d) Ils s'abstiennent de visiter des malades, d'aller aux tombeaux de leurs ancêtres et d'assister à des sacrifices pour les morts;
e) Ils ne font point de sacrifices aux dieux;
f) La veille du sacrifice, ils prennent un bain (1). Sacrifices de 1*" 2® Les sacrifices de première classe Ta-se ^ jpg sont
offerts : a) au Maître suprême du ciel ; b) à l'Esprit suprême de la terre ; c) à l'Esprit du territoire de l'Empire Ché jît et à l'Esprit des céréales Tsi ^; d) à tous les Empereurs défunts et à toutes les Impératrices défuntes de la dynastie actuelle.
Sacrifices de 2« 3® Les Sacrifices de seconde classe Tchong-se tfi jpg sont classe. offerts : a) au soleil ; b) à la lune ; c) à L'Inventeur de l'agri-
culture ; d) à l'Inventeur de l'élevage des vers à soie ; e) à tous les sages Empereurs des dynasties précédentes, lesquels, depuis FoK ^i fJtH (2952 av. J.-C.) jusqu'à Tsong-tcheng ^ ijj|(1628 ap. J.-C.), dernier Empereur de Tavant-dernière dynastie des Ming ^, sont au nombre de 201 ; f) à Confucius (2); g) à Koan Yu H ^, Chef des Généraux d'armée (3) [8] ; h) aux Esprits des montagnes, des mers et des fleuves.
[7] 1°. Chaque année, l'Empereur offre, dans le Temple des ancêtres
Che-hiang. • T'ai-miaol jjÇ J||) le "Sacrifice des quatre saisons" Che-hiang ^ gç?
à savoir a) pour le printemps, en un jour choisi dans la l*** décade de la l*""®
lune ; b) pour l'été, le 1«' de la 4« lune ; c) pour l'automne, le 1«' de la ?• lune .
d) pour l'hiver, le Iv de la ip« lune (4). Il garde l'abstinence pendant les
trois jours qui précèdent celui du sacrifice. Le jour de naissance de l'Em-
F6t6 de naissan- pereur actuel Koang-aiu jQ W est le 28 de la 6« lune. Or c'est un jour
oe de l'Empereur d'abstinence, avant le sacrifice d'automne : c'est pourquoi il a été décrété
JSJ0Q/n>9'Siu avan-
0^^ que la fête de naissance de l'Empereur serait avancée, et célébrée le 26 de
la 6^ lune.
Dans l'abstinen- 2'* ^^^^ l'abstinence avant les sacrifices, l'usage de la viande, du poisson ce, l'usage de la et du laitage n'est pas interdit, mais seulement celui des mets dont l'odeur
[8] Le sacrifice pour Koan Tu mi ^ était autrefois de 3® classe, mais, en la 3» année de l'Empereur Hien-fong Mk 9 (1853 ap. J.-C), il fut élevé au rite de 2« classe (5).
(1) IS H # Jll I^. 54f. 15. -h ^ H # Jl ♦ |8| L. 334 f. 3.
(2) V. plus bas § VL N. L
(3) ib. N. xn. r.
■ (5) 15 ^ mS L. 1 f. 58.
4° Les sacrifices de troisième classe S'iun-se ^ JB J^^^^^^^^ ^® ^* sont offerts : a) à l'Inventeur de l'art médical et aux Médecins distingués ; b) aux Génies tutélaires des villes Tch'eng-hoang ^ p^ ; c) aux hommes illustres, etc. (1).
XV. *'Cour des Haras Impériaux" Tai-p'ou-se i^ ^ Taiyou-se. ^. Deux Présidents [S.b.], Tun Mandchou et l'autre Chinois, portant le titre de T'ai-p'ou-se^tcheng'^k'ing ^fc ^
^ JE M^ et deux Vice-présidents [4. a.], Mandchou et Chinois, appelés T'ai'-p'ou-se'Chao-k'ing ^ ^ ^ /|? 0. Cette Cour est chargée de Télevage, du dressage et de l'entretien des chevaux à l'usage de l'Empereur et de sa maison. Il y a deux haras en Tartarie, l'un au-delà de Tou-che-k'eou ^ ^ n^ ^u nord de la Province de Tche-li là ^1 et l'autre au nord de la Préfecture de Ta-t'ong ^ PI dans la Province de Chan^si j[| |f (2) [9].
XVI. *'Cour des Banquets Impériaux" Koang-lou-se Koang-iou-se. jÈ îHî ^- Deux Présidents [S.b.], Mandchou et Chinois
appelés Koang-lou^se-tcheng-kHrig :3Ë JS^ ^ jE 19? 6* deux Vice-présidents [5. a.], Mandchou et Chinois, appelés Koang'loU''Se'chaO''kHng ^ ij^ ^ ^j^ ^. Cette Cour est chargée de préparer :
a) les banquets aux jours de fête pour les Princes et les Grands ;
b) les banquets après les examens de doctorat, pour les mandarins employés dans ces examens et les nouveaux docteurs ;
c) les banquets et la nourriture quotidienne pour les Vassaux, les Princes et les Envoyés étrangers qui viennent saluer l'Empereur ;
d) la nourriture quotidienne pour les Lamas qui récitent des prières à la Cour;
e) leâ banquets de noces pour les fils et les -filles de TEmpêreur ; ' )\
f) les victimes pour les sacrifices au Ciel et à la Terre, ainsi qu'aux Ancêtres de l'Empereur, lesquelles victimes sont distribuées par cette Cour aux Princes et aux Grands (3).
XVII. **Cour du Cérémonial d'Etat" Hong-lou-se ^ Hong-iou-ae. ^ ^. Deux Présidents [4. a.], Mandchou et Chinois,
[9] Sous les dynasties précédentes, la Cour T^ai-p^ou-ae >!C ^ ^ était chargée de l'escorte de l'Empereur et de ses écuries.
(1) ^ H # * L.28f.6.+ ^ Jl# Jft *« L.334f.l.+ L. 350 f. 1 + L. 361 f. 1.
(3) Ibid. L. 58 f. 1.
22 II. EXPOSÉ DES GHARaSS DBS MANDARINS.
appelés Hong-lou-se-tcheng-k' ing I4 M ^ lE 19' ®* deux Vice-présidents [ô.b.J, Mandchou et Chinois, appelés Hong-lou-se-chao-k'ing ^ JE, ^ ti^ M- 1** Cette Cour dirige les cérémonies:
à) Quand TEmpereur offre des sacrifices ;
b) Quand, aux jours de fête, l'Empereur reçoit des félicitations ;
c) Quand les Princes, les Grands et les Mandarins saluent l'Empereur solennellement et prennent place à des banquets offerts par lui ;
d) Quand les nouveaux docteurs saluent TEmpereur;
e) Quand la mère de l'Empereur, l'Impératrice, les concubines de l'Empereur ou les Princes sont décorés d'un titre honorifique.
Ming-tsan. 2** Cette Cour pourvoit un Héraut [9.b.j, appelé Ming^
tsan IJ^ ^ qui, dans ces cérémonies, lit les félicitations écrites d'une voix sonore et proclame en chantant quand il faut se mettre à genoux, se prosterner ou se relever (1). 3° Elle signale à l'Empereur les noms de ceux qui, obligés d'assister aux cérémonies, s'en sont absentés, ainsi que de ceux qui y ont manqué de respect en criant, en chuchotant, en tournant le dos ou en se tenant d'une manière peu modeste (2) [10].
Han-Un-i/uen. XVIII. '^Collège des Académiciens" Han^lin^ynen ^
^ 1^. Deux Présidents [2.b.], Mandchou et Chinois, appelés Tchang-yuen-hio-che ^ 1^ i^ i, choisis parmi les Ta-hio-che ^ ^ ^, les Chang-chou ^ ^ et les Che-lang f^ êp-
1® Le Collège des Académiciens est chargé, avec l'aide d'Académiciens et de docteurs^ de composer a) des ouvrages littéraires et historiques ; b) des prières pour les sacrifie^ Tchou-wen jjjt '^] c) les décrets pour les décorations Ce l'Impératrice et des Princes Ts^é-wen flj ^ ; d) les Panégyriques impériaux des hommes illustres décédés, etc. Yu-tsi^-wen ^ §5 jSC-
Chou-ki-chc. 2° Il forme les "Académiciens étudiants" Chou-kUche
^ ^ -jt [^.b], dans "l'Ecole académique" ChoU'tch'angkoan |Ë ^ If, où ils étudient pour se rendre aptes aux fonctions publiques (3).
[10] Sous les dynasties précédentes, Hong-lou-se f§ JJg ^ était chargée des hôtes, c'est-à-dire des petits rois et des Envoyés étrangers qui venaient rendre visite à l'Empereur.
(1) V. Exposé IV. de l'emploi des sceaux officiels, § I. N. III, 1°.
(2) É II # Jft L. 60 f. 1.
(3) Ibid. L. 55 f. 1.
§ I. DBS MANDAJIINS DB LA COUR.
XIX. "Cour d'éducation de l'héritier du trône" Tchan" Tchan-che-fou. che-fou f^ :y /jj. Deux Présidents [3. a.], Mandchou et
Chinois, appelés Tcha,n-che-fou-tcheng^tcha.n^che ^ 1^ ^ jE m ^1 deux Vice-présidents [4. a.], Mandchou et Chinois, appelés Tchan~che''foU''ChaO'tchan^che ^ 1^ J^ ^/?^î plus 14 Officiers, partie Mandchpus, partie Chinois, à savoir : 4 Assistants -5. a.], appelés Tch^oeri'fang^chou^tse ^ i^ 1^ -f ; 4 Assesseurs [6. a.], appelés Tchong^yun 4* A î "^ sous-assésseurs [B.b.j, appelés Tsanchan ^ ^; et deux bibliothécaires [5.b.], appelés Seking'-kiU''Si''ma ^ j|§S JQ SE J^* Depuis la dynastie Han ^ (2® siècle av. J.-C.) jusqu'au commencement de la dynastie actuelle (milieu du 17® siècle ap. J.-C), cette Cour était toujours chargée de l'éducation de l'héritier du trône, mais depuis l'époque où l'Empereur K^ang'-hi J^ ^ déshérita l'héritier constitué, ses successeurs ne constituent pas publiquement d'avance un héritier (1), et cette Cour s'occupe maintenant d'affaires littéraires, comme le Collège des Académiciens (2).
XX. 1^ "Collège impérial" Kouo-fse-ftien g ^ fl^. Kom-tse-kien. Un Président, du titre de Kouo-ise-ftien-ftoan-ii-feien-cheta-tch'en H4^SW3J^^:fcëî choisi parmi les Ministres suprêmes de l'Empire Ta-hio^che :^ ^ i» ^^^ Présidents des Tribunaux suprêmes Chang-chou f^ ^ ou Vice-présidents des Tribunaux suprêmes Che^-lang ^ ^ ;
deux Assistants [4.b.j, Mandchou et Chinois, appelés TsUtsieou ^ JB [^^lî trois Assesseurs [6. a.], Mandchou, Tsi-tsieou. Mongol «t Chinois, appelés Se-yè ^ ^, six Directeurs Se-yé. des études [8. a.], appelés Kouo-tse-kien-tchou-kiao g -^ ^ J|^ fjj; (3) et un Directeur de l'étude des mathématiques [7.b.j, .appelés Kouo^tse'kien-soan'hiO''tchoU'-kiao^t'ing g
2^ L'office de ces Mandarins consiste a) à surveiller les études des élèves du Collège ; b) à examiner tous les mois ou tous les six mois leurs compositions littéraires ;
[11] Dans l'antiquité, Tsi-tsieou ^ ÎB (libator) n'était pas un titre mandarinal, mais désignait le plus âgé entre ses égaux. La raison en était que, dans les banquets, avant le repas, le plus âgé des convives élevait sa coupe et versait du vin à terre, comme libation en l'honneur de celui qui avait le premier enseigné à préparer les mets. Ce ne fut que plus tard que cette expression devint un titre officiel (4).
(1) V. Exposé I. de l'institution de l'héritier au trône, N. I, 4*.
(2) ^ il # :ft L. 55 f. 14.
(3) Ibid. L. 61 f. 1.
c) à les proposer au "Tribunal suprême des offices civils*' pour des postes, après trois ans d'études.
3** Sont admis comme élèves dans ce Collège :
A. Les '^Bacheliers collégiens par faveur de TEmpereur, à Toccasion de l'instruction donnée par lui" Ngen-se-
ch^g."^'^'^''' kien-cheng ,g, ^ ^ ^. Ce sont les descendants d'hommes illustres, qui ont reçu de l'Empereur le titre de Kien-cheng S ^ ^ l'occasion de l'instruction qu'il donne sollennellement dans le Collège, Lin^yong-pan-luen |g ||[ jfi î&î eux présents (1) [12].
B. Les "Bacheliers collégiens d'examen privilégié" Ngen-ts'iu-kien- Ngen'tsHu-'kien'Cheng ^ JSL ^ ^' ^îe sont ceux qui,
^* étant élèves de l'Ecole de mathématiques, ont obtenu le
titre de Kien-cheng ^ ^ par un examen accordé bénévolement par l'Empereur.
C. Les "Bacheliers collégiens par faveur de l'Empereur en considération de leur père" Ngen-yn-kien-cheng ^, ^
Ngen-jjn-kien- ^ ^^ Cette faveur cousiste en ce que, aux époques ^* jubilaires de l'Empereur, comme à son avènement et aux
anniversaires décennaux de sa naissance ou de celle de sa mère, le titre de Kien-cheng ^ ^ est accordé à un des fils a) des Mandarins civils de la Cour, du 4" ordre et au-dessus; b) des Mandarins civils des Provinces, du 3® ordre et au-dessus; c) des Mandarins militaires à la Cour ou dans les Provinces, du 3® ordre et au-dessus.
D. Les "Bacheliers collégierfs par faveur de l'Empereur, en considération de la mort violente de leur père"
J^^^'^^'^^^^' ^^^-y^'-ki^'^'cheng |g ^ ^ ^. Dans ce cas, lé titre de
Kieri'Cheng ^ ^ est accordé par l'Empereur à l'un des fils a) des Mandarins de tout ordre qui, dans l'exercice de leurs fonctions, ont péri, soit sur mer, soit dans les grands fleuves Yang-tse-kiang ^ -^ ^ ou Hoang-ho ijf Jpf, soit sur les grands lacs Tong-ting-hou ^ ^ ^^ Hong-tché'hou ^ ^ ^, etc; b) des Mandarins du 7® ordre et au-dessus qui ont péri par naufrage dans les mers intérieures Nei-hai ^ j^ ou dans les fleuves, ou sont morts de maladie en servant dans les camps.
E. Les "Bacheliers collégiens de note excellente"
[12] Les hommes illustres dont les descendants jouissent de ce privilège, sont Tcheou-kong jpj ^ î K^àng-tse rjL 'ÏT ? onze disciples de Confucius, etc. (V. plus bas, § VI, NN. II, III). Avant l'époque de cette promulgation solennelle, un certain nombre de ces descendants sont convoqués à temps à Pékin pour assister à la solennité (2).
(1) ^- jR # Jl L. 61 f. 5. + ^ Î6i ^ # L. 50 ff. 1, 3.
(2) è Jfc # Jft L- 61 f. 3.
Ysou-kien-^cheng g| ^ ^. Ce sont des "Bacheliers ad- Yeou-kien-cheno joints'' Fou^cheng ^ ^ [13] ou des '^Bacheliers militaires"
[13] 1** n y a trois catégories de "Bacheliers" Cheng-yuen ^ ^* a) les "Bacheliers salariés" Lin-cheng M ^î b) les "Bacheliers supplé- Lin-cheng. mentaires" Tseng-ckeng i& 4i c) les "Bacheliers adjoints" Fou-clieng Tseng-cheng. Hl St- L'origine de cette triple catégorie date de l'avant-dernière dynastie ^ '^ leng. Ming Çg • Son fondateur, Hong-ou ÇÇ pÇ » désirant que les collèges des bacheliers formassent des mandarins de valeur, en la 2^ année de son règne (1369 ap. J.-C), il fixa le nombre de bacheliers pour les différents collèges, à savoir 60 pour le collège de la ville royale, 40 pour celui d'un Fou /jf» 30 pour celui d'un Tcheou jW!? et 20 pour celui d'un Hien IR* Il établit que les bacheliers recevraient comme salaires mensuels six Teou ^-r (62 litres) de riz, et que, si quelques-uns d'entre eux étaient promus à un poste plus élevé ou mouraient, ils seraient remplacés par d'autres, admis par examen. Plus tard, le nombre des lettrés ayant augmenté, en la l*"* année de l'Empereur Siuen-té Jâ f§ (1426 ap. J.-C), le nombre de bacheliers dans chaque collège fut doublé, mais les nouveaux venus ne recevaient pas de salaires avant d'avoir succédé aux anciens. Enfin, en la 12<! année de l'Empereur Tcheng-t^ong JE 3K (1-147 ap. J.-C), permission fut donnée d'admettre par examen d'autres bacheliers en nombre indéterminé, destinés à succéder aux premiers. Telle est l'origine de la dénomination de Lin-cheng >K ^» "salariés," donnée aux bacheliers de la 1*™ catégorie, de Taeng-cheng i§ ^» "supplémentaires," à ceux de la 2", et de Fou-cheng Pp ^ i "adjoints," à ceux de la 3« (1). La dynastie actuelle a conservé cet usage pour l'admission des bacheliers, le nombre de ceux des trois catégories étant fixé pour chaque collège (2).
2° Les Bacheliers des trois catégories susdites sont appelés communément Sieou-ts^ai ^ "^ "doués d'aptitudes éminentes." Mais dans Sieou-ts^ai. l'antiquité, sous la dynastie Hait ^ (2e siècle av. J.-C), ce terme était la dénomination commune des lettrés, et non pas un titre officiel. Sous la dynastie Tsin ^ (3® siècle ap. J.-C), il fut institué un examen par lequel le titre de Sieou-ts^ai -^ ^ était donné à des lettrés choisis, dont plusieurs néanmoins ne possédaient pas les livres canoniques. Mais sous la dynastie Soei VW (commencement du. 7® siècle), le titre de Sieou-fa^ai ^ 7f n'était conféré qu'à des lettrés hors ligne, au point que, spus cette dynastie, il n'y en eut que dix qui reçussent ce titre. Au commencement de la dynastie suivante T^ang ^ i ce titre était encore en très grande estime, mais en la 2« année du règne de Yong-hoei '^ -^ (651 ap. J.-C), l'examen de Sieouts^ai ^ yt fut aboli. Par suite Sieou-ts^ai ^ ^ resta comme l'appellation commune des lettrés, et, dans les temps modernes, des bacheliers (3).
(1) H ^ ic L. 17 4- 1^ ^ f^ ^ I^- 28 f. 2. 4- W El L. 69 f.l3-f ^81 ma MB Çg lu L. 10, f. 6.
(2) V. .Pratique des Examens littéraires en Chine, par le R. P. Etienne Siu S.J., p. 83.
(3) 1^ Il it ^ L.28f.l.
Ou-'Cheng fÇ ^ qui ont obtenu le titre de Kien^cheng |g ^ par les suilrages de TExaminateur provincial, donnant témoignage de leur valeur (1).
F. Les * 'Bacheliers collégiens par une loi spéciale" Li-kien-chenq. Li-kien-cheng ft| ^ ^ (2). Ce sont ceux qui ont acheté
le titre de Kieri'Cheng ^ ^ par paiement au trésor public de la taxe légale [14]. Ils sont de quatre catégories et sont désignés par quatre dénominations difTérentes:
a) 8*ils étaient Lin^cheng ^^ ''Bacheliers salariés," ils sont appelés Lin-kien-cheng J|| ^ ^.
b) S*ils étaient Tseng^cheng jg ^ ''Bacheliers supplémentaires", ils sont appelés Tseng -kien^cheng j§ J^ ^.
[14] 1" L'institution du Collège impérial, où des lettrés choisis dans
tout l'empire sont formés'pour" remplir des fonctions publiques, est extrôme-
ment ancienne. Il existait déjà sous la dynastie Han ]|| (2« siècle av. J.-C.)
Le titre de Xien- et fut toujours conservé sous les dynasties suivantes. Mais l'admission dans
nour contribution ^® Collège de bacheliers avec le titre de Kien-chcng ^ ^ acquis par le
pécuniaire sous la paiement d'une taxe légale eut d'abord lieu en la 4® lune de la 4* année de
dynastie Ming. ^Empereur King-Vai "^ ^ de la dynastie Ming Ç9 (Mai 14-53 ap. J.-C).
En cette année, la famine sévissant dans les Préfectures Lin-tsHng ^ ^ et Tong-tch^ang JH q de la Province de Chan-tong [Ij J^ et dans Siiitcheou j^ JTI (Province de Kiang-sou iL ÎK)î l'Empereur accorda que les bacheliers qui fourniraient 800 Che ^ (environ 825 hectol.) de riz non décortiqué (Kou ^) pour secourir les habitants de ces régions, reçussent le titre de Kien-clieng ^ ^ et fussent admis au Collège impérial. La mome faculté d'achat du titre fut ensuite concédée à des hommes du peuple (non bacheliers), lesquels ét&ient appelés Min-cheng JJ ^ "Bacheliers populaires," ou Tsuen-sieou ^ ^ "Eminents du peuple" (3).
2° Sous la dynastie actuelle, la taxe légale pour l'achat du titre de Kien-cheng Sa. ^ varie avec la valeur attribuée aux titres de Lin-cheng X a» Tseng-cheng i§ ^ et Fou-cheng Pft ^î laquelle est à déduire de la taxe assignée pour le titre de Tsuen-sieou ^C ^*
ÏJ'titrt^à^Kim- ^° ^* ^^""^ ^^^^^® P^""^ ^'*^^** ^"^ ^^^""^ Kien-cheng ^ ^, en argent au cheng. . taux du Trésor K'ou-pHng iÇ -^î est comme il suit: a) pour un Tsuen-sieou
j^ ^» 108 onces d'argent; b) pour un Fou-cheng PB* ^î 90 onces; c)
pour un Tseng-cheng Jg ^î 80 onces; d) pour un Lin-cheng JH ^,
60 onces (4).— NB. L'once K^ou-pHng=Z7f'^-;^2.
4** En temps de famine, comme en 1851 et les années suivantes, cette
taxe fut diminuée de 20, 40 ou 60 % afin de donner plus de facilité de
subvenir aux besoins publics.
(1) * iS: ^ # L. 33 f. 2. + :ft H # jft.L. 61 f. 6.
(2) X H # JR L. 61 f. 5.
(3) 1?^ # S ^ L. 28 f. 4. + 51 Jffi L. 16 f. 2.
c) S'ils étaient Fou^cheng RJ^ '^Bacheliers adjoints", ils sont appelés Fou^kien-cheng l^fl* ^ ^.
d) S'ils étaient Tsuen-sieou ^ f| ''Eminents du peuple", n'ayant aucun titre, ils sont appelés simplement Kien-'Cheng S ^ [15].
G. Les "Bacheliers présentés [16] par faveur de l'Empereur" Ngen-se-kong-cheng ,@, ^ ^ ^. Ce sont les des- Ngfm-se-kongcendants des hommes illustres (1), déjà décorés du titre ^'^^"^• de Liri'-cheng ^ ^, Tseng-cheng j^ ^, Fou-cheng ^ ^ ou Kien-cheng ^ ^, qui ont reçu de TEmpereur le titre de Kong^cheng ^ ^ quand ils ont assisté à l'instruction qu'il donne solennellement dans le Collège, Lin-yong-part"
luen ^m^Wi'
H. Les * 'Bacheliers présentés en année jubilaire de l'Empereur" Ngen-pou-kong^cheng }§, ^ M ^' ^îe Ngen-pou-kongsont ceux qui, en année jubilaire de l'Empereur, étant ^^^"^' Lin-cheng ^ ^, ont été promus en considération de la durée (20 ans ou plus) de leur terme en office (2).
J. Les ''Bacheliers présentés par- choix" Pa-feong-c/ieng Pa-kong-cheng. ^^ ^- Cîe sont des Bacheliers Lin-cheng ^ ^, Tseng^ cheng j^ ^ ou Fou-cheng PfJ* ^ (excepté parmi ces derniers ceux qui ont obtenu leur titre récemment et n'ont pas encore passé l'examen triennal Soei-k'ao ^ ^), lesquels ont obtenu le titre de Kong-cheng ^ ^ par l'examen duodécennal tenu en chacune des années marquées du caractère cyclique Yeou "g" (1873, 1885, 1897, etc.). De ces Bacheliers il en est choisi deux dans chaque collège de Fou )^ et un dans chaque collège de Tcheou jft| et de ^^^^ Jll- Si toutefois on n'en trouve point de dignes de promotion, personne n'est promu (3).
[15] 11 y a nombre d'illettrés qui achètent le titre de Kien-cheng ^ ^ Kien-cheng illetuniquement pour* pouvoir porter le "bouton honorifique" Tlng-tse J^ ^î mais, d'après les dispositions légales, il est spécifié, dans le diplôme qu'on leur remet, qu'ils ne subiront pas l'examen littéraire (4).
[16] Les Kong-cheng ^ ^ sont des bacheliers sortis des collèges Signification de locaux, qui sont présentés au Gouvernement pour occuper des emplois Ko?ig-cheng. publics. C'est pourquoi ils sont dits "Présentés."
(1) V. plus haut, Note 12.
(2) Pour KoTig-cheng K ^» V. Pratique des Examens littéraires en Chine, par le E.P. Etienne Siu, S.J., pp. 84....
(3) ^ î8C i^ # L. 50 ff. 7, 29.
(4) ^ iS: ^ # L. 51 ff. 28, 31.
K. Les "Bacheliers présentés pour ^ccessii" Fou-kong^ Fou-kong-cheng. cheng gij "^ ^. Ce sont ceux qui, à Texamen de licence,
ont eu la note Accessit,
L. Les "Bacheliers présentés en année ordinaire" Soei-kong-cheng. Soei-kong-cheng ^ ^ ^. Ce sont ceux qui étaient Lin-
cheng ^ ^ et, en année ordinaire, ont reçu le titre de Kong-cheng ^ ^, en raison de. leur teneur d'office de 20 ans ou plus.
M. Les "Bacheliers présentés pour note excellente'' Yeou-kong-cheng. YeoU'kong-cheng fil ^ ^. Ce sont des bacheliers Lin,"
cheng ^ ^, Tseng-cheng jg ^ ou Fou-cheng Pjf ^ promus au grade de Kong-cheng ^ ^ par un examen triennal dans les années marquées par les caractères cycliques Tse, mao, ou, yeou ^1^^-^ (1888, 1891, 1894, 1897, etc.), et notés pour leur excellence comme science et comme caractère moral. On en prend 6 dans chacune des grandes provinces (comme le Kiang-sou Jï H^, le Ngan-hoei ^j^), 4 dans chacune des provinces moyennes (comme le Chan-tong llf ^, le Ho-nan ^ ^) et 2 dans chacune des petites provinces (comme le Hou-fian ^ ^, le Hou-pé ^ ;ft).
N. Les "Bacheliers présentés par une loi spéciale" Li-kong-cheng. Li-kong-cheng ^ "^ ^. Ce sont des bacheliers qui ont
acquis le titre de Kong-cheng ^ G^ par paiement de la taxe légale au Trésor public [17]. Il y en a de quatre catégories et ils portent quatre dénominations différentes :
a) S'ils étaient Lin^cheng ^ ^, ils sont appelés Linkong-'Oheng ^ ^ ^.
b) S'ils étaient Tseng-cheng i§ ^, ils sont appelés Tseng-kong-cheng jg ^ ^.
c) S'ils étaient Fou-cheng pQ* ^, ils sont appelés Fou-kong-cheng ^f ^ ^'
[17] 1° Il y a beaucoup de bacheliers qui n'achètent le titre de Kongcheng ^ ^£ que pour être dispensés de passer l'examen triennal Soei-k^ao ^ ^ 1 auquel tous les bacheliers sont tenus.
Taxe légale pour 2° La taxe légale pour l'achat du titre de Kong-cJieng K ^î en argent chena. ^^ taux du Trésor K^ou-pHng jÇ ^ i est comme il suit : a) pour un Kien-
cheng J^ ^' 144 onces; b) pour un Fou-cheng Yit ^î id; c) pour un Tseng-cheng Jg ^î 120 onces; d) ^our un Lin-cheng ^ ^î 108 onces (1).
d) S'ils étaient Kien-cheng ^ ^, ils sont appelés simplement Li-kong^cheng ^J ^ ^.
XXI. 1^ * 'Tribunal des observations astronomiques" K'in-t'ien'-kien ^ "^ ^. Un ''Intendant suprême" ordi- K^in-tHen-Uen. nairement choisi parmi les Princes Ts'iîi-wangf ^3£) portant le titre de Koan-li^k'in'Vieri'kien'Che'Ou-ta-tch'en ^ aifc?C^^|gf:^E; deux "Présidents" appelés K'in- V ien-kien-kien-tcheng ifc ^^^iE [^-a.], l'un Mandchou et Tautre Européen [18]; deux "Vice-présidents," Kien-fou ^ glj [6.a.j, mandchou et Chinois, et deux "Assesseurs," TsouO'yeoU'kien-'fou 2Ê ^ S S'] [6-a.j, tous deux Européens. Il y a en outre 190 employés pour le travail du Tribunal (1).
2° L'office de ce Tribunal consiste : a) à faire des obser- Office du KHnvations astronomiques ; b) à prédire les éclipses de soleil ***^»-**^' et de lune ; c) à confectionner le Calendrier annuel ; d) à annoncer les jours des sacrifices de l'Empereur; e) à choisir le jour et l'heure pour célébrer des solennités, pour commencer la construction d'édifices, pour serrer les sceaux officiels avant la fin de l'année, et les retirer après le commencement de la nouvelle année, etc. (2).
3® Le sceau qui est apposé sur les Calendriers porte les caractères K*^m-rien-feien-che-hien-c/iou-iche-i/n ^ 55 Che-hien-chou. J^ ^ *^ # ^ ^- Il est gardé par les "Trésoriers métropolitains" Pou-tcheng-che /fji jEj ^, qui sont chargés de reproduire les Calendriers annuels et de [les faire promulguer dans leur province par des mandarins subordonnés LUwen-tHng S ^ jR (3).
[18] Les Européens qui étaient employés au "Tribunal des observations astronomiques" n'avaient pas d'autres fonctions que celle de calculer les tables (4). Or, depuis l'année 17« de l'Empereur Tao-koang JS yt (1837), où le R. P. Serra, Portugais, de la Congrégation de la Mission, de nom Chinois Kao-cheou-JcHen fe^ ngp ^^ quitta le Tribunal, aucun autre Européen n'y a été employé.
(1) * S # Jft LL. 62, 63, 64.
(2) V. Exposé IV, de l'emploi des sceaux officiels § II.
(3) ^ Jl # 1^ ^ ^J L. 252 f. 1 -+- L. 830 f. 15 + Confer Opusculum de Calendario sinico variœ notiones, parag. II, p. III.
(4) P. Souciet. Observations mathématiques t. 2. Append. Dissert. V. 5% p. 165.
30 II. BIPOSÂ DBS GHARGB8 DES MANDARINS.
Tai'Ujtien. XXII. V * *Cour dcs médecins de l'Empereur" T'ai-ùyuen
icS fê- Un * 'Président/* du titre de Koan'li'-t'aUi^yuen^ che-ou 9 S !lc ff fê y 9f^ ordinairement choisi parmi les Grands de nationalité Mandchoue; un ''Assistant" T'aUiyueri'^he jif-Bfê "fiÉ [^-^-h deux "Assesseur" T'ai-i-t/uenp'an icSR^J [6. a.]; 15 "Médecins de l'Empereur'' Fu-i ftlB ^" 7* ordre, avec privilège de porter le bouton du 6* ordre; 30 "Adjoints" r'ai-i-yuen-ii-mou >tc V fê ^ @i partie de 8" et partie du 9* ordre ; 40 "Médecins approuvés" l'che ^ j;, ayant droit au bouton du 9* ordre ; enfin 30 "Médecins élèves" I-cheng ^ ^. Ce sont tous les chinois. Leur office consiste à exercer l'art médical à la Cour de l'Empereur, dans les camps et dans les prisons du "Tribunal suprême de la justice criminelle."
Neuf catégories ^^ L^s médecins sont divisés en neuf catégories, corn-
de Médecins. me il SUit.
1ère Catégorie. Ta-fang^mo^k'o ^ ij M ^^ "pour les maladies des adultes."
2* Catégorie. Siao^fang-mo Teou-tchen^h'o ij% "^ ^ ^ ^ 5^, "pour les maladies des enfants et la petite vérole."
3* Catégorie. Chang^han^k'o ^ ^^^ "pour la fièvre typhoïde."
4® Catégorie. Fou-jen-k'o f$ A ^^ "pour les maladies des femmes."
5" Catégorie. Tch'oang-yang^k'o ^ ^ 3^, "pour les ulcères."
6" Catégorie. Tchen^tche^h'o ^ ^H^, "pour les rhumatismes par l'acuponcture."
7® Catégorie. Yen-h'o |g 5f^, "pour les maladies des yeux."
8« Catégorie. K'eou-tch'e Yen-heou-k'o P ® PS Pglîî, "pour les maladies des dents et de la gorge."
9® Catégorie. Tcheng-hoU'k'o JE *§• |^, "pour les dislocations" (1).
XXIII. 1" "Tribunal des affaires étrangères" Tsang-li- Tsong-li-ya-kO'kouO't'ong'Chang^che^oU'ya-men ^ g # g ^ |g ^
^ W PI- ^®^ Présidents de ce Tribunal sont environ huit grands personnages, choisis parmi les Ts'in-wang ^ 2, les Kiurt'-wang ^ J, les Ta^hio-che :h ^ i^ ^^^ Chang-chou ^ ^ et les Che^lang ^ ^$ et appelés Tsûng-
men.
(1) ^ H # Jl L. 64 f. 26.
ii-Ao-ftouo-che-où-fa-ich'en |KS#S'$'ilr::^S- ^^ y a quatre Cours partielles pour les afîaires des quatre Quatre Cours nations principales, l'Angleterre, la France, la Russie et TAmérique, et dans chacune de ces Cours il y a six ou sept secrétaires (1). Ce Tribunal fut institué, le 10 du 12® mois de la 10® année de TEmpereur Hien-^fong J^ § (20 Janv. 1861) (2) après la guerre anglo-française. Auparavant, les affaires étrangères étaient traitées par la Cour Li-fan-ynen g ^ ^ (V. plus haut, N. XI.)
Un nouveau sceau fut confectionné pour ce Tribunal. Il est en argent, de 3 Ts'uen tJ- et 2 Fen ^ sur 2 Ts'uen ^ce&n du Tsong- ^ (0°»-,10x0'°',0625) (3), et porte les caractères x'in- "•^''"'"^''• ming-tsong-li-ko-kouO'Che-'OU'koan-fang i^ ^ |S S $ 3 ^ iSf IS S5- ^^ ^^* inauguré solennellement (4) a 10^» le 1" jour du 2® mois (11 Mars) de l'année 1861, et le jour suivant les Légations étrangères établies à Pékin furent informées de son existance par lettres officielles.
Ce Tribunal appelle originairement Tsong^li-kO'kouo^ che-ou-ya-men S| S # S V i? ;ffi P?» ensuite par décret impérial porté le 9 du 6® mois de l'année 27® de l'Empereur Koang-siu jf^ ^ (24 Juil. 1901) a été appelle Wai-ou-pou ^ ^ ^, et constitué comme le premier j^ei-ou-pou. avant les six autres Tribunaux, Lou^pou ^î iSP (5).
2® Après la guerre Anglo-française (1860), des Ministres des nations étrangères commencèrent à résider à Envoyés du Gou-
T^ ., , • 1 />! j. /-ti • • » vemement chi-
Pékm, mais le Gouvernement Chmois n envoya pas nois.
immédiatement de Ministres à ces pays. Tch'oen-pin j^ fut le premier qui fut envoyé en Europe par le Gouvernement Chinois, et ce fut, non pas comme Ministre, mais comme visiteur. Parti de Chine en Février 1866, il revint au mois d'Octobre, après avoir visité la France, l'Angleterre, la Belgique, la Russie et l'Allemagne (6). Tche^kang j^ f|l| et Suen Kia-ting M M M ^"^ent les premiers Envoyés comme ambassadeurs auprès de la
(1) }b 1^ ^ L. l,îllafin.
(3) V. Exposé III. des sceaux officiels § IV. N. 1.
(4) V. Exposé IV. de l'emploi des sceaux officiels g I, NN. I, III.
(5) 3K ^ r + -t * * M S ^ + ^h ft «5 ^ +
{6) m mm ^-
32 § II. DE l'ord. hiérar. des mand. qui gouv. le peuple.
France, de TAngleterre et des autres nations alliées avec
la Chine. Ils partirent de Chine en Décembre 1867. On
ScetiupourrEn- leur donna un sceau neuf en argent, de 3 ts'uen tj* 2 fen
voyé chinois. ^ ^^^ g ts^uen ^ (0'»-,10 x 0"»-,0625) (1) portant les carac-
tères Ta^ts ' ing^k ' in-tch 'ai-ic/i 'ou^che-ta-tch^en-koan-fang
3® Il y a actuellement quatre Ambassadeurs auprès des nations étrangères : ^
a) Un pour l'Angleterre,» la France, l'Italie et la Belgique; ' , f
b) yn second pour la Russie, l'Allemagne, l'Autriche et la Hollande ;
c) Un Jp0fsième pour les Etats-unis;
d) Un qu^Mème pour le Japon.
§ II. DE l'ordre hiérarchique DES MANDARINS QUI GOUVERNENT LE PEUPLE.
Division de ^- ^^ Pour le gouvernement, TEmpire est divisé en l'empire. ''Provinces" Cheng ^.
2° Les Provinces sont subdivisées en Fen^cheou-tao ^ «3F Jt *' Circuits de défense" et Fen-siun-tao ^ ^ ^ "Circuits de vigilance" [4. a.].
3® Les Circuits Tao ^ sont subdivisés a) en Fou /jj ''Préfectures" [4.b.]; b) en Tche-li-tcheou Ê ^ jttj "Vicepréfectures indépendantes" [5. a.] ; c) en Tche-li-tHng j|[ ^ JH ''Mineures préfectures indépendantes [5. a.].
i^ Les Fou /jj et les Tche-li-tcheou ji[ ^ jffj sont subdivisés a) en Hien j|| "Sous-préfectures" [7. a.]; b) en Chou-tcheou JH j)t| "Vice-préfectures dépendantes" [5. b.]; c) en Chou't'ing j|| JH Mineures Préfectures dépendantes [5. a.]; d) en T'ong-p'an-tHrig ji ^J JS ''Petites préfectures dépendantes" [6. a.].
(1) V. Exposé III. des sceaux officiels § IV. N. 6.
TABLEAU DU GOUVERNEMENT DE l'EMPIRE CHINOIS. 33
Cheng.
Province.
Vice-roi.
Tsong-tou.
Gouverneur.
Siun-fou.